Un petit coucou


boîte à mots

Mercredi 21 décembre 2005

Vous qui me lisez, comment m'avez-vous trouvé ? Est-ce moi qui vous ai trouvé ? Comment s'est-on rencontré ? Vous vous souvenez ?

Quand j'ai débarqué ici, j'ai commencé par explorer les blogs mentionnés sur la page d'accueil d'O-B. Au début, je n'osais pas laissé de commentaires. J'allais de blog en blog en partant des listes de liens que je rencontrais. Mais j'ai trouvé plus sympa de partir des liens laissés en bas des commentaires.

C'est comme ça que j'ai trouvé le blog de Gaël :



Sa sensibilité m'a plue, son humour (belge ?) a fini de me séduire.

Il a embarqué Freu sur mon blog :


Ses interrogations, sa dérision, ses créations, sans oublier ses fameux 1027 !

Tous les deux m'ont fait connaître Father Lucifer :



Au delà de l'indicible...

C'est avec eux trois que j'ai entamé un premier dialogue sur la blogosphère.

Je ne sais plus comment j'ai atterri là :



Mais j'en suis restée baba.


Ni comment j'ai atterri ici :



Hein, LeGnoch, c'est quoi c'bordel ? ;-)

Recommandé par LeGnoch je suis allée sur le blog à Rico (avec jeu de mot) :



C'est simple et efficace !

Le premier blog féminin qui ait vraiment attirré mon attention.
Peut-être parce qu'on a le même age ?



Maylis, c'est le champagne faite femme : elle pétille !

Maylis m'a présenté Joyce :



La sexygénaire qui n'a pas la langue dans la poche !

Sur le blog de Maylis, j'ai cliqué sur le lien de Taliesin :



Pas que du bla-bla, croyez-moi ;-)

Le même jour, j'ai découvert le monde de Didine :



C'est franc, c'est spontanné, c'est féminin.

Father Lucifer m'a conduite jusqu'à chez E. :



C'est franc, c'est spontanné, c'est masculin.


Grâce au commentaire qu'il a laissé sur un de mes posts j'ai adopté le blog de Vini.



Pas de la méchanceté mais un regard juste et tranchant.


Un blog d'un autre genre, et peut-être d'une autre dimension :



Quelque chose d'Asimov...


J'aime tous ces blogs, pourtant si différents. Les mettre simplement dans ma liste de liens me semblait ingrat. Voilà donc le premier post de "Ma Blogosphère".

Affectueusement...





publié dans : Sur La Toile par Madison
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Mercredi 21 décembre 2005

Chaque fois qu'Over-Blog apporte une nouvelle version de plateforme, ça merde !!!

Je craque, j'arrive plus à faire ma mise en page comme je veux !

 GRRRRRRRRRRRRRRRRR

publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
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Mercredi 21 décembre 2005
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 





A Orly, j’allume mon portable. Il se met à tinter comme une machine à sous. « Quand est-ce que tu rentres », « Tu me manques » « Appelle-moi quand t’arrives », « Très envie de toi ». Ce n’est pas possible, la canicule les a fait surchauffer !

"Mes" hommes, à qui j’ai apparemment manqué, viennent tous vérifier mon bronzage. Je ne serais jamais aussi noire qu’eux. Je garde l’avantage sur T. Pas pour longtemps. Il part quinze jours en Tunisie avec sa petite famille.
 
Deux ans. Deux ans que je mène cette vie. Je ne sais pas trop quoi en penser. M’en indigner ? En être fière ? Jusqu’à quand cela va durer ? U. m’a donné l’envie d’une relation durable. Mais depuis le temps que je vis en célibataire, j’ai du mal à imaginer ce que ça pourrait donner. Suis-je vraiment une femme libre ou n’est-ce qu’une excuse pour ne pas m’engager ? Ces idées tournent dans ma tête. Coup de blues à la chute des feuilles. Mon anniversaire en octobre. Mon horloge biologique s’affole. Je veux un bébé.
 
Actes manqués ou accidents, les préservatifs éclatent à tour de bras. Je me précipite chez ma gynéco : « Donnez moi la pilule ! Je ne veux pas avoir à choisir entre le raisonnable et l’irraisonnable » J’ai toujours dit que je n’aurais pas d’enfant seule. Un mari est superflu, un père est indispensable. Je rêve de trouver un homme qui aurait le même désir d’enfant, les mêmes idées sur l’éducation, qui serait prêt à assumer une paternité, qui s’entendrait bien avec moi mais avec qui je ne vivrais pas. Utopique ?
 
