Un petit coucou


boîte à mots

Vendredi 16 mars 2007

(Après, promis, j'arrête avec les transports publics* ou autres**...)


Depuis quelques temps dans les bus parisiens on peut voir certaines de ces petites affiches :



Je ne sais pas si c'est efficace, mais c'est bien trouvé.

publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
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Jeudi 15 mars 2007


Dès que ça parle sexualité, il faut que j’y fourre mon nez - je sais, l’expression est audacieuse pour un tel sujet, mais j’assume -. Le 13 mars les premiers résultats d’une enquête sur "le contexte de la sexualité en France" ont été publiés. Je suis donc aller voir sur le site de l’INSERM.

Je suis assez méfiante pour ce genre de choses car dès qu’on parle sexualité, certains ont tendance à exagérer ou encore à minimiser.

Par exemple tenez, au chapitre nombre de partenaires dans une vie :

« … les hommes comptent généralement l’ensemble de leurs partenaires, alors que la plupart des femmes ne retiennent quant à elles que les partenaires qui ont compté dans leur vie et qui correspondent à ce qu’elles estiment qu’une relation doit être... »

Forcément, ça fausse tout.

Je suis quand même très étonnée qu’on ait encore un tel clivage entre hommes et femmes en matière de sexualité. Le féminisme n’aurait donc servi à rien ?

Quand on voit que toutes générations confondues, une proportion deux fois plus grande de femmes que d’hommes n’arrivent pas à dissocier amour physique et sentiments et qu’une majorité de Français continuent à penser que le sexe est plus un besoin physique chez l’homme que chez la femme, on peut se dire que les ouvrages de psychologie de bas étage comme "Les hommes viennent de machin et les femmes de trucmuche" ont encore de beaux jours devant eux.

Allons, allons, tous les hommes ne se baladent pas la bite à la main - pardonnez-moi l’expression -. Si c’était le cas, nous aurions du souci à nous faire, nous les femmes, et ce serait sans doute le retour de la ceinture de chasteté.

Arrêtons plutôt de bassiner les filles sur la couardise des hommes et sur le jour où elles trouveront LE bon (qu’elles devront bien sûr reconnaître au premier coup d’œil). Peut-être qu’elles ne se prendraient plus la tête (ne la prendraient plus aux hommes par la même occasion) et qu’elles arriveraient à voir le sexe comme un plaisir et non comme un besoin.

Attention, n’allez pas croire que je prône une sexualité débridée pour tous - même si pour bien des rubriques, j’aurais fait exploser les statistiques je suis hors statistiques -. Il y a plus d’une façon de vivre sa sexualité...

Un autre résultat qui m’a interpellé, pour ne pas dire choqué, c’est le nombre de personnes qui continuent à penser que l’homosexualité est une pratique déviante - à ce sujet, les femmes sont moins connes plus éclairées -.

Mais quelque part, cette vision rétrograde n’est-elle pas une partie d’un même tout ? L’éducation est sans conteste responsable de la vision et du choix de nos pratiques sexuelles. La confiance en soi, le respect et la tolérance sont des valeurs universelles importantes pour assumer sa propre sexualité. Les transmettre aux générations futures, au lieu de faire perdurer les idées reçues, ferait sans doute évoluer les mœurs.

La fin de l’enquête fait le point sur les MST et l’usage du préservatif. Là aussi, on se rend compte que l’éducation sexuelle a encore du chemin à faire…

Alors en conclusion, détendez-vous, prenez votre pied sans trop vous posez de questions et

sortez couvert !



A lire :
le rapport de l'INSERM  (format pdf)
article du monde du 13 mars 2007

 

 

 

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Mercredi 14 mars 2007

Après  "Bus 69" qui malgré son titre n'avait rien d'érotique, voici "Ce Que Je Bus Sans Abus Dans Un Bus", une péripétie de voyage un peu plus...


Une histoire à lire sur mon autre blog :



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Bonne lecture !
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Mardi 13 mars 2007

J’adore la nouvelle campagne de l’INPES qui généralise le message "de santé publique" en message contre les discriminations !

 

Il y a longtemps que je voulais faire un billet sur le phénomène « Free Hugs ». A l’initiative de Juan Mann qui se définie lui-même comme serial hugger, cette idée a fait le tour du monde générant des manifestations « câlines » un peu partout, mettant parfois certains officiels en colère comme à Sidney où cet élan de tendresse a failli être interdit (les politiques manquent parfois de sensibilité).

Avez-vous remarqué qu’en français le mot « hug » est assez difficile à traduire : étreinte, embrassade, accolade, câlin… trop de mots qui ont plusieurs valeurs, pas un seul qui soit spécifique comme en anglais ou en espagnol (abrazo). Peut-être parce qu' on a perdu l'usage de ce geste qui s’est transformé en serrage de main distant ou en bises (de la plus sincère à la plus hypocrite).

J’ai découvert l’usage de l’ « abrazo » au Mexique, il y a plus 20 ans. Et depuis je l’ai adopté. Ce geste affectueux vaut pour moi mille paroles de tendresse ou de réconfort. Je sais que ça peut en surprendre certains quand je les serre contre moi, mais je continue et continuerai à m’exprimer ainsi avec les gens que j’apprécie.

 

Suite à cette campagne, l’INPES à mis en ligne un petit monde virtuel où l’on peut se prendre virtuellement dans les bras. Venez m’y rejoindre pour une embrassade fraternelle (ou soeurternelle comme dirait Claudine) : http://www.contreladiscrimination.org/

 

D’autres sites :

http://www.freehugs.zaup.org/index.php

http://www.calins-gratuits.com/index.php


Message personnel : David, mon ange,
si tu passes par là, je te serre très fort dans mes bras.

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Lundi 12 mars 2007



J'étais place Gambetta. Je devais me rendre rue Saint Dominique. Il faisait beau. Aucune envie de prendre le métro. J'ai sauté dans le bus 69. Son numéro m'inspirait pour ce voyage sans queue ni tête.

Le bus quitte la place pour longer plus bas le cimetière du Père Lachaise. Souvenirs de balades d'été à l'ombre des cyprès, au milieu des tombes célèbres ou moins célèbres.

Traversée du 20ème, empilement chaotique de bâtiments modernes de tous poils et de vieux immeubles à la limite du délabrement. Rue de la Roquette, descente au coeur du 11ème. Quartiers populaires, métissage de gens et de genres. Dans ma tête la chanson de Souchon : « C’est déjà ça ».

... Je suis assis rue d'Belleville
Au milieu d'une foule,
Et là, le temps, hémophile,
Coule...

Mairie du 11ème au croisement du boulevard Voltaire et de l’avenue Parmentier. Cinq ans de souvenirs amoureux, amicaux, professionnels, politiques. Une pensée : si je devais déménager, c’est par ici que je chercherais.

Le bus prend la rue du Chemin Vert. Je me rappelle d’une soirée dans un penthouse. Dans quel immeuble était-ce ? Et comment avais-je atterri là ? A cette époque, et après quelques soirées du même genre, je découvrais que tous les parisiens ne vivaient pas entassés comme des rats dans des 2 pièces cuisine.

Boulevard Beaumarchais vers la place de la Bastille et son petit ange doré qui me rappelle le Mexique. L’Opéra aux lignes modernes tant contestées. Moi, je l’ai toujours aimé. J’ai passé des après-midi entières à attendre dans le froid une place pour le soir même : la Flûte Enchantée, La Chauve Souris, le Bateau Fantôme, Porgy and Bess Occasions spéciales avec des gens tout aussi spéciaux.

Entrée dans le Marais par la rue Saint Antoine, ces façades lisses et longilignes. Paris aux milles architectures et aux milles visages. Les touristes se mêlent aux hommes d’affaire en costumes, aux parisiennes en goguette et aux excentricités du quartier. L'Hôtel de Ville, la Tour Saint Jacques empaquetée pour travaux, la rue de Rivoli qui se déroule devant les devantures de ses magasins. Pensée triste pour les vitrines de Noël perdues de la Samaritaine.

Le bus s’engage sous les arcades du Louvre. Le passage est étroit. Fusion anachronique d’un véhicule du 21ème siècle avec des pierres chargées d’Histoire. Au milieu de la cour : la pyramide, magnifique sous ce soleil printanier. Au delà du Caroussel qui lui fait face : l’infinie grandeur de la capitale vers l’Arche de la Défense.

Traversée de la Seine jusqu’au Musée d’Orsay. Mon préféré. Choc visuel à ma première visite. Emotion des couleurs, redécouverte des peintres hors du papier glacé des livres d’art. Immense !

On prend la rue Solferino. Autres émotions, autre époque. J’ai scruté, je n’y ai pas vu les éléphants. Par les temps qui courent, ils doivent battre la campagne.

Du boulevard Saint Germain à la rue de Grenelle, les Ministères auxquels rêvent ces éléphants affichent leur majestueuse austérité. Contraste avec la clarté soudaine des Invalides. La coupole brille de tous ses feux. Flamboiement mégalomaniaque du petit Empereur qui repose en dessous.

Rue de la Tour Maubourg. C’est là que je dois m’arrêter. Je regarde ma montre, j’ai un peu d’avance. Je veux finir ce voyage. Je veux voir les jupons de la dame de fer qui n’en finit pas de me fasciner même après quinze ans de parisianisme.

Champs de Mars, tout le monde descend. Je lève le nez pour la regarder. Le soleil me fait plisser les yeux. Sensation de bien-être. J’aime Paris.



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