Un petit coucou


boîte à mots

Samedi 18 mars 2006

J’ai reçu il y a quelques jours une lettre de NOOS.


Ah, enfin, me suis-je écriée dans l’escalier ! J’ai posé tout mon barda sur le paillasson et avant même de glisser la clé dans la serrure, j’ai ouvert l’enveloppe. Et oh, surprise !


 

Mince, j'ai pas entendu mon téléphone sonner !


Pour ceux qui n’auraient pas tout suivi de l’histoire voici un petit résumé :

 

Le 9 janvier NOOS bloque malencontreusement mon compte sans trop savoir comment le débloquer. Plus de connexion. Au bout de quinze jours de « Madame, on vous rappelle sous 48h, promis, juré, craché » sans réel appel de leur part et 69 euros de dépassement de forfait pour ma pomme, j’ai décidé de m’abonner ailleurs. Le 9 février je leur fais part de ma décision de désabonnement par lettre recommandée avec accusé de réception (bien reçu dans les trois jours). J’attends depuis une réponse… Ah ! J’allais oublier : il a dix jours, leur service technique m’a appelé pour voir si j’avais encore des problèmes de connexion. Ils sont forts non ?

 

Je me demande comment répondre à cette jolie lettre (de menace ?) qui arrive comme un cheveu sur la SOOP. J’hésite… j’ai bien envie de leur faire un peu d’humour, mais vont-ils comprendre ?

 

Dites, vous ne voulez pas m’aider ?


 

PS : Vous avez vu : utime rappel... vous croyez qu'ils sont de mèche avec Meetic ?

publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
commentaires (7)    ajouter un commentaire
Samedi 18 mars 2006
A force de l'entendre parler de morue, j'ai eu envie de ré-écouter ce cher Bobby Lapointe. Je dédie  "La maman des poissons" à Miss Liu !

Si l'on ne voit pas pleurer les poissons
Qui sont dans l'eau profonde
C'est que jamais quand ils sont polissons
Leur maman ne les gronde

Quand ils s'oublient à faire pipi au lit
Ou bien sur leurs chaussettes
Ou à cracher comme des pas polis
Elle reste muette.


1/ La maman des poissons
Elle est bien gentille
Elle ne leur fait jamais la vie
Ne leur fait jamais de tartines
Ils mangent quand ils ont envie
Et quand ça a dîné ça r'dîne.

Refrain :
La maman des poissons
Elle a l'oeil tout rond
On ne la voit jamais froncer les sourcils
Ses petits l'aiment bien, elle est bien gentille
Et moi je l'aime bien avec du citron.

 

2/ La maman des poissons
Elle est bien gentille
S'ils veulent prendre un petit ver
Elle les approuve des deux ouies
Leur montrant comment sans ennuis
On les décoche de leur patère


3/ La maman des poissons
Elle est bien gentille
S'ils veulent être maquereaux
C'est pas elle qui les empêche
De s'faire des raies bleues sur le dos
Sur un banc de peinture fraîche.


4/ La maman des poissons
Elle est bien gentille
J'en connais un qui s'est marié
A une grande raie publique
Il dit quand elle lui fait la nique
"Ah ! Qu'est-ce que tu me fais, ma raie !"

Si on ne voit pas pleurer les poissons
Qui sont dans l'eau profonde
C'est que jamais quand ils sont polissons
Leur maman ne les gronde.

Quand ils s'oublient à faire pipi au lit
Ou bien sur leurs chaussettes
Ou à cracher comme des pas polis
Elle reste muette.

Il était une fois
Un poisson fa.
Il aurait pu être poisson-scie,
Sans oublier bien sur le fameux "Poisson Fa":                                                   Ou raie,
Ou sole?
Ou tout simplement poisson d'eau,
Ou même un poisson un peu las,
Non, non il était poisson fa :
Un poisson fa, voilà !
...

publié dans : Lu, Vu, Entendu par Madison
commentaires (2)    ajouter un commentaire
Vendredi 17 mars 2006
Mercredi, j'arrive très à l'avance à la première séance de Renaissance. Le film était prévu dans une grande salle. J'avais le choix : 500 places pour moi toute seule. Je m'installe au quatrième rang devant l'écran, bien au milieu, et j'ouvre mon bouquin. J'ai quarante minutes devant moi. Quarante minutes de velours rouge et d'écran géant à me sentir propriétaire des lieux.


Dix minutes avant le début du film commencent à arriver les autres spectateurs. Un couple s'installe juste dans mon dos. Puis une jeune fille vient se placer pile poil devant moi. Cinq minutes après c'est un monsieur d'une cinquantaine d'années qui s'assied dans la même rangée que moi, à quatre sièges à gauche. Et deux autres gars, la trentaine adolescente attardée se placent à deux sièges sur ma droite. La lumière s'éteind et le film commence.


Voilà, nous étions à peine sept, dans une salle immmmmmmmmmmmmense !!! Mais il a fallu qu'ils viennent tous se coller comme des mouches sur de la merde du miel !


Ca m'a rappelé la plage en été. Celle que je fréquente n'est pas touristique et fait plus de deux kilomètres de long. Mais j'ai beau me choisir un endroit isolé, je peux être sûre que dans les cinq minutes qui suivent, une famille de cinq gosses (au moins) va camper juste à côté de ma serviette et  me coller du sable sur la crème solaire.


On dit que la nature a horreur du vide... Je ne m'appelle pas Mère Nature que je sache !!!
publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
commentaires (10)    ajouter un commentaire
Vendredi 17 mars 2006
Ce film est une expérience cinématographique. Une animation noir et blanc de ce style, ça ne s'était jamais vu. Est-ce une réussite ? Moi même je ne saurais dire si Renaissance m'a plu ou non. L'originalité technique ne suffit pas toujours à faire un bon film. Le scénario est des plus classiques du genre : manipulation génétique, recherche de l'élément manquant, mystère, quête et semblant d'amourette avec en toile de fond, un futur déshumanisé. On assiste bien évidemment à la victoire du bien sur le mal avec au final, un monde sauvé des intentions maléfiques des méchants. Il aurait peut-être été plus judicieux de mettre toute cette prouesse technique au service d'un bon roman de SF encore non adapté. Sans un bon scenario, un long métrage reste une suite d'images sans grande émotion...

Bien sur, j'ai été sensible à l'esthétisme des dessins et au jeu d'ombre et de lumière exacerbé par le N&B. C'était d'ailleurs pour cette raison que je voulais voir ce film d'animation. Cependant, c'est la vision de ce que pourrait être Paris dans le futur qui m'a surtout épatée. Reflexion faite, c'est la seule chose qui m'ait vraiment épatée... D'après Christian Volckman, le réalisateur, en 2054, le style architectural de la capitale serait conservé mais les immeubles construits en palier seraient haut de plusieurs dizaines d'étages. Autre idée originale : toutes les voies rapides et autres avenues seraient couvertes d'un verre épais, laissant sur le dessus l'espace libre à la promenade des passants. Cet aspect là m'a fait rêver. Si on enfermait les voitures dans des couloirs de verre, l'air de Paris serait sans doute plus respirable... Cette idée m'a fait penser à mon ex-mari lorsqu'il a découvert nos grandes villes françaises. Il était impressionné par la place du verre dans le paysage urbain : cabines téléphoniques, abris bus... et dans un autre genre : la Pyramide du Louvre, la Grande Bibliothèque... Il était très étonné que nous soyons si amoureux et respectueux de ce matériau transparent et fragile.