Heureusement, il me reste encore un peu de temps pour réfléchir à tout ça. En attendant, je me laisse dorloter par mes amants. Je ne leur confie jamais ce genre de pensées. Pourtant il est arrivé à plusieurs reprises qu’ils me posent la question. « Tu n’as pas envie d’avoir un enfant ? » Je sais que ce n’est pas une proposition, juste de la curiosité. Alors selon l’humeur, ou l’amant, je réponds : « Pourquoi, tu veux m’en faire un ? » ou « Tu ne crois pas qu’il y a assez de malheureux sur Terre ? » ou encore « Je serais obligé de l’enfermer dans le placard pour recevoir mes amants ». L’humour est un bon palliatif au désarrois.
 
En Novembre, P. quitte définitivement mon lit. D. prend de plus en plus de place dans ma vie. Je découvre qu'en fait, il est le petit frère de K. Ils sont tellement différents physiquement que je n’avais pas fait le rapprochement. J’imagine un dîner de famille où je serais invitée. Dans la famille… je demande le fils, le frère et le cousin, le copain du cousin, le cousin du copain et le copain du copain. Vive les familles nombreuses !
 
En décembre, U. vient fêter ses 25 ans au sommet de la Tour Eiffel. Nous passons trois jours de pur bonheur entre ballades touristiques, siestes coquines et discussions. On parle beaucoup d'amour et de sexualité. Il répète sans cesse : « Teach me ». Ca me fait rire à chaque fois. C’est un élève doué. Si tout va bien, il reviendra l’été prochain. Pour d’autres leçons.
 
Mes amants. « Hydre à cinq têtes qui gardent l’entrée de ma caverne » (Désolée mais l’image me fait rire) J’ai l’impression de les connaître mais ils arrivent encore à m’étonner. Finalement, j’aime mon ignorance en ce qui concerne les hommes. Peu importe qui ils sont vraiment et ce qu’ils viennent chercher dans mes bras. Ils sont là. Ca me suffit.
 
 
publié dans : L'Amour, Les Hommes Et Le Chocolat par Madison
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Mardi 20 décembre 2005
Quand je suis invitée chez des gens, j'adore explorer leur bibliothèque, leurs piles de CD ou de DVD.
Hier soir, mon oeil s'est arrêté sur le DVD de "Hitch, expert en séduction". Ben quoi, on a le droit d'être cultivée et sensible, et de fondre pour un grand dadais aux oreilles de simplet ! Bref, je demande si je peux l'emprunter, et on passe à table. La maîtresse de maison avait préparé une raclette. A 5 jours du reveillon, c'est un peu riche mais comment résister au fromage fondu... Total, arrivée chez moi, j'avais du plomb dans le ventre, impossible de dormir. Qu'à cela ne tienne, j'ai regardé mon DVD.

Je ne me faisais aucune illusion sur la profondeur spirituelle du film. Qui pourrait croire qu'un mec comme Will Smith puisse se pencher sur les mécanismes de la séduction alors que toutes les nénettes doivent lui tomber dans les bras.

Ca démarre fort. Lui, la quarantaine branchée, à l'aise partout et surtout avec la gent féminine, expert en séduction (c'est son métier), décide d'aider un pauvre gars, maladroit et timide à séduire une richissime donzelle dont il est le comptable. Mission impossible ? Bien sur que non, les américains sont forts pour ce genre de truc ! Je sens que je vais m'ennuyer...

Arrive la demoiselle. La latine rebelle, fonceuse et sensuelle, pour qui la réussite professionnelle (elle est journaliste people) est bien plus importante que n'importe quelle amourette qui finira mal de toute façon.

Vous devinez la suite ?

Et bien, moi la suite m'a surprise. Bien sur, on n'a pas pu éviter les clichés vus et revus dans ce genre de commédie sentimentale made in USA : lui était un pauvre bougre aux allures de Steeve Hurckle qui après sa première rupture amoureuse a décidé de réparer les injustices du monde moderne quant aux relations hommes/femmes. Pour elle, cette froideur viendrait d'un traumatisme de l'enfance où elle a failli perdre sa soeur en patinant sur un lac gelé... mouai. Et bien sur on n'échappe pas au happy end hollywoodien (mais c'est aussi le but de ce genre de film)

Non, ce qui m'a plu, c'est la mise en évidence du fait que ce qui empêche la communication ne sont rien d'autres que nos propres barrières : l'idée qu'on a de notre propre apparence, l'attitude que l'on pense être la plus acceptable pour l'autre, etc... On n'est jamais comme l'autre pense, pourquoi l'autre serait-il celui qu'on pense ? Etre naturel, voilà l'idée du film. Etre naturel et oser. Arrêter de ce faire des scenari, ou de s'appuyer sur des pseudo-théories à trois francs six sous.
Comme le dit le beau Will à la fin du film (enfin, pas lui mais son personnage) :

Principe de base, il n'y a pas de principe


publié dans : Lu, Vu, Entendu par Madison
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Lundi 19 décembre 2005
Que reste-t'il de nos histoires d'amour quand le temps a effacé la douleur ? (Lire)

Depuis que je vous ai livré cette pensée sur les hommes qui ont marqué ma vie, j'essaie de voir ce qu'ils m'ont apporté, chacun à leur manière. J'ai déjà parlé de mon premier amour, amour d'enfance qui m'a permis d'aimer et d'aimer encore.

Mon deuxième amour, amour d'adolescence, beau brun aux yeux charbon. Il s'était fabriqué une cabane dans la forêt dont il avait tapissé le sol d'une épaisse couche de paille. On y passait tous nos mercredis après-midi à rigoler, à discuter, à s'embrasser. De cet amour là, il me reste les premières sensations physiques, la découverte des plaisirs que provoque une main autre qui caresse votre corps. Ce corps, mon corps, qui n'était plus celui d'une enfant et pas encore celui d'une adulte, c'est avec lui que j'en ai éprouvé les contours pour la première fois. C'est étrange mais je garde des images nettes des moments passés avec lui. Comme si c'était hier. Je me souviens de la lumière qui filtrait entre les rondins de bois, de l'odeur de la paille, de l'éclat de ses yeux quand nos visages se rapprochaient...
Nous n'avons jamais couché ensemble. Ce n'est que l'été d'après que j'ai tenté l'expérience lors d'un séjour linguistique eu Angleterre, avec un anglais (c'est original). Pur aspect technique, aucun plaisir, juste un souvenir vague et une pensée qui revennait en boucle pendant qu'il s'agitait en moi : c'est ça, faire l'amour ?

Ensuite les amourettes se sont succédées. Rencontres sans importance et sans plaisir. Il faut dire qu'à l'époque j'étais plutot dans une période masculine. Lycée technique où j'étais une des dix rares filles sur le millier de lycéens, puis IUT de Génie Mécanique. A ça, vous rajoutez une mère féministe qui m'a bassinée toute ma jeunesse sur la méchanceté et la lacheté des hommes...

Et puis il y a eu la rencontre avec celui qui allait être mon mari. Il était drole, intelligent, cultivé, un côté Keanu Reeves dans le physique. Il arrivait du Mexique pour faire le tour de la vieille Europe. J'ai pris mon sac à dos et je suis partie avec lui. Un an d'exploration culturelle... et intime. Découverte de la complicité amoureuse, de la vie à deux. Huit ans après, on s'est réveillé avec la vision d'une amitié profonde qui s'était désinvestie de tout acte amoureux.
De cette histoire là, il me reste l'ouverture au monde, l'amour de l'art, la passion pour la psychanalyse. Il me reste des livres, des disques, des souvenirs. Il me reste surtout cette idée profonde que l'amour existe.

Longtemps après, il y a eu O. Aujourd'hui, je me dis que ce n'était pas vraiment une histoire d'amour. C'était surement de la passion. Une histoire qui n'arrive qu'une fois dans l'existence mais qui bouleverse tout. Une histoire qui vous marque à vie. C'est avec O. que j'ai ressenti ce que c'est qu'être une femme.

Ensuite... toutes les histoires ne sont pas de bons souvenirs... ensuite, il y a eu celui qui m'a fait entrer dans une réalité difficile à accepter : en amour, il existe aussi la trahison. J'aurais pu rester amère. Ne plus jamais faire confiance à un homme. Mais tout est expérience. C'est après cette histoire que j'ai su distinguer l'amour et le plaisir physique. C'est après cette histoire que j'ai acquis une certaine liberté.

Les hommes qui ont fait partie de ma vie ensuite ont été importants mais pas sur le plan amoureux à proprement parlé. Ils m'ont accompagné jusqu'à ce que je retrouve l'envie d'aimer et d'être aimé. Jusqu'à ce que je trouve celui qui a été mon dernier amour. Mais de lui, je ne vous dirais rien ce soir car le propos de toute cette réflexion était :
Que reste-t'il de nos histoires d'amour quand le temps a effacé la douleur ?

Et le temps n'a pas encore accompli son oeuvre...

publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
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