
Sensual Memories
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Bonne lecture !
la maison qui brûle !
Au feu les pompiers,
la maison brûlée !
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Je me connecte sur internet et je me précipite vais tranquillement relever mes mails. Quelle déception surprise ! Deux nouveaux commentaires à peine sur mon dernier article ! ( M. si tu passes par là, j'avais déjà lu le tien hier).
Je regarde et oh, stupeur !!! Les deux commentaires sont sans aucun rapport avec ce que j'avais écrit dans la souffrance amoureusement sur le très beau livre de Laurent Gaudé. Déjà que mercredi Peter Pan n’avait pas hésité à mettre une annonce concernant un enfant malade sur un article érotique, là s’en est trop ! Raz le Cul bol ! Basta !
Donc, à la place de la petite vidéo rigolote prévue pour aujourd’hui, je recycle ici un vieil article écrit en juin dernier sur Blog à
[Je me permets là de parodier les paroles de La Grande Loulou qui avait elle-même emprunté le néologisme "blorpion" à Cyril Fievet.
Blorpion : Contraction de "blog" et de "morpion". Il en existe plusieurs sortes . Voici ceux que j'ai pu répertorier :
le blorpion novice : il vient de créer un blog et pense que sa popularité va monter en flèche en s’accrochant sur le dos de ceux déjà en tête de classement. Il laisse des commentaires insistants en bas de vos articles, du genre : "Viendez sur mon blog, il est ‘achement bien !"
le blorpion désespéré : ça fait un moment qu’il a un blog mais ne voit pas augmenter le nombre de visiteurs. Dans l'entre temps, il a appris comment mettre un gif animé dans les commentaires. Il pense se rendre intéressant, voire original en cloquant partout des "Bonne Journée !" qui clignotent comme
le blorpion harceleur : il s’accroche à vous juste pour le plaisir de vous "emmerder". Il ne vous connaît pas forcément mais fait une fixation soit sur la personne qu’il imagine que vous êtes, soit pour les textes que vous mettez en ligne. Souvent très provocateur, il ne jouit que si vous lui répondez. C’est sûrement le plus énervant dans la famille des parasiblogs.
le blorpion évangéliste : il a la foi et ne peut s’empêcher de la répandre. Il veut sauver votre âme. Lit-il vos articles les plus « sexe » pour avoir ainsi envie de vous ramener, pauvre brebis égarée, dans le troupeau des bien-pensants ?
le blorpion politisé : même s’il n’a pas le même but que le blorpion évangéliste, il agit de la même manière pour attirer le chaland vers des idées qui ne sont pas toujours les vôtres. Et même si vos idées sont proches des siennes, ça n’a rien d’agréable de se faire ainsi vampiriser.
Le blorpion publicitaire : comme son nom l’indique, il n’a qu’un but avoué, vous amener sur un site publicitaire où il espère que vous irez faire chauffer la carte bleue.
et pour finir, le blorpion spammeur : il vous attaque à plusieurs reprises sous une kyrielle de pseudos bizarres. Seul le message (la plupart du temps en anglais) reste le même. On peut souvent lui deviner des intentions pornographiques. Beaucoup de plateformes ont du adopter contre le blorpion spammeur des mesures de sécurité. (Obligation pour le lecteur de taper une série de lettres avant d’envoyer un commentaire)
Que faire pour combattre le blorpion ? Alors que Cyril Fievet préconise l’indifférence, je serais assez de l’avis de
Pour les évangélistes, les politisés, les publicitaires et les spammeurs, il faut effacer leurs commentaires immédiatement. C’est fatigant à la longue mais ça limite leur action.
Pour les novices et les désespérés, répondre au commentaire de façon humoristique (exemple : Tiens, un blorpion !) En cas de récidive, aller sur le blog du parasite et lui causer gentiment de la nétiquette. S’il ne comprend pas, agir comme pour les quatre autres.
Reste le blorpion harceleur. C’est le plus coriace de la famille. Il est souvent très difficile de s’en débarrasser car il joue sur votre corde sensible : l'ouverture d’esprit. Vous ne voulez pas agir en censeur mais il vous y pousse. Après plusieurs explications en public, il vous oblige à modérer les commentaires, ce qui est frustrant pour les autres lecteurs. Cette mesure ne suffit pas toujours. Il continue à vous harceler en privé. Extrême recours contre ce genre de blorpion mal dans sa tête : porter plainte auprès des autorités compétentes.
Et oui, la blogosphère n’échappe pas aux réalités de la vie…]
Ami blogueur, je n'ai pas de conseil à donner, mais pour faire connaître ton blog, il n' y a pas de secrets : des commentaires pertinents et de l'humour. Ton adresse apparaissant en signature, le reste dépendra du contenu de ton blog...
Et puis comme tu peux voir ami blogueur, quand j'aime, je sais mettre des liens...

Ne vous y trompez pas. Cette couverture aux couleurs vacances cache un livre rempli de larmes et de souffrance.
Mais d’espoir aussi.
« L’herbe sera grasse et les arbres chargés de fruits. De l’or coule au fond des ruisseaux, et des carrières de diamants à ciel ouvert réverbèreront les rayons de soleil. Les forêts frémiront de gibier et les lacs seront poissonneux. Tout sera doux là-bas. Et la vie passera comme une caresse. L’Eldorado... »
Eldorado, c’est l’histoire de Boubakar et Souleiman. Dans leurs yeux brillent l’espérance d’un ailleurs et d’un meilleur. Ils ont quitté la misère pour forcément quelque chose de mieux. Même si cela doit prendre des années. Même si à chaque pas, on perd un peu de ce que l’on a été.
C’est l’histoire aussi de celui qui surveille les portes de l’Europe, Salvatore, commandant de frégate chargé de récupérer les migrants perdus en mer, et pour qui ce flot de regards désespérés devient un jour insupportable.
« … Cela a commencé lorsque cette femme m’a abordé dans les ruelles du marché de Catane, pensa-t-il. C’est cela, au fond, qu’elle est venu me dire : qu’il était temps de me mettre en route… »
Histoires d’hommes qui veulent échapper à une réalité qui les écrase. Les raisons sont différentes. Les blessures, elles, pour tous seront profondes.
Ils se croiseront à Ghardaïa, chacun fuyant ce que l’autre voudrait atteindre puis s’en iront rejoindre leur destin.
« … Nous y sommes presque. Il ne reste plus qu’un grille à monter… Je voudrais sourire car je me sens une force de titan. J’ai sauté sur l’Europe. J’ai enjambé des mers et des montagnes… »
Les mots de Laurent Gaudé sont à la fois terribles et paisibles. Pas de complaisance, pas d’apitoiement. Pas de leçon de morale non plus. Justes des images fortes pour montrer ce que peut être la détermination, le désir de survivre, de prendre sa vie en main, envers et contre tout, sans jamais perdre sa dignité.
« La volonté rend beau et devant la beauté,
l’homme, heureusement, a encore le réflexe,
parfois, de se mettre à genoux. »
A l’heure où notre cher ministre de l’intérieur nous fait part de son intention future de
mettre en place un ministère de l’immigration, ce livre est étrangement d’actualité…
(quand est-ce qu’il démissionne au fait ?)
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