Un petit coucou


boîte à mots

Dimanche 18 décembre 2005
Le dimanche quand la nuit tombe, je me fais couler un bain. La lumière des bougies disposées autour de la baignoire dessine des ombres sur mon corps. Je me glisse dans l'eau brûlante qui engourdit mon esprit. Tout n'est que sensation. En fond sonore, du Jazz : trois voix de femmes qui m'émeuvent à l'infini.


Une voix étrange venue du rock au service de grands standarts de Jazz dont le célèbre "Cry Me A River"

Now you say you're lonely
You cry the long night through
Well, you can cry me a river
Cry me a river
I cried a river over you

Now you say you're sorry
For being so untrue
Well, you can cry me a river
Cry me a river
I cried a river over you...







Un Jazz plus sauvage, plus près des origines. Une interprète exceptionnelle, découverte gràce à un livre : "Café Noisette" de E-J Dickey.

De ces artistes dont on guète la sortie d'un prochain album.








Mon dernier coup de coeur côté Jazz au féminin. Une voix chaude et caressante.
Toute la sensualité du Jazz made in Brasil. A savourer encore et encore...







publié dans : Lu, Vu, Entendu par Madison
commentaires (5)    ajouter un commentaire
Dimanche 18 décembre 2005
 
 

Au mois d'août, j'ai décidé de partir quinze jours aux Baléares. Seule. J'ai besoin de soleil et de repos. P., R. et D. viennent me souhaiter un bon voyage chacun à leur manière. T. m'envoie un petit texto coquin. M. passe avec Jn la veille de mon départ pour me faire juste un bisou. Je trouve ce débordement d'attention très touchant. Quelque peu jouissif aussi. Mes Hommes !
 
Déception : Majorque est devenue une annexe de l'Allemagne. Et je suis légèrement hermétique à la culture germanique. Mais là, je trouve que ça frôle la caricature : inscriptions partout en allemand, musique techno et bière à toute heure, drapeau noir jaune rouge planté sur la plage. Heureusement que ma valise est remplie de livres et de musique. J'adopte une attitude d'hermite. Je dors beaucoup. Je fais tout à contre courant de la foule touristique. Je vais à la plage tôt le matin ou tard dans l’après-midi. Musique sur les oreilles, je ne lève pas la tête de mes lectures. A quoi bon, je ne vois rien qui pourrait aiguiser mon appétit.
 
Un matin pourtant, mon regard est attiré par un homme. On ne peut que le remarquer au milieu de cette fadeur teutonne : il est noir. Mais ce qui m'interpelle, c'est qu'il est le seul homme à avoir un livre dans les mains. Il lève la tête, me regarde. Je baisse le nez, comme si de rien n'était.
 
Le lendemain matin, alors que je me croyais seule sur la plage (ou sur la planète Mars, j'étais plongée dans un roman de SF), j'entends qu'on me parle en anglais : « What time is it please ? » Je lève la tête. Il est là à me sourire. Il s'accroupit et me montre son poignet. Je lui souris. J'avais compris garçon. J'étais juste en train de penser que les hommes manquent vraiment d'imagination pour leurs tactiques d'approche. Je lui tends à mon tour mon poignet sans dire un mot. On s'en fout de l'heure qu'il est. « Do you speak English ? German ? Are you Spanish ?... » Je lui laisse poser toutes les questions de la panoplie du parfait dragueur international. “Ho ! You're French ! I love France" Evidemment, ici c'est mon côté français qui est exotique. Lui, il est né au Nigeria mais vit en Allemagne depuis cinq ans.
 
Physiquement, il n’y a rien a jeter. Visage magnifique, coiffure à la Ben Harper, tablettes de chocolat, jambes musclées à souhait (le plus beau cul du monde mais sur le moment je ne pouvais pas le voir avec son short baggy). Il a vingt-quatre ans. Il est footballeur professionnel, fait aussi des études de marketing. Il regarde mon livre, va chercher le sien. On commence à parler littérature. Le courant passe très vite. J’ai l’impression de le connaître depuis toujours.
 
Midi, je commence à cuire. Je lui propose d'aller dans l'eau. Il ne sait pas nager. Il prend un matelas pneumatique. Je le pousse au large. Je l'éclabousse, lui tourne autour. Je passe sous le matelas : poisson clown ou raie manta ? Il tente de m'attraper mais je joue de son manque d'assurance dans l'élément liquide. Mine de rien, je pousse le matelas vers la rive. Quand il réalise qu'il a pied, il m'attrape et m'embrasse. Garçon pressé. Si je ne l'arrête pas, il est prêt à concrétiser immédiatement. "Never without condom. Let's go to my hotel"
 
Après le premier essai, il s'assied à mes pieds et me demande si je ne suis pas trop déçue. Il est intimidé par mon âge. Ca me fait rire. "Teach me", me dit-il. Je lui parle de mes amants. De leur manière de faire. On passe de la théorie à la pratique. Le paquet de préservatifs s’amenuise à vue d’œil.  De temps en temps on abandonne nos corps à la fraîcheur de la climatisation. On écoute la B.O. de Buena Vista Social Club. Il veut aller à Cuba. Je lui raconte mon voyage. On refait l’amour au rythme du son cubain. La nuit est déjà tombée quand il part rejoindre ses amis.
 
Je suis sous le charme. Son intelligence, sa façon de voir le monde, ses ambitions. C’est un homme comme ça qu’il me faut. J’arrête mon cœur avant qu’il ne s’emballe : treize ans de différence, cinq cent kilomètres de distance, aventure de vacances sans lendemain. Point final.
 
