Un petit coucou


boîte à mots

Jeudi 23 février 2006

Pour ceux qui découvrent ce blog, ce texte appartient à un récit inachevé, écrit au printemps 2004. Pour lire le début, cliquez sur l'image de droite et laissez vous guider de lien en lien...

 


« J'avais rencontré la fille idéale. Une belle métisse au corps parfait, aux jambes interminables. Elle avait beaucoup de classe, s'habillait de façon à la fois sexy et élégante.

Ses parents étaient diplomates. Elle vivait seule à Paris où elle faisait ses études. Ils lui avaient payé un grand appartement vers Saint Lazare.

J'étais fou d'elle. Elle me prenait pour un dieu. J'étais son premier amant. Mais je n'ai jamais pu lui faire l'amour comme il faut. J'ai foiré à chaque fois. C'était trop fort. Je crois que j'ai gâché sa sexualité.

De toute façon, notre histoire était impossible. Ses parents n'auraient jamais permis que leur fille reste avec un pauvre petit manœuvre comme moi, haïtien de surcroît.

Le pire c'est que je ne me souviens même pas de son prénom. »

Cette histoire, beaucoup d'hommes me l'ont racontée. Le décors diffère mais les mots sont les mêmes. Ils ont dans la tête cette fille inaccessible qu'ils ont perdu pour l'avoir trop idéalisée. Certains courent toujours après, comme on court après un bonheur impossible. Les autres ont renoncé et pourront être heureux... avec une autre femme.

 

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Mercredi 22 février 2006

QUESTIONNAIRE PUBLIC POUR UN ESPACE PRIVE*


La question de Cana : quelles sont tes 3 valeurs inébranlables et tes 3 besoins indispensables (autre que se nourrir/ se protéger / se reproduire) ?

 

Des trois valeurs, le respect vient en premier. Ensuite l’amitié puis l’indépendance.

Trois besoins indispensables… : élargir mes connaissances encore et toujours, lire pour le plaisir, écouter de la musique.

 

La question de Liu : si tu devais choisir entre un adage qui est le point de rassemblement de ta personnalité et un geste, lequel choisirais-tu ?

 

Peut-être la question qui m’a donné le plus de mal.

Je n’ai pas vraiment trouvé d’adage mais « regarder le monde en silence » me correspond assez. Ou pour que ce soit plus gestuel : « Toucher  le monde avec les yeux, le regarder avec les mains.»

 

La question de Gloups : entre un patron/satyre et une belle-mère/incrust, qu'est ce que tu choisis?

 

Ni l’un, ni l’autre ou les deux en même temps, ce n’est pas un problème. Je ne me laisse pas parasiter !

J’œuvre depuis des années à ne plus avoir de patron. Ce n’est pas encore gagné mais ça ne serait tarder. Pour ce qui est de la belle-mère, la mienne était géniale. Et je n’ai jamais rencontré celles qui auraient pu le devenir par la suite. C’est l’avantage de sortir avec des hommes « exotiques », leurs mamans habitent souvent à des milliers de kilomètres.

 

La question de Loulou : Quel est ton plus grand regret ? Ou tes plus grands regrets s'il y en a plusieurs?

 

Je dis toujours que je n’ai pas de regret. Tout est expérience, même les pires. J’assume donc tous mes actes passés. Cependant, il existe deux ou trois choses que je peux ou pourrais regretter.

Mon plus grand regret est sans nul doute que mon père ne soit plus là pour voir celle que je suis devenue. En même temps, je ne serais sûrement pas celle-la s’il n’était pas mort prématurément. C’est un paradoxe qui m’a fait souffrir longtemps. Mais maintenant quand je pense à lui, je me dis que de toute façon il n’aurait pas voulu se voir vieillir et que sa mort lui ressemble.

Ce n’est pas une consolation, juste une pensée sereine.

Petits regrets du quotidien auxquels il sera toujours temps de palier : lire les grands classiques de la littérature contemporaine que je n’ai pas eu le temps de lire (comme « Voyage au bout de la nuit » par exemple), refaire de la photo, de la vraie, apprendre à parler japonais, faire un tour du monde,…

Le regret qui me fait le plus peur : ne jamais avoir d’enfant. Il me reste peu de temps…

 

 

La question de Lovely : C'est comment demain ?

 

Demain c’est comme on le rêve si on s’en donne les moyens… du moins, je l’espère.

 

La question de Jacques Danyels : Quelle est, pour toi, la signification du bonheur ?

 

J’aurais pu répondre par : le bonheur c’est tous les petits plaisirs du quotidien comme savourer un met, rire avec ses amis, faire l’amour, se balader dans la rue main dans la main avec l’être aimé, un inconnu qui vous sourit, un mot d’enfant ...

Mais l’idée que j’ai du bonheur depuis quelque temps c’est de m’imaginer plus tard, ayant accompli ce que j’avais à faire, assise au soleil face à la mer et penser à ma vie… en souriant.

 

La question de Vini : Et si on se racontait nos vies tordues autour d'un verre ?

 

C’est quand tu veux, où tu veux.

 

La question de Taliesin : Pour toi l'amour est-il invention humaine, don de Dieu ou magie du hasard?

 

Ne croyant ni en Dieu ni au hasard, je dirais que l’amour est une invention humaine, un besoin… qui permet de sublimer le monde, qui donne un sens à la vie...

 

La question de Filterclop : Quelle est la couleur de ta moquette ?

 

Pas de moquette chez moi mais un parquet ciré avec juste un tapis blanc dans le salon.

 

Les questions de LeGnoch : Dans quelles circonstances ressens-tu de la pression positive (celle qui n'angoisse pas et que tu as plaisir à affronter) et dans quelles circonstances ressens-tu de la pression négative (celle qui t'angoisse mais à laquelle tu ne peux échapper) ? Et, en général, quand tu as la pression, tu tentes plutôt de l'effacer en philosophant ou par un acte concret ?

 

Pression positive… celle du premier rendez-vous, du premier baiser, du premier contact charnel. Celle de la joute verbale quand elle est riche et amicale. Celle aussi de l’approche de la fin d’un combat, de l’accomplissement d’un travail, de l’aboutissement d’une séduction.

Pression négative… quand je sens qu’on attend quelque chose de moi, qu’on veut me forcer à faire quelque chose, même si j’en suis capable, même si ce n’est pas grand-chose. Quand on devient dépendant de mes services, de mes décisions. En gros, quand on tente d’envahir mon espace, ma liberté, mon indépendance.

 

Un acte (plusieurs mêmes) pour ce qui est de la pression positive. Pour la pression négative, philosophie quand c’est sur le plan professionnel et un seul mot quand c’est sur le plan personnel : NON !

 

Les questions de Bébert : On s'connaît?... Quelle question te brûle les lèvres?... Alors c'est oui?...

 

Heu… je n’sais pas…

On s’connaît ?

Peut-être, faut voir ;-)

 

La question de Bébert dans le rôle de mon vieux Nikon : Pourquoi tu m'as laissé tombé?

 

Lors du partage des biens, il t’a pris avec lui. J’ai su plus tard qu’il t’avait perdu dans les Chiapas… Depuis j’ai hérité du F5 de mon père mais je n’ose pas m’en servir… je l’ai quand même descendu de l’étagère dimanche dernier, pour voir si…

 

La question d’Arthur Raimbaud (toujours Bébert ?) : Qu'est l'ivresse, Amie ?

 

L’ivresse c’est fermer les yeux, n’être plus que sensation, odeur et soupir, laisser monter le plaisir et jouir…

 

La question de justme : Plutôt Coca ou plutôt Pepsi ?

 

Sans hésiter : Coca, light et au citron, quand il fait très chaud seulement.

 

La question de Joyce : Nous connaissons les 5 sens. S'il devait y en avoir un 6ème ?

 

Pour ma part c’est celui qu’on dit être féminin : l’intuition. Elle ne m’a jamais fait défaut sauf les fois où je n’ai pas voulu la suivre…

 

Les questions de Maylis : T'est il jamais arrivé de caresser l'idée d'écrire un recueil de nouvelles érotiques?

 

Je ne sais pas écrire ce qui n’est pas du vécu. J’ai essayé mais je n’y arrive pas. Alors je laisse ça à ceux qui savent le faire et je me régale de leurs mots.

 

Après toute cette liberté chèrement acquise, l'analyse, les amants, la culture, la formation, les amis, à quoi aspires-tu le plus aujourd'hui?

 

Profiter encore plus de tout ça, et bien sur… revivre encore une fois au moins l’expérience amoureuse.

 

Les questions de Lucifer : Quelle est ta principale faille, l'émotion ou le fait qui, à coup sûr te fera défaillir, pire t'effondrer ?

 

De me croire infaillible. Cela m’arrive de moins en moins souvent. Mais quand je me rends compte que c’est là, je m’effondre.

 

Si demain, au détour d'un regard, je me perdais dans le tien, que me dirais-tu de plus démoniaque ?

 

Embrasse-moi si tu l’oses !

 

La question de Zeste de Citron : L'amour se cache ... sous différentes formes ... laquelle préfères-tu? Et pourquoi ?!

 

Quand l’homme que j’aime m’enlace dans son sommeil… Parce que c’est un geste non pensé, simple et spontané qui en dit plus long que tous les « je t’aime »… Quand ce geste disparaît, c’est que la lassitude s’installe… que l’amour s’enfuit.

 

La question de Blanche : Qu'est-ce qui t'a décidée/motivée à créer un blog et à continuer ?

 

Une rupture. La relecture d’un récit écrit entre deux vies. Besoin de jeter ces mots au loin comme on jette de cendres à la mer. Et pouvoir écrire une autre histoire peut-être.

Textes trop intimes pour les montrer à mes amis. Les mettre sur un blog m’a semblé un bon compromis entre rester à l’abri des regards et me dévoiler.

Je ne savais pas si j’allais être lu. Ca m’importait peu en fait.

Puis les commentaires ont fait leur apparition. Des liens se sont créés. Alors je suis restée  : jusqu'à quand ?

 

La question de DS : Quelle question aurais-tu voulu que l'on te pose ?

 

Quelle question aurais-tu voulu qu’on te pose ?

 

Je crains le bug informatique ;-)

 

Je ne m’attendais à aucune question en particulier. J’en avais imaginé plein de possibles mais aucune de celles que vous m’avez posées. Merci d’avoir joué le jeu et de m’avoir surprise ainsi. De m’avoir fait gamberger aussi (j’adore ça).

Je ne sais pas si ce questionnaire vous en a appris un peu plus sur moi, mais il a confirmé l’idée que je me fais de vous : humour, originalité, sensibilité et pudeur.

 

Alors pour finir, une question :

 

Et vous, comment ça va ?

 

 *voir Comment, Quand, Pourquoi ?

 

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Mercredi 22 février 2006

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Mardi 21 février 2006
En ce moment, il y a plein de touristes dans Paris...


C'est chiant !


Ben quoi c'est vrai ! C'est énervant tous ces gens qui vont se promener quand moi je vais bosser !


;-D
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Mardi 21 février 2006
L'imagination de l'être humain n'a de limite que... celle de sa propre folie ?


Sur ce qui va suivre, je ne sais quel avis avoir. Horrifiée ? Pas vraiment. Juste une pensée qui me vient quand j'observe en détail cet évènement : comment en est-on arrivé là ? Et où va-t-on ?

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Tout est parti de l'imagination d'un homme : Gunter von Haggens, anatomiste et inventeur du procédé de "plastination". Ce procédé consiste à rendre imputrescible tout corps animal ou humain.

Jusque là, aucun problème. Sauf que dans l'esprit inventif de von Haggens a germé une autre idée. Celle d'organiser des expositions "à visée scientifique" où de vrais écorchés sont exposés dans diverses attitudes...

Dans l'histoire scientifique, il y a eu les cabinets de curiosités, il y a eu aussi les premiers musées d'histoire naturelle qui exposaient des corps "d'indigènes" empaillés. Je me souviens avoir été choquée de trouver de telles pièces au musée d'histoire naturelle de Toulouse il y a 20 ans. Il paraît que depuis, cet endroit a été rénové et qu'on n'y trouve plus ce genre "d'objets", respect de l'intégrité humaine oblige.

Mais alors... qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, on revienne en arrière et qu'on puisse exposer de vrais cadavres ? Les résines synthétiques n'auraient pas suffi ?


Je vous laisse juge :

http://www.koerperwelten.de (en anglais et allemand)

http://www.guardian.co.uk (en anglais)

http://www.centredessciencesontario.ca (en français et en anglais)

Sur le premier site vous trouver la boutique des objets vendus lors des expositions. Une nouvelle formule de "The Body Shop".

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(cliquez pour agrandir l'image)


Vous trouverez aussi un formulaire pour vous faire "plastiner" post mortem... Et oui, il en faut des corps pour faire de telles expos. Une polémique est née à ce propos : il se trouve que dans nombre de pays, on vend des cadavres comme ailleurs des fruits et légumes, et cela sans aucune autorisation préalable des intéressés. Von Haggens a-t-il acquis tous ces corps légalement ?


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Humain, où es-tu ?
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