Un petit coucou


boîte à mots

Dimanche 1 avril 2007
Envoyé par 'tus :


[Jacques Chirac amnistie le candidat José Bové

sam. 31/03, 2007 6:29 CST
PARIS (Reuters) – Le Président de la République a déclaré qu’il avait décidé d’amnistier courant avril José Bové de la peine encourue de 4 mois de prison fermes qu’il avait obtenue après son jugement pour avoir fauché des OGM. Le Chef de l’Etat justifie sa décision par le fait que si José Bové avait enfreint la loi, c’était pour une cause d’intérêt général. Il n’en justifie pas les moyens, comme celle de violer la propriété privée et de détruire les biens d’autrui. Il espère que José Bové étant entré dans le jeu de la démocratie, en respectera les règles et essayera à l’avenir d’obtenir par la loi les changements qu’il souhaite.]
 


J'ai cherché partout sur le net, je n'ai rien trouvé qui vérifie la véracité de l'info. Si c'est un canular, il est drôle ;-)

publié dans : Sur La Toile par Madison
commentaires (4)    ajouter un commentaire
Mardi 27 mars 2007


Comme le veut la tradition, la mère remercia un à un ses enfants avant d’ouvrir ses paquets. Elle ouvrit en dernier celui de Ptit’Claude, et ne put retenir un cri de surprise.

« C’est pour moi ?
- Ben, oui !
- Mais je ne peux pas, c’est trop, et puis une robe blanche, qu’est-ce qui t’a pris ? »

Claude devint rouge, cramoisi plutôt, les larmes lui montèrent aux yeux. Il ne put retenir ses sanglots.
« C’est pas grave, demain on va la changer au magasin. Ptit’Claude, je ne vais pas mettre une robe blanche, je serais ridicule »
Claude partit en courant se réfugier dans sa chambre. Rien n’y fit, ni les paroles affectueuses de sa sœur Cathy, ni les remontrances de son frère, du genre « mais tu es grand, on ne pleure plus à ton âge ». Non rien n’y fit, rien ne pouvait calmer la honte qui avait envahi tout son corps.

Tard ce soir-là, sa mère vint frapper à la porte de la chambre.

« - Claude lui dit-elle, excuse-moi, je n’avais pas réalisé, mais tu ne peux pas tout comprendre…
- Quoi, je ne peux pas comprendre…
- Comment t’expliquer… Tu sais, ton père est parti avant ta naissance. Et on devait se marier.
- Oui je sais, et alors ?
- Je ne peux pas, je ne pourrais pas porter une robe blanche ; cela réveille trop de douleurs.
- Mais c’est mon cadeau !
- Tu ne veux pas l’échanger ?
- Non ! »

Sa mère resta assise à côté de lui, sur son lit. Au bout d’un moment elle lui dit : « Bon, d’accord, je la garde puisque c’est ton cadeau. Mais ne me demande pas de la porter. Cette robe, je la garde, pour toi, mais elle restera dans mon armoire. »

Dans les années qui suivirent, Claude s’introduisait furtivement dans la chambre de sa mère, vérifiait que la robe était toujours là. Il aimait à imaginer, que quelques fois, sa mère la sortait de sa housse, et si ce n’est l’essayer, au moins pour la plaquer contre son corps.

Puis Ptit’Claude a grandi, il est parti poursuivre ses études à Paris, a eu son premier emploi qualifié en Allemagne. Bien sûr il y eut d’autres fêtes des mères. Mais un jour son frère mourut dans un accident. Et sa sœur qui se débattait dans des histoires compliquées, mariée, divorcée, remariée, ne la passait plus qu’avec ses propres enfants.
Mais Claude tenait à être toujours présent pour sa maman.

Et maintenant, après tant d’années, c’est à lui seul que revenait la tâche de choisir des habits adéquats. La pénombre maintenait la chambre fraîche, il se mit à frissonner et dut prendre sur lui pour ne pas rester planté là, à ressasser ses souvenirs. Cette robe n’avait jamais servi, il fallait que cela cesse. Sa mère ne pouvait plus s’y opposer. Sa sœur, trop déprimée ne pourra sans doute pas être là à l’heure pour trouver à y redire. Et la cérémonie ne pouvait pas être retardée. Bien sûr Claude avait choisi la musique pour la cérémonie, ni trop pompeuse, ni trop farandole quand même, à quoi servirait-il d’être triste.

Le bruit d’une voiture le tira de sa torpeur : Dominique était à l’heure. Ils avaient convenu de s’y rendre ensemble.

C’est avec des larmes au bord des yeux que Claude descendit de la voiture conduite par Dominique. Les amis les attendaient, mais il vit surtout sa sœur. Cathy, elle aussi les yeux pleins de larmes, se précipita pour serrer Claude dans ces bras.

« - Cette robe ?
- Oui, c’est celle-là, maman ne voulait pas la porter. Pour elle c’était une robe de cérémonie, elle avait raison ! 
- Elle te va bien ! Maman serait fière. 
- Tu crois ? J’ai peur.
- Sois rassurée, Dominique est là, il t’aime, toi, pour ce que tu es, Claude, ma nouvelle sœur ! Je suis fière d’être témoin à ton mariage. »


Ptit’Claude n’existait plus, Claude avait pris sa place. Une belle jeune femme de 30 ans, au bras de son futur époux, entourée de ses amis et plus chers. La robe blanche lui allait à ravir, elle ne cherchait pas à escamoter ses épaules un peu larges, mais mettait en valeur son hâle acquis par beaucoup de soins. Les médecins et les chirurgiens l’avaient prévenu, on ne pouvait pas effacer, d’un seul coup, ce qui avait constitué 25 ans de sa vie : un garçon, au corps svelte certes, mais pas très bien dans sa peau.L’amour que lui portait Dominique pouvait le consoler de toutes ses souffrances.

C’est la démarche souple, le corps soudain redressé, sa jeune poitrine épanouie dans cette robe, certes neuve mais à la coupe un peu rétro, qu’il entra à la mairie, au bras de son amour, son futur époux, pour célébrer dans la joie leur mariage, sous les applaudissements de leurs amis.



Texte Posté par Jean-Luc
Dans la rubrique "Les Invités De Madison"
 

Si vous aussi vous voulez participer, envoyez vos textes ici :

publié dans : Sur La Toile par Madison
commentaires (0)    ajouter un commentaire
Lundi 26 mars 2007
Ce texte m'a été envoyé par un fidèle du blog. Il a déjà écrit ici à l'occasion de la Saint Valentin et en inventant la fin d'un de mes récits. Je compte sur vous pour l'encourager en lui laissant un p'tit commentaire.



Dans la pénombre de la chambre, Claude n’arrivait pas à se décider. Planté depuis un moment devant la vieille armoire qu’il connaissait si bien, il se laissait envahir par ses vieux souvenirs. Ce n’était pourtant pas l’expression exacte tant les scènes qu’il avait vécu dans son enfance étaient si présentes à son esprit. On l’appelait Ptit’Claude, et si pour sa famille c’était affectueux, pour ses copains d’école, ce surnom était sujet à raillerie. Mais c’était loin tout ça.
Sachant ce qu’il cherchait il se décida enfin. Au fond à droite de la penderie, toujours protégée par sa housse en plastique, elle était là. Poussant les autres vêtements sur la tringle, il la prit par le cintre et la déposa délicatement sur le lit. Il retira la housse de protection, elle lui apparut dans toute sa fraîcheur.

Il avait 13 ans alors et avait décidé de lui offrir, seul, cette fois, un cadeau pour la fête des mères. Oh bien sûr, il lui avait fallu économiser sur son argent de poche, récupérer un peu de monnaies qui traînait par ci par là. Il avait accumulé aussi, si ce n’est les petits boulots, il était trop jeune, du moins les coups de main, qui à force lui rapportait quelque argent.
Il l’avait repérée un jour dans une vitrine, au hasard de ses interminables flâneries dans les rues du centre ville. Elle l’avait attiré tout de suite, brutalement, un véritable coup de foudre.
Il lui avait fallu ruser aussi ; comment savoir la bonne taille ? Aller dans la chambre de sa mère n’était pas toujours facile.
Une fois la somme obtenue, il avait osé entrer dans la boutique. La vendeuse crut tout d’abord qu’il cherchait quelqu’un, sa mère ou sa sœur. Elle eut du mal à comprendre ce qu’il voulait, tant il ne voulait pas parler trop fort. Le premier embarras passé, la vendeuse sut être chaleureuse et lui facilita son achat. Peut-être avait-elle un enfant du même âge, aussi sut-elle lui éviter toute remarque et ne pas faire preuve de curiosité trop déplacée.
Son gros paquet sous le bras, Claude devait affronter un péril plus grand encore : comment entrer discrètement chez lui, où cacher son cadeau. Sa mère, en effet,
entrait souvent dans