Samedi après-midi une de mes cousines m’appelle pour me dire qu’elle est venue passé le week-end de Pâques « à la capitale » avec son chéri. « On mange ensemble ce soir ? ». Rendez-vous est pris pour 20 heures Place de l’Opéra. Sur le chemin, je passe en revue les nombreuses possibilités gastronomiques de ce quartier. Au fond de moi, je prie pour qu’ils aiment la cuisine japonaise car j’ai une terrible envie de poisson cru. Je prie aussi pour que son mari que je ne connais pas malgré leurs nombreuses années de vie commune ne soit pas de ceux qui ne connaissent que le steak frites. J’ai suffisamment de bons repères dans le quartier (libanais, marocain, thaï, vietnamien…) pour qu’on finisse bêtement à l’Hippo ou au Bistrot Romain.
Ouf ! A peine ont-ils entendu « restaurant japonais » que leurs yeux pétillent. Ils
ont toujours eu envie d’essayer mais jamais eu l’occasion. D’un pas joyeux, je les guide avenue de l’Opéra, rue des petits champs puis rue Saint Anne. Ce quartier foisonne de cantines japonaises fréquentées essentiellement par des Japonais vivant à Paris. Mon choix s’arrête sur un petit boui-boui spécialisé en yakitori : le YASUBE. Ce petit restau qui ne paye pas de mine est un petit trésor au cœur de Paris. Rien à voir avec tous les restaurants à sushis qui ont fleuris ces dernières années, tenus par des vietnamiens profitant de l’ignorance crasse des occidentaux en matière de culture asiatique. Ca me fait bien rire et je suis surprise qu’aucun d’eux n’ait eu l’idée d’appeler son restau Ku Yon. Pour info, si on vous sert des beignets crevettes en entrée et des perles de coco en dessert, vous pouvez être sur que vous n’êtes pas dans un restaurant japonais authentique.

Mais pour en revenir aux yakitori, se sont à l’origine de petites brochettes de poulet (ailes, blanc, boulettes, foie,…) mais il en existe aussi à base de champignon, porc, fromage… Pour débuter, c’est parfait. Le poisson cru étant surprenant la première fois, je ne prends pas le risque d’entraîner mes hôtes dans un restaurant de sushis, aussi authentique qu’il soit.
Comme la carte propose des assiettes de sashimi (tranches fine de poissons crus)
nous en prenons une à partager en début de repas. Ma cousine et son homme se régalent. Je suis ravie. N’étant pas fans de sensations fortes, ils évitent la pâte de raifort (wasabi) et le gingembre (gari) que je me fais un plaisir de dévorer. Arrivent ensuite les divers petits plats de crudités (sunomono), la soupe (miso), le riz et enfin les brochettes. Tout est délicieux. On se lèche les doigts. Un fruit de saison vient clore ce merveilleux repas.
Pour les amateurs de thé vert comme moi, c’est un vrai plaisir de pouvoir en boire à volonté. Ca change du sachet de Lipton dans une demi tasse d’eau chaude servi en général dans les bistrots de l’hexagone. Evidemment, le thé c’est pour ceux qui n’ont pas envie de boire d’alcool. Car vous pouvez accompagner votre repas avec une délicieuse bière japonaise ou encore du sake chaud, tout aussi savoureux.
A côté du Yasube, il y a un deuxième restaurant que j’adore : le Yakiniku. Le poisson cru y est à l’honneur. Les serveurs ont toujours l’air débordés et mal aimables, mais au fil du repas, ils font montre d’un humour décalé que j’adore.
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Yasube
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Yakiniku |
9, rue Saint Anne 75001 Paris 01.47.03.96.37 |
11, rue Saint Anne 75001 Paris 01.42.96.27.60 |
Si vous hésitez encore, laissez-moi un message, je me ferais un plaisir de vous accompagner ;-)
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