Il frappe à ma porte vers trois heures du mat. L’ambiance des boîtes majorquines ne lui convient pas. On finit la nuit ensemble. Au petit matin, on va piquer une tête dans l’eau de mer et faire la sieste sur la plage déserte. Le soir même je rentre à Paris, lui à Frankfort.
 
A mon retour, je parle d’U. à mes amis. Ils se marrent tous. « Tu es incroyable. Comment as-tu réussi à trouver un Noir aux Baléares ? ». Je réponds que c’était le seul homme de la plage qui lisait. Réaction de mes amants : « Un Noir qui lit ! » Réaction des copines : « Un footballeur qui lit ! » 
 
Dans les mois qui suivent, on s’appelle régulièrement. C’est agréable d’entendre sa voix, de se rappeler les bons moments passés ensemble. On correspond aussi par mails. On continue par écrit nos conversations de vacances. Il se confie à moi, me raconte ses difficultés à vivre entre deux cultures, entre la liberté que lui offre l'Europe et la pression des traditions familiales qui lui parviennent en PCV. Malgré la distance, une amitié solide se tisse.
 
Il envisage de venir en décembre passer quelques jours à Paris.
 
publié dans : L'Amour, Les Hommes Et Le Chocolat par Madison
commentaires (7)    ajouter un commentaire
Samedi 17 décembre 2005
Depuis quelques jours je chantonne une chanson écoutée à la radio, sans  vraiment en connaître les paroles. Je n'ai pas capté le nom de l'interprète. Il me semble que je connais cette chanson d'ailleurs, mais d'où ? Je suis sûre de l'avoir entendu plusieurs fois avant qu'elle ne passe en radio.
Ce soir, j'allume la radio et revoilà cette chanson qui me parle tant. J'écoute plus attentivement les paroles, l'animateur annonce le nom de l'interprète et là, je comprends mieux pourquoi elle me touche...

T’es beau,
T’es beau parce que t’es courageux,
De regarder dans le fond des yeux,
Celui qui te défie d’être heureux.

T’es beau,
T’es beau comme un cri silencieux,
Vaillant comme un métal précieux,
Qui se bat pour guérir de ses bleus.

C’est comme une rengaine,
Quelques notes en peine,
Qui forcent mon cœur,
Qui forcent ma joie,
Quand je pense a toi,
A présent.

J’ai beau,
J’ai beau me dire qu’au fond c’est mieux,
Même si c’est encore douloureux,
Je n’ai pas de recoin silencieux.

C’est beau,
C’est beau parce que c’est orageux,
Avec ce temps je connais peu,
Les mots qui traînent au coin de mes yeux.

C’est comme une rengaine,
Quelques notes en peine,
Qui forcent mon cœur,
Qui forcent ma joie
Quand je pense à toi,

Toi qui sors de scène,
Sans armes et sans haine,
J’ai peur d’oublier,
J’ai peur d’accepter,
J’ai peur des vivants,
A présent.

T’es beau…

T'es beau - Pauline Croze




A chaque instant de ma vie, une chanson...

publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
commentaires (1)    ajouter un commentaire
Samedi 17 décembre 2005
Il parait que dans une semaine c'est Noël.... ouai, bof...

D'une année sur l'autre cette fête me provoque des sentiments partagés. Soit je me laisse menée par la "Magie de Noël", soit je fais un rejet total. Cette fois-ci, ça ne me fait ni chaud ni froid.

Noël c'est surtout magique pour les enfants dit-on. Je n'ai aucun souvenir d'un Noël merveilleux dans mon enfance. Avoir des parents athés, gauchos et qui ont divorcés tôt n'a pas du aider.

En fait, j'ai deux phantasmes à propos de Noël :

le premier serait de passer au moins un Noël sur une plage, à l'ombre des cocotiers (fermez les yeux, je suis sûre que vous allez vous y voir aussi)




le deuxième serait de... faire l'amour avec le Père Noël !




Pour le premier s'est jouable mais pour le deuxième, c'est pas gagné...

publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
commentaires (3)    ajouter un commentaire
Samedi 17 décembre 2005
Bon, quand t'arrives pas à dormir, tu fais quoi ? Tu vas boire un verre d'eau, tu passes aux toilettes, tu te recouches, tu tournes, tu vires, tu rallumes la lumière, tu prends un bouquin. Mais comme en ce moment c'est pas de la littérature au programme, tu refermes le bouquin et t'allumes la tv.  C'est un peu la misère à cette heure-ci, alors tu rallumes le PC, tu lis tes mails et tu regardes les commentaires sur ton blog. Dans les deux cas, tu réponds et tu pars en ballade, de blog en blog. Quand t'as fait le tour des popotes, postés deux ou trois commentaires de ci de là (cahin, caha), t'as toujours pas sommeil. Tu vas te faire un thé parce que t'as froid et tu reprends le voyage sur la toile.

Tiens tout à l'heure j'ai commencé à regarder le site Hominidés. Ca avait l'air pas mal. J'y retourne.


Et là, tu vois la tronche de Bush, tu lis l'article sur le créationnisme et tu commences à avoir les doigts de pieds qui se crispent. Même si la note finale est positive, franchement, ça fout la trouille ce qu'il se passe dans le monde actuellement.



Je vais peut-être aller me coucher. Tout celà n'est sûrement qu'un mauvais rêve...
publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
commentaires (2)    ajouter un commentaire
 
définition blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus