Un petit coucou


boîte à mots

Mercredi 16 novembre 2005
Je me suis rappelé que j’avais inscrit mon blog dans la catégorie « Journal Intime ». Au moment de l’inscription, je ne pensais pas y faire autant de commentaires politiques. Mais je ne peux pas me taire ou parler de mon nombril quand je vois ce qu’il se passe en France ces jours-ci. La politique fait aussi partie de ma vie, de mon histoire.
 
Même si j’aime faire des commentaires à chaud sur les évènements, ce n’est pas le côté évènementiel qui m’intéresse. Je préfère la vision globale des choses, celle qui donne un sens aux évènements. Et cette vision globale on ne peut l’acquérir que dans l’échange avec les autres, sous forme de débat d’idées et de circulation d’informations.
 
Alors j’ai décidé (après tout c’est mon blog et je fais ce que je veux ! hé hé hé) de faire quelques transformations. La première sera de créer un glossaire politique à ma sauce, où je développerai des thèmes plutôt que faire des critiques au coup par coup (ça ne va pas m’empêcher de vous livrer mes réactions épidermiques de temps en temps). La deuxième serait de vous inciter à donner votre avis. Vous pouvez utiliser les commentaires en bas d’article mais pour les plus vaillants, vous pourriez m’envoyer un document Word et je mettrais votre article en ligne dans les rubriques existantes ou une rubrique spéciale* (faut que je trouve un nom… des suggestions ?). Ca pourra évidemment dépasser le cadre politique. Je voulais aussi créer un (des) album(s) avec des photos que vous pourriez me confier ou simplement les inclure dans des articles selon votre demande**.
 
Messieurs dames, à vos plumes et à vos appareils photos !!!
 
 
*Pour ceux que je ne connais pas « in the real life » comme on dit, je me réserve bien sur le droit de publier ou non les articles.
**Pour les photos, je réfléchis à une charte… qui ne serait pas de la censure morale.
***Cette adresse e-mail est celle que j’utilise pour msn. Si vous désirez me contacter par ce moyen, envoyez-moi d’abord un petit mail, histoire de vous présenter. Je bloque systématiquement toutes les demandes sauvages. 
 
Idée de dernière minute : envoyez-moi un avatar pour que l’origine des articles soit plus visuelle pour les lecteurs.
publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
commentaires (1)    ajouter un commentaire
Mercredi 16 novembre 2005
Je ne savais pas par quel bout prendre la rubrique musique. Par qui commencer, par quel style ? Jazz ? Salsa ? R’n’B ? Je regarde l’entête de mon blog : pourquoi pas Raul PAZ ? Je vais sur son site. Je trouve sa bio en accord avec mes idées du moment. Mon choix est fait !
 
Revolucion ! Revolucion !
Mucha gente por alli buscando la solucion.
Revolucion ! Revolucion !
Tienen mucho que decir, pienso yo...
 
 
 
 
 
 
 
 

Que dire sur Raul PAZ sinon que j’adore son style, et qu’il suffit que je l’écoute pour retrouver la pêche.
 
Mes morceaux préférés : Revolucion pour le titre, Mi barrio pour l’ambiance cubaine des paroles, Mari y Juana et Mulata pour la sensualité, Mua Mua Mua pour l’humour, Sabado pour toutes les nuits à faire l’amour que ça évoque, Enamorado pour ne pas oublier, Soledad pour ce que ça me rappelle et Chica Mala parce que j’aime imaginer qu’il aurait pu l’écrire pour moi.
 
 
Extrait de sa bio :
 
Son nouvel album a failli s’appeler Paz, tout simplement. Paz comme « paix », en espagnol. Paz comme Raul, car c’est son vrai nom. Quand on possède un tel patronyme, en forme d’étendard, il serait dommage de ne pas s’en servir. Mais Raul Paz est en train de révolutionner, piano ma sano, la musique cubaine. Donc ce disque, son troisième opus officiel, s’appelle Révolution. Ou plutôt Revolución, à l’espagnole, avec un « c ». Disons qu’il s’appelle à la fois Paz et Revolución. Paix et Révolution, tout un programme…
 