Mais pour en revenir à Renaissance, j'ose à peine vous le recommander. J'avoue avoir fait une micro-sieste qui ne m'a pas fait perdre le fil de l'histoire. Et je me suis amusée un moment à prendre des photos du film avec mon portable. J'ai aussi joué à en retrouver les sponsors en repérant leurs logos dessinés de-ci de-là. En conclusion, allez voir ce film si vous aimez les expériences, ou si vous avez une carte UGC ou Gaumont, ou encore si vous avez du temps devant vous... Dans le cas contraire, allez voir Truman Capote que j'ai vu dimanche et que j'ai a-do-ré ! Mais je vous parlerai plutôt de De Sang Froid, le livre qui a inspiré le film, quand j'aurais fini de le lire.
publié dans : Lu, Vu, Entendu par Madison
commentaires (6)    ajouter un commentaire
Jeudi 16 mars 2006

 

 

Je ne sais pas écrire !

 

Cette déclaration peut vous surprendre et pourtant, je ne sais pas écrire… je suis en train d’apprendre.

 

D’aussi loin que je m’en souvienne, l'écriture a toujours été pour moi une sorte de torture. Dans les petites classes, je souffrais à recopier les leçons sur mon cahier. Et puis il y avait cette satanée orthographe avec ses exceptions embusquées à chaque recoin de phrase. Non, vraiment, je ne prenais aucun plaisir à écrire. C’est sans doute pour ça que j’ai développé une certaine éloquence qui faisait déjà dire à mon prof de français la veille du bac : « De toute façon, à l’oral, tu arriveras toujours à tes fins. » C’est vrai que l’oral ne me pose aucun problème. Je ne suis pas timide et ma logique « mathématique » me permet d’argumenter et de toujours retomber sur mes pattes.

 

Mathématiques : voilà un mot qui m’a toujours parlé. Compter, calculer, résoudre des problèmes de logique ou des équations ça a toujours été le bonheur. Un jeu sans contrainte. Et jouer reste encore aujourd'hui, un besoin quotidien.


Tout me destinait à une carrière scientifique. Paradoxalement, j’ai eu mon bac E surtout grâce aux matières littéraires. Après l’Université, j’ai éludé tous les métiers techniques qui se présentaient pour choisir une profession dans le domaine des sciences humaines. Plus tard, en découvrant la psychanalyse, du divan à la théorie, j’ai compris qu’il n’y avait pas à choisir entre les sciences et la littérature, pas plus qu’entre le fromage et le dessert.

 

Cette acceptation c’est d’abord effectué inconsciemment à un tournant de ma vie de femme. C’était il y a deux ans. J’ai commencé à écrire sans trop savoir pourquoi. C’était devenu un besoin. Alors que je n’avais jamais écrit de journal intime, mes écrits en prenaient l’apparence. Sans être vraiment thérapeutique, cette démarche me permettait d’y voir plus clair dans mon passé et dans mes désirs futurs. Après avoir couché l’essentiel sur le papier, ou plutôt sur l’écran par clavier interposé, j’ai laissé tomber l’exercice. Le temps d’écrire avec les yeux, avec les lèvres, avec le corps tout entier, une histoire d’amour à quatre mains. Tous les styles littéraires ont été éprouvés, du A majuscule au point d’interrogation final…

 

Comme réponse à la page vide laissé par cette histoire, à nouveau l’écriture. Mais cette fois,  je n’avais pas envie que mes textes restent enfermés. Les mettre en ligne m'est apparu comme une solution évidente. Entre intime et public, un côté anonyme, et quelque chose d’à la fois éphémère et éternel. De l’écriture souvenir, je suis passé à l’écriture quotidienne. Perspective nouvelle : le bonheur d’aligner les mots pour rire ou pour pleurer, pour raconter ou inventer, pour anticiper ou se rappeler.

 

Aujourd’hui, le plaisir d’écrire est là, bien présent. Je n’en suis pas encore à l’écriture spontanée ou automatique. Il me faut du temps pour mûrir mes phrases et donner forme à mes pensées.  Mais c'est de plus en plus  fluide, de plus en plus facile.

 

Non, je ne sais pas encore écrire, mais grâce à ce blog et aussi grâce à vous qui me lisez, je suis en train d’apprendre.

publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
commentaires (17)    ajouter un commentaire
 
Blog : Occulte sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus