Un petit coucou


boîte à mots

Jeudi 25 mai 2006

Je savais bien que j'en avais
oublié ! Merci à vous tous !

 

L'essentiel est invisible pour les yeux. Faire les yeux doux. Faire l'oeil de biche. Y regarder à deux fois. Comme Saint Thomas, ne croire que ce que l'on voit. Ne dormir que d'un oeil. Les yeux sont le miroir de l'âme. Regard de chien battu (ou de cocker). Au pays des aveugles, les borgnes sont rois. Les yeux sont aveugles, il faut chercher avec le cœur (Saint Exupéry). Se rincer l’œil. Un ravissement pour les yeux. En mettre plein la vue. Avoir la vue brouillée. Plonger mes yeux dans les tiens. Etre les yeux dans les yeux. Ca se voit dans ses yeux ou dans son regard. Suivre des yeux ou du regard. Regarder sans ciller. Avoir l’œil torve. Toucher avec les yeux. Voir plus loin que le bout de son nez. Poser son regard sur la ligne d’horizon (ou d’arrivée). « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? » Mon œil !

 

 

Les yeux de Berthe - Charles Baudelaire

Merci Dominique car j'adore Baudelaire.


Vous pouvez mépriser les yeux les plus célèbres,
Beaux yeux de mon enfant, par où filtre et s'enfuit
Je ne sais quoi de bon, de doux comme la Nuit !
Beaux yeux, versez sur moi vos charmantes ténèbres !

Grands yeux de mon enfant, arcanes adorés,
Vous ressemblez beaucoup à ces grottes magiques
Où, derrière l'amas des ombres léthargiques,
Scintillent vaguement des trésors ignorés !

Mon enfant a des yeux obscurs, profonds et vastes
Comme toi, Nuit immense, éclairés comme toi !
Leurs feux sont ces pensées d'Amour, mêlés de Foi,
Qui pétillent au fond, voluptueux ou chastes.

 

 

Il y avait aussi Les yeux d’Elsa - Aragon

Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire…


Pour vous remercier encore un petit morceau de l'album "mi Tierra" de Gloria Estefan"Tus ojos"


 

publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
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Jeudi 25 mai 2006

Ne pas avoir les yeux dans sa poche. Jeter de la poudre aux yeux. En mettre (et en prendre) plein les yeux. Avoir bon pied, bon œil. Œil pour œil, dent pour dent. Se mettre le doigt dans l’œil. Ouvrir l’œil et le bon. Avoir un œil de Lynx. Regarder quelqu’un droit dans les yeux. Regarder quelqu’un de travers. Croiser les regards. Regarder d’un œil distrait. Jeter un œil. L’œil de Moscou. Avoir quelqu’un à l’œil. Fermer les yeux sur quelque chose. Loin des yeux loin du cœur. Lever les yeux au ciel. Avoir de la merde aux yeux. Avoir la larme à l’œil. Pleurer toutes les larmes de son corps. Pleurer des larmes de crocodile. Avoir le cœur au bord des larmes. Verser une larme. Avoir les yeux plus gros que le ventre. Regarder dans l’assiette du voisin. Avoir un regard de veau. Regarder passer le train. Regarder la vérité en face. Regarder par le petit bout de la lorgnette. Se regarder en chiens de faïence. Voir des éléphants roses. Chacun voit midi à sa porte. Voir le mal partout. Voir la paille dans l’œil du voisin et ne pas voir la poutre dans le sien. Avoir la berlue. Loucher sur quelque chose. Avoir un œil qui dit merde à l’autre. Ne pas avoir les yeux en face des trous.



Pourquoi je vous dit tout ça ? Parce que depuis hier je larmoie. Mes yeux picotent et je ne sais pas pourquoi. Conjonctivite, allergie ou tristesse des jours passés ? Toujours est-il que j’ai du abandonner mes lentilles pour rechausser mes lunettes. Et comme je ne perds jamais une occasion de me marrer, même toute seule, en me regardant dans le miroir j’ai pensé : « Femme à lunettes, femme à quiquettes ! » (oui je sais c'est bêta, mais un rien m'amuse)

A la suite de quoi, je me suis mise à énumérer toutes les expressions ayant trait aux yeux. J’ai été étonnée d’en trouver autant. Je suis sûre que j’en ai oublié.

 

Pour finir une petite blague de mon enfance :

 

Il était une fois, un petit bonhomme si rond.
Il avait la peau du ventre si tendu,
que quand il fermait un œil,
il ouvrait le trou du …

 

Bonne journée à tous !

 


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Mercredi 24 mai 2006


« … Et je me prends en flagrant délit de gamineries en évoquant l'idée de reprendre notre relation une fois que j'aurais résolu mes problèmes ou en me disant que la situation serait plus facile si tu voulais être mon amie. Tout cela pour mettre en exergue les pensées confuses d'un message que je ne sais pas finir à l'instar de notre relation. Voudras-tu me pardonner de telles pensées et la tristesse que mon message pourrait t'inspirer ?

Oublies moi... »

 

C'était il y a un an. Je t’avais répondu :

 

« Etrange pressentiment…
Dernière nuit annonciatrice, et puis le silence.
Des bribes de conversations, des mots, des idées, …comme un rêve prémonitoire,
Une situation étouffante, angoissante dont je n’avais qu’une clé : partir malgré la douleur
Partir pour te laisser libre comme à mi-mots tu l’avais formulé,
Et retrouver moi-même une liberté perdue à cause d’une histoire qui n’était pas la mienne.

 
Est ce une parenthèse ou un point final…

Une pause le temps d’une saison,
Le temps de se retrouver ou de se perdre à jamais
Je ne pourrais jamais effacer ce que l’on a écrit ensemble
Si un jour tu peux m’oublier, alors je t’oublierai »


Je me souviens de cette dernière nuit où je t'ai vu assis au bord du lit et de ce que j'ai ressenti à ce moment là. Depuis cet évènement malheureux qui a tout déclenché, pour moi tu étais en partance. Pas que tu veuilles me quitter mais tu n'étais plus là quand tu étais avec moi. Et ce même week-end, tu n'avais apporté aucun bagage, comme si tu allais devoir partir à tout moment.

Le fait que tu sois dans cet état là m'angoissait. Je me retrouvais dans une position d'attente, de demande qui ne pouvait que te peser plus. Ce qui se passait chez toi n'était pas mon histoire. Cette situation me dépassait. Je ne pouvais rien faire qui puisse changer les choses sauf te laisser ta liberté. Au risque d’en ressentir la douleur. Mais la douleur est plus saine que la souffrance.

 

Ton mail, arrivé quelques jours après, ne m’avait pas surprise. Il me semblait logique. Dans les jours qui ont suivi on a entamé une sorte de dialogue entre au revoir et adieu. On a convenu d’un rendez-vous. Triste souvenir où gonflée d’espoir je pensais que tu changerais d’avis. Ce soir là dans ta voiture je t’ai vu pleurer mais tu semblais aussi résigné qu’un enfant capricieux. Tu ne m’avais pas tout dit. J’ai compris deux mois plus tard ce que tu me cachais. Un secret lourd à porter. Un secret qui faisait s’envoler toute possibilité de relation pour un long moment encore.

 

Dans les mois qui ont suivi, j’ai essayé de t’oublier mais tu réapparaissais de temps en temps toujours avec cette idée d’une possible amitié. Mais pour moi, si l’amour n’était pas possible, rien n’était possible. Ta résignation me ravageait et à nouveaux les ponts étaient coupés. Je ne vais pas nier avoir provoqué une fois ou deux un contact. Tu me manquais tellement… J’espérais te manquer tout autant.

 

Lorsqu’un jour tu m’as demandé si on pouvait se revoir, je t’ai écrit :

 

« Certaines choses changent et d'autres restent immuables.


Depuis mon dernier mail, j'ai appris à vivre sans toi, j'ai même retrouvé une certaine sérénité. L'avenir me semblait possible... car le temps efface les blessures dit-on.

Pourtant tu restes présent dans ma vie, de ma première pensée du matin au moment où j'arrive enfin à fermer les yeux. Tu hantes parfois jusqu'à mes rêves. Tout me relie à toi : un parfum, une image, une parole, un film, un livre, une musique, un endroit, un moment, une luminosité... Il ne passe pas un jour sans que je me souvienne de ce qu'était le bonheur à tes côtés. Je me suis juste convaincue que ce bonheur là, si unique, si précieux ne pouvait plus être qu'un souvenir. Tu réapparais dans ma vie et tout vole en éclat. Le doute et l'espoir se font front. Les larmes que je croyais taries recommencent à couler.

Ma vie après toi a changé, et pourtant rien n'a changé : l'amour que je te porte, ce que je veux, ce que j'attends... Si tu n'avais pas été celui-là, si notre histoire n'avait pas été celle qu'elle fut, je ne serais sûrement pas là à t'écrire. Mais je ne peux ignorer que l'amour est un sentiment qui se partage.

Alors, est-ce que je veux te revoir ?

Tu poses la question, tu es le seul à avoir les réponses... Si dans les méandres de tes doutes sentimentaux tu arrives à trouver pourquoi tu ne peux vivre sans moi, si tu arrives à me faire une place dans ta vie, si tu assumes l'affection que tu as pour moi à la face du monde, alors je veux te revoir.

Comme je te l'ai déjà écrit : "S'il n'y a pas de futur, restons-en au passé". Mais si tu vois un futur, à toi de réinventer le présent... »

 

Il y a cinq jours, il a fallu que je t’explique à nouveau tout cela. Tu m’as dit ne pas vouloir m’effacer de ta vie. Tu as rajouté : « Je t'imagine forte et j'oublie que je retourne le couteau dans une plaie ».

 

Qu’est-ce que la force en amour ? Aimer l’autre et pouvoir le laisser partir ou le retenir sans pouvoir l’aimer ?

 

 

 

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Mardi 23 mai 2006
Il a fait tout hier sur Paris un vent à déraciner les arbres. Je n'avais pas vu ça depuis que j'ai quitté Toulouse et son vent d'Autan. D'habitude sur la capitale, le vent ne dure guère. Mais là, il se fît aussi incessant  que lancinant.

Quand je suis rentrée chez moi, toute ébouriffée, j'ai découvert mon appartement parsemé de peluches et autres déchets végétaux printaniers que les courants d'air avaient entraînés du dehors. A l'idée de ressortir l'aspirateur que j'avais fait carburer ce week-end, j'abandonnais mollement mes affaires dans l'entrée. Mais avant toute chose, il était urgent que j'aille aux toilettes.

A ce moment précis du récit, je tiens à préciser que je n'ai jamais eu l'intention de vous parler ou plutôt de montrer ici mon intérieur. Enfin, l'interieur de ma demeure pas le mien propre. Mais ce que j'ai découvert au petit coin était pour le moins cocasse et je ne peux m'empêcher de vous en faire part.

Je m'assieds donc sur la cuvette quand je sens ma joue droite caressée par un objet. Surprise, je lève la tête et je me retrouve nez à nez avec Audrey Tatou ! Enfin, pas vraiment elle, bien sûr, j'aurais trouvé ça plutôt effrayant ! Non, je me retrouve nez à nez avec son image. Il faut dire que j'ai accroché aux murs de mes toilettes quelques posters dont celui du "Fabuleux Destin d'Amélie Poulain". Et celui-ci était peu à peu en train de se détacher du mur par la force du vent. Quand j'ai relu le titre qui me tombait sur le nez j'ai été prise d'un fou-rire, imaginant quel aurait pu être ce fabuleux destin si je n'étais pas passé par là et si le vent avait réussi à décrocher les deux punaises qui restaient. En me relevant, j'ai ri de plus belle en voyant la tête de Woody Allen qui semblait étonné de la situation. Les personnages aux murs de mes toilettes tout à coup avaient pris vie, un peu comme les personnages des tableaux dans le très beau film de Prévert : "Le roi et l'oiseau".


Bon, tant que j'y suis, je vous fait découvrir le reste de ma galerie. En face d'Amélie, Nike et Amir, personnages de "32 Décembre" de Bilal.



Et sur la porte, l'affiche de "Ennemi d'Etat" à hauteur calculée pour que le regard de Will Smith soit dirigé... là où j'ai toujours rêvé qu'il place autre chose il ne faudrait pas. En légende :  "On est tous surveillés".


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Lundi 22 mai 2006
Je n'ai pourtant pas fait exprès (confert article précédent) mais aujourd'hui j'ai vraiment envié les chauves.

Il faisait un vent à ne pas mettre le brushing dehors pffffffff

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