 
 
publié dans : Lu, Vu, Entendu par Madison
commentaires (0)    ajouter un commentaire
Mardi 15 novembre 2005
Depuis le début des évènements, il était absent. Apparition de 3 minutes un soir pour nous parler de rétablir l'ordre. Et puis plus rien.
Hier soir, il décide de s'adresser plus longuement à ses "chers Concitoyens". Et qu'en disent les Média ? "Il portait des lunettes".
Ca m'a fait bondir ce matin (hors du lit, c'était l'heure de toute façon). Il y a quelques mois, on nous a rabattu les oreilles avec son sonotaune et maintenant on nous fait tout un foin pour une paire de lunettes ? D'un autre côté, c'était peut être la seule chose marquante de son passage à la tv. Dire ce qu'il a dit ou rien du tout, quand on connait l'action gouvernementale...
Malheureusement ce ne sont pas de nouvelles lunettes qui vont lui faire voir la réalité en face. Il nous a montré son ignorance quant aux problèmes de la jeunesse française lors de la campagne pour le référendum, la comprend-il mieux aujourd'hui ?

C'est à se demander ce que tout ça peu bien cacher. Ne serait-on pas en train de nous rejouer ce que j'appellerai un "Mitterrand 2" ? Le mystère qui a entouré son hospitalisation, son absence à un moment où il a un rôle à tenir... Et ces jours derniers sur les ondes, des allusions, des blancs. L'autre soir,  sur France Inter, G. Durand demande à J. Lang son avis sur la non-intervention du président : silence géné... comme quand un secret est sur le point d'être dévoilé.
Suspicieuse moi ? Peut-être... Mais avec tout ce qu'on a vu ces trente dernières années, plus rien ne m'étonne. J'espère me tromper. De toute façon, ça ne change rien au problème des banlieues, ça pourrait juste déplacer l'attention... au bon moment.

NB : je cite souvent France Inter. Non pas que je les trouve formidables. Mais j'aime bien la place qu'ils font aux auditeurs. Et puis je n'arrive pas à écouter les infos ailleurs (même si comme ce matin, leur traitement de l'info peut parfois me hérisser le poil). Peut-être est ce mon attachement au service public...
publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
commentaires (1)    ajouter un commentaire
Dimanche 13 novembre 2005
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1998 : quatre ans que je vis seule, quatre ans que je n’ai pas vu un garçon de près. J’ai commencé une analyse : je ne comprends rien aux hommes, je ne comprends rien à l’amour. Je pensais qu’il était éternel, mais le prince charmant s’est tiré. (Il faudrait arrêter de faire croire aux filles qu’il existe)
 
Je décide de m’abonner à internet. Par curiosité, je rentre sur une chat-room. Je prends vite goût aux discussions virtuelles. Je me marre aux bêtises des autres. Je ne les connais pas mais je n’ai plus l’impression d’être seule.
 
A cette époque là, en France, Internet n’était pas le marché du sexe qu’il est devenu. Mais les conversations avaient vite fait de dévier sur le sujet. Derrière un écran, on peut se lâcher. Un jour, on décide de sortir de l’anonymat. Entre habitués, on organisait des rencontres dans des cafés parisiens. On rigolait beaucoup, on se racontait nos vies. Et quand le regard en disait plus long que les paroles, on repartait accompagné, finir la nuit dans un endroit plus intime. Voilà comment j’ai remis le pied à l’étrier.
 
La première fois qu’on fait l’amour après si longtemps, on se demande si on saura encore y faire. Mais c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas.
 
J’ai enchaîné les aventures. J’avais l’âme d’une croqueuse, d’une collectionneuse. J’avais besoin de rattraper le temps perdu. Je ne passais jamais plus de quinze jours sans un homme dans mon lit. Pourquoi quinze jours ? Je ne sais pas, mais c’était pour moi la limite du tolérable. Aucun garçon ne s’arrêtait à la première fois. A l’époque, j’en tirais une certaine fierté. Parfois une relation durait plus longtemps. Mais jamais rien de bien sérieux. Pourtant, je disais que j'aimais tous les hommes avec qui je couchais, du moins j’essayais de m’en convaincre. Au fond, je n’assumais pas complètement cette sexualité. L’éducation a la dent dure : si tu couches sans aimer, tu es une fille facile. Quelle merde ! L’amour est une chose, le sexe en est une autre. Mais ça, je ne l’ai compris que plus tard.
 
On m’avait parlé de O. Il avait une réputation de chasseur. Je ne l’avais jamais croisé, ni sur le net, ni dans nos soirées. Et voilà, qu’il apparaît dans l’encadrement d’une porte. Peau chocolatée, épaules larges, démarche chaloupée, yeux en amandes, petit sourire charmeur, tout chez lui transpirait la sensualité. C’était peut-être un prédateur, mais c’est moi qui allait le dévorer. Je te veux, je t'aurai. (c’est fou ce que le désir rend possessif).
 
Discussion sur le net le lendemain, tout se fait en douceur. Echange érotique à mots cachés. J’aime le moment où l'on sent que l'autre est prêt, qu’il ira jusqu'au bout. Il me demande mon adresse. Il sera chez moi dans la demi-heure qui suit.
 
Je lui ouvre la porte, même image qu’au premier jour. On s’embrasse longuement.
Ton cœur bat vite, dit-il.
Ca prouve que j’en ai un. 
On continue de s’embrasser. Mes lèvres collées aux siennes, je l’attire vers la chambre. 
Attends, j’ai amené un disque.
Nous avons fait l’amour au bord du lit. Il avait encore son blouson sur le dos. Quand il s’est relevé, je lui ai dit :
On se déshabille ?
Je ne me mets jamais tout nu
Chez moi, si.
Je ne me souviens pas à quel moment ça a commencé. Peut-être quand nous nous sommes allongés, nus, l’un contre l’autre. Où quand il m’a pénétré pour la deuxième fois. Mais on aurait dit que nos corps étaient faits l’un pour l’autre. Nos mouvements étaient coordonnées, nos envies équivalentes et notre plaisir sans limite. Nous avons fait l’amour jusqu’au petit matin.
Tu es l’Homme qui a fait de moi une Femme.
Pourquoi tu dis ça ?
Pourquoi ? Parce qu’à partir de cet instant, tout a changé. Ma vision des hommes, de l’amour, du sexe. Chaque fois que nous faisions l’amour, je n’existais plus, je perdais mon âme. Tout se recentrait sur les sensations, le plaisir, la jouissance. En rigolant, je lui disais : il existe des orgasmes intenses, des orgasmes à répétition, avec toi, c’est un orgasme permanent. J’étais folle de ses caresses, de sa créativité, de nos excentricités sexuelles.
 
Mais il n’y avait pas vraiment de place pour moi dans la vie compliquée de O. Notre relation a duré deux mois. Nous n'avions jamais mis de mots sur notre histoire, nos sens avaient parlé pour nous. Dans les mois qui ont suivi, nous avons recouché deux ou trois fois ensemble, toujours la même intensité. Mais il a fallu couper les ponts pour que ma peau oublie la sienne, pour que les larmes arrêtent de couler, pour continuer à vivre.
 
« Les corps se souviennent, tu seras toujours mienne. »
 
Nous nous sommes revu. De plus en plus souvent. Toujours dans des lieux publics. On se racontait nos nouvelles conquêtes. Un soir, il m'a embrassé. C'est devenu une habitude. Il a rencontré une fille avec qui il a refait sa vie. J’ai rencontré celui avec qui je croyais refaire la mienne. J’ai toujours pensé que ce que nous avions vécu dans la passion nous avait donné la possibilité d’aimer à nouveau. Lors de nos rendez-vous, on a continué à s’embrasser. Nos baisers avaient un goût de liberté perdue.
 
Petit à petit, les mots ont remplacé les baisers. Une complicité incroyable c'est installé entre nous. Complicité parfois effrayante, où l'on peut deviner à distance ce que l'autre ressent. « Arrête de lire dans mes pensées » dit-il parfois quand je l'appelle. Et on éclate de rire.
 
 
publié dans : L'Amour, Les Hommes Et Le Chocolat par Madison
commentaires (5)    ajouter un commentaire
Samedi 12 novembre 2005
Pourtant j'avais dit que je ne le nommerai plus.

Cette nuit, 4h du mat : insomnie. Pour braver le couvre-feu, je décide de faire une petite ballade sur le net. Page d'accueil d'overblog, clic sur "Top mot-clés : Sarkozy". Et de lien en lien...


http://sarkostique.over-blog.com/

http://www.sarkozypresident2007.org/

http://antisarko.re-so.net/

Comme au lendemain du résultat du premier tour des présidentielles, je savoure la créativité que produisent les situations extrèmes. Le Canard Enchaîné n'a pas de soucis à se faire, il a de nombreux petits canetons partout sur le net :-)

NB : le 3ème site est plus engagé.  J'en ai apprécié la richesse en informations politiques et historiques car, je les cite :
" On ne le rappellera jamais assez, il faut d’abord comprendre pour pouvoir agir."

publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
commentaires (0)    ajouter un commentaire
 
Blog : Loisirs sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus