« Je veux que tu viennes chez moi et que tu réveilles mon colocataire. »
Il pensait que j’allais me dégonfler. J’aime les forts en gueule parce qu'ils sont faciles à désarçonner. J’ai enfilé mon vieux jeans et mon bustier en cuir à même la peau et j’ai remonté l’avenue jusqu’à chez lui.
J’ai sonné à la porte. Il m’a ouvert en plaisantant : « Non Mademoiselle, nous n’avons pas besoin d’aspirateur ». Puis il m’a enlacé tendrement. Ca faisait deux mois qu’on ne s’était pas vu. On s’était d’ailleurs quittés sur une engueulade qui aurait du faire office de fin de non « se revoir ».
Il m’a proposé un thé. Pendant qu’il faisait bouillir l’eau, je suis allée dans sa chambre et me suis allongée sur son lit. Quand il est revenu de la cuisine, il avait son sourire de gamin qui m’avait fait craquer la première fois. Il a fait semblant de m’engueuler : « Tu aurais pu enlever tes chaussures, tu vas dégueulasser mes draps ! Et arrête de me regarder comme ça, tu me fais bander ! » Gros éclats de rire. D’un geste rapide il m’a ceinturée et a fait tomber mes sandales en bas du lit. J’ai fait semblant de me débattre mais en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, il a défait les boutons de mon pantalon et l’a fait glisser le long de mes jambes. Il a continué de m’insulter en riant. « Ma p’tite salope, arrête ce jeu là avec moi. De toute façon, je n’ai pas envie de toi ! » Ne ment pas Pinocchio, ton nez s’allonge.
Notre étreinte n’eut rien d’un conte pour enfant. Où alors,

Voici la suite imaginée par deux blogueurs :
Les Yeux Bandés (2) par Diabolo
La version de Jean Luc, qui a préféré que je poste son texte ici.
Merci à tous les deux. (J'aurais aimé que cela se passe comme ça mais la réalité fut toute autre...)
J’ai toujours aimé sentir vivre le sexe d’un homme, le sentir croître sous mes mains. Celui-ci prit vite une taille imposante sous mes caresses, je limitais mes mains à ces caresses très sexuelles. Je sentais son corps se tendre mais je ne pouvais le voir, de même je ne savais pas si la lumière était allumée et permettait de me voir. Ainsi ces deux hommes disposaient de moi.
Je n’avais jamais subi une telle situation, je ne pouvais continuer ainsi, il fallait que ce soit moi qui reprenne l’initiative.
Je rapprochais ma bouche de mes mains et c’est comme si le silence devenait plus pesant dans la chambre.
Le recouvrir de baisers, prendre son gland dans ma bouche, le laisser s’enfoncer , le titiller, tous mes amants disaient garder, parait-il, des souvenirs impérissables de mes fellations.
Il avait voulu que je sois à lui, tant pis pour lui, il fallait que cet amant de hasard soit à moi.
Je me redressais vivement, espérant que la lumière permette de voir que j’étais nue à part le haut, dont j’eus vite fait de me débarrasser.
Je dus m’aider de mes mains, les poser sur ses épaules pour enjamber son corps, mettre mes cuisses de chaque côté de ses hanches et me laisser descendre vers son sexe.
Ah, le sentir s’enfoncer en moi, déjà si humide et si ouverte, je le voulais en moi jusqu’au bout.
Il dut se sentir plus à l’aise car ses mains, à ce colocataire que je ne connaissais pas, après m’avoir serrée fort contre lui, parcoururent tout mon corps.
Ses caresses un peu rudes sur mes seins ne ralentirent pas mon enthousiasme, il fallait à tout prix que ce soit moi qui mène la danse. Même quand ses mains se posèrent sur mes fesses, semblant vouloir les écarter, il fallait que ce soit parce que moi, je voulais encore mieux m’offrir aux regards. Mais me voyait-il au fait ? Y avait-il de la lumière ? En tout cas, il ne pouvait pas ne pas entendre mes soupirs.
Son corps se cabra, ses mains écartèrent encore plus fort mes fesses, je plaquais mes seins sur sa poitrine, posais ma bouche sur la sienne et allais chercher sa langue avec la mienne.
Je sentais sa jouissance arriver et se répandre en moi, je m’offrais tout à lui, cet inconnu qui maintenant me connaissait si bien !
Avant que les spasmes ne se calment je me redressais, enlevais mon bandeau. Mon amant, le premier, celui qui m’avait mené là, se tenait debout sur le côté du lit. Sa nudité ne pouvait masquer les sentiments qu’il éprouvait. Je me levais totalement, le pris par la main, le fit coucher sur le tapis au pied du lit. Lentement je me baissais vers sa bouche, offrant ainsi mon sexe autant à son regard qu’à ses lèvres, m’allongeais sur lui pour offrir à sa bouche, comme à la mienne, le goût de nos amours.
Je partis de chez lui quelques heures plus tard après m’être douché. Ce qui me revient encore aujourd’hui c’est le silence, aucune parole ne fut échangée.
Il ne m’a jamais rappelé, je ne les ai jamais revus ; sinon quand j’ai besoin de fantasmer…










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