Un petit coucou


boîte à mots

Dimanche 20 novembre 2005
Aujourd’hui, je vous livre ma meilleure recette. Essayez-la et vous ne pourrez plus vous en passer !
 
 
 
 
 
 
100 gr de beurre
500 gr de miel liquide
1 petit verre de lait
300 gr de farine
1 œuf battu en omelette
½ cc de bicarbonate de soude
½ cc d’anis en poudre
½ cc de quatre épices
 
 
Dans une petite casserole, faire bouillir le miel, le beurre et le lait.
 
Dans un grand récipient mettre le bicarbonate, verser le mélange bouillant dessus et remuer. (Attention ça mousse énormément)
 
Ajouter l’anis en poudre puis l’œuf battu. Remuer. Incorporer petit à petit la farine. Rajouter les 4 épices et bien mélanger.
 
Verser la préparation dans un moule à cake beurré généreusement et mettre au four 1h15 à feu moyen (th 160°).
 
A déguster au petit déjeuner, au goûter ou encore au dessert accompagné d’une bonne glace (genre glace figues cannelle de chez Picard)
 
Variantes :
  • Ce pain d’épices est très bon nature. Mais on peut y rajouter des fruits confits. Avec gingembre confit, moi je fonds.
  • On peut prendre du miel de fleurs d’oranger, remplacer le verre de lait par un verre de jus d’orange et mettre des écorces confites d’orange : c’est délicieux !
  • Le goût et la couleur du pain d’épices dépend beaucoup du miel choisi. Avec un miel d’acacia, par exemple, il reste clair. A vous de trouver le miel qui vous convient.
  • Essayez la recette en rajoutant 1cs de rhum, hips !
  • Noël dernier, j’ai servi le foie gras traditionnel sur des tranches fines grillés. Ca m’a donné envie d’essayer de faire des minis pains d’épices avec un morceau de foie gras incorporé et un soupçon d’armagnac. Je vais tester ça ce Noël. Je vous raconterai.
  • J’ai aussi envie d’essayer la recette avec du piment de Cayenne…
Quelques remarques :
  • Quand je donne cette recette, les gens hésitent à la faire car on utilise peu le bicarbonate, l’anis et les quatre épices. Quand vous aurez goûté ce pain d’épices, vous ne regretterez pas l’investissement !
  • On trouve rarement le bicarbonate de soude en supermarché, mais toujours en pharmacie. Pour l’anis, je l’achète en grain et je le met dans un petit moulin à poivre. Je le mouds à la demande. Il garde mieux son arôme.
  • Quand on verse le mélange bouillante sur le bicarbonate, l’odeur n’est pas très agréable, mais ça s’arrange par la suite.
  • Ce pain d’épices est très bon le jour de sa fabrication mais bien meilleur le lendemain. Il peut se garder quelques temps dans une boite en métal (si on ne le dévore pas d’un coup).
 
 
A la liste des ingrédients, moi j’en ajoute un de « magique ». Lors de la préparation du pain d’épices, je chante la chanson de Peau d’Ane : "Recette pour un cake d’amour"
 
Il est temps à...
Il est temps à présent,
Tandis que vous...
Tandis que vous brassez,
De glisser un présent
Pour votre fian...
Pour votre fiancé.
Un souhait d'a...
Un souhait d'amour s'impose
Tandis que la...
Que la pâte repose.
Lissez le plat de beurre
Et laissez cuire une...
Et laissez cuire une heure.
 
 
publié dans : Gourmandises par Madison
commentaires (0)    ajouter un commentaire
Samedi 19 novembre 2005
Mercredi, dans un article du Monde sur la fameuse polygamie des Etrangers, soit disant cause des problèmes de l’immigration en France (c’est marrant mais j’ai déjà parlé de ça, en attribuant le discours au borgne et à son électorat…), je lis que notre cher Ministre de l’Intérieur s’appuie sur cette affirmation pour durcir les lois sur les mariages mixtes.
 
Quelques temps après notre mariage, mon ex-mari qui était de nationalité mexicaine avait fait une demande de carte de séjour de résident. Nous étions sous les lois Pasqua, la durée d’obtention de cette carte après mariage avec un(e) français(e) venait d’être allongée. Nous attendions sagement d’être convoqués.
 
Le petit papier arrive enfin. Nous nous rendons tous les deux à la Préfecture et quelle ne fut pas notre surprise d’apprendre que le dossier était bloqué parce que … ma mère était née au Maroc ! Ma mère, dont le nom de jeune fille remonte au Moyen Age, française donc depuis d'innombrables générations. Situation ubuesque. Sans compter qu’ils ne s’étaient même pas rendu compte que mon père, né en France lui, n’avait la nationalité française que depuis l’age de 21 ans…
 
Bref, tout ça m’a fait pensé à un tout petit livre sorti en 1998 mais dont on a beaucoup parlé il y a 3 ans : « Matin brun » de Franck Pavloff. Ce livre devrait être déclaré d'utilité publique.
publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
commentaires (0)    ajouter un commentaire
Samedi 19 novembre 2005



En 11 pages, Franck Pavloff nous décrit la montée d’un nouveau régime : l’Etat Brun.

Charlie et son copain mène une petite vie toute à fait ordinaire. Ils ne dérangent personne et pour que personne ne les dérange, ils ne s’occupent pas de politique. Jusqu’au jour où cette politique qui leur paraissait logique les rattrape de façon inattendue.




« … Lorsqu’il m’a dit qu’il avait du faire piquer son chien, ça m’a surpris, mais sans plus. C’est toujours triste un clebs qui vieilli mal, mais passé quinze ans, il faut se faire à l’idée qu’un jour ou l’autre il va mourir.
Tu comprends, je ne pouvais pas le faire passer pour un brun. 
Ben, un labrador, c’est pas trop sa couleur, mais il avait quoi comme maladie ?
C’est pas la question, c’était pas un chien brun c’est tout.
Mince alors, comme pour les chats, maintenant ?
Oui, pareil.
Pour les chats, j’étais au courant. Le mois dernier, j’avais dû me débarrasser du mien, un de gouttière qui avait eu la mauvaise idée de naître blanc, taché de noir.
C’est vrai que la surpopulation des chats devenait insupportable, et que d’après ce que les scientifiques de l’Etat National disaient, il valait mieux garder les bruns.
 
… Et puis hier, incroyable, moi qui me croyait en paix, j’ai failli me faire piéger par les miliciens de la ville, ceux habillés de brun, qui ne font pas de cadeaux. Ils ne m’ont pas reconnu, parce qu’ils sont nouveaux dans le quartier et qu’ils ne connaissent pas encore tout le monde.
J’allais chez Charlie. Le dimanche, c’est chez Charlie qu’on joue à la belote. J’avais un pack de bière à la main, c’était tout. On devait taper le carton deux, trois heures, tout en grignotant. Et là, surprise totale : la porte de son appart avait volé en éclats, et deux miliciens plantés sur le palier faisaient circuler les curieux. J’ai fait semblant d’aller dans les étages du dessus et je suis redescendu par l’ascenseur. En bas, les gens parlaient à mi-voix.
Pourtant son chien était un vrai brun, on l’a bien vu nous !
Ouais, mais ce qu’ils disent, c’est que, avant, il en avait un noir, pas un brun. Un noir.
Avant ?
Oui, avant. Le délit maintenant, c’est aussi d’en avoir eu un qui n’aurait pas été brun. Et ça, c’est pas difficile à savoir, il suffit de demander au voisin.
J’ai pressé le pas. Une coulée de sueur trempait ma chemise. Si en avoir eu un avant était un délit, j’étais bon pour la milice. Tout le monde dans mon immeuble savait qu’avant j’avais un chat noir et blanc. Avant ! Ca alors, je n’y aurais jamais pensé !
 
… Je n’ai pas dormi de la nuit. J’aurais dû me méfier des Bruns dès qu’ils nous ont imposé leur première loi sur les animaux. Après tout, il était à moi mon chat, comme son chien pour Charlie, on aurait dû dire non. Résister d’avantage, mais comment ? Ca va vite, il y a le boulot, les soucis de tous les jours. Les autres aussi baissent les bras pour être un peu tranquilles, non ?
 
On frappe à la porte. Si tôt le matin, ça n’arrive jamais. J’ai peur. Le jour n’est pas levé, il fait encore brun dehors. Mais arrêtez de taper si fort, j’arrive. »

publié dans : Lu, Vu, Entendu par Madison
commentaires (0)    ajouter un commentaire
Jeudi 17 novembre 2005
Assise sur un strapontin de la ligne 13, je regarde un ado gigantesque planté devant moi. Je me demande comment il arrive à marcher avec son pantalon baggy à mi-cuisses. Comment ça peut tenir sans lui tomber sur les chevilles ?

Tout à coup, le jeune homme se penche en avant pour refaire ses lacets, laissant apparaître une lune à peine voilée d'un Dim Hom. Passé l'effet de surprise et de ravissement (je n'allais pas fermer les yeux devant un tel spectacle), je me mets à penser à ma propre adolescence. Nos jean's étaient tellement étriqués, qu'il fallait se coucher pour les boutonner. La médecine mettait alors en garde les jeunes mâles contre une possible stérilité due à cette compression permanente. Les jeunes générations n'auront apparemment pas les mêmes problèmes que leurs aînés.

Certains insectes se reproduisent de façon inhabituelle lorsqu'ils sentent leur communauté menacée. Etrange que pour les enfants du babyboom, la mode était aux pantalons moulants alors que pour les enfants de l'incertitude, les pantalons se soient faits plus larges...

Y aurait-il une corrélation entre la mode et la courbe de natalité ?

publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
commentaires (1)    ajouter un commentaire
Jeudi 17 novembre 2005
 
 
 
Juin 2001, je découvre que le gars avec qui je suis fréquente toujours celle qu'il était censé avoir quitté pour moi. De rage, je me connecte sur www.drague.net, pseudo d’attaque : Sista’Soul. La chasse est ouverte. Ce soir, j'aurais un autre homme dans mon lit.
 
Je laisse venir les questions, j'élimine les « T'es bonne ? » et les « Tu baises ? ». Retourne chez ta mère, qu’elle t’apprenne à parler ! Je zappe les moins de vingt ans, je ne viens pas faire du baby-sitting. J'ai besoin d'un homme qui sache ce qu'il veut. La même chose que moi si possible. Au milieu des messages coquins : « Tu aimes la Black Music ? ». Je ne sais pas pourquoi, j’écarte les autres et je discute musique avec J.  Il sait parler le garçon. Il amène les choses en douceur, passe tranquillement de la musique à l’essentiel. Il n'habite pas trop loin et sa copine ne rentre de week-end que tard dans la nuit (les filles, ne partez pas en laissant vos mecs devant leur PC). Avant de déconnecter, il me dit qu’il est guadeloupéen et demande :
Tu es blanche ou noire ?
Blanche comme le lait.
Ce sera la première fois pour moi.
Tu me diras si tu vois une différence.
Quand j’y pense, inviter un inconnu chez moi, après seulement une heure de discussion sur le net, c’est de la folie. J'ai de la chance. C'est un garçon sympa. Au premier coup d’œil, je vois qu'il n'est pas déçu. Moi non plus. Il est plutôt beau mec. Et, pas nigaud du tout. On s’amuse bien sur mon canapé.
 
J'aime les premières fois. Les hommes se surpassent toujours (ou alors, ils n'assurent pas du tout, mais là, pas de seconde chance). Ce soir là, J. a mis du cœur à l'ouvrage.
 
Avant d'aller prendre sa douche, il croise ses doigts sur les miens et soulève nos mains au dessus de nos visages. « C’est beau » dit-il. Oui, c’est beau.
 
Il oublie sa montre sur le bord de la baignoire. J’adore ce genre d’actes manqués. Il revient la chercher quelques jours après. On se revoit encore une paire de fois et les vacances arrivent. Il part en juillet, moi en août, à Cuba. A mon retour, je n’ai pas posé mes valises que le téléphone sonne : « C’est J. Il faut que je te vois, c’est urgent. » Que peut-il y avoir de si urgent ? « Passe demain, il faut que je dorme. J’ai le décalage horaire dans les pattes. »
 
Il se pointe le lendemain avec un air de chien battu. « Je n’arrive plus à bander avec ma copine ». J’ai envie de rire mais l’enjeu est de taille. On ne frappe pas un homme à terre. De plus, j’ai une réputation à tenir : je suis la maîtresse, il faut bien que je justifie mon utilité. Je dégrafe son pantalon et je lui fais la pipe du siècle. La pipe de sa vie apparemment : il m’avoue qu’avant de me connaître, il n’aimait pas ça. Pipe salvatrice : tout fonctionne à merveille. On discute. Sa copine veut un bébé. « Voilà pourquoi tu ne bandes plus mon gars ! Dis lui simplement que tu n’es pas prêt ». Il se sent mieux. Il me fait l’amour. Il repart, sa virilité en bandoulière.
 
 
publié dans : L'Amour, Les Hommes Et Le Chocolat par Madison
commentaires (3)    ajouter un commentaire
 
Blog : Enfants sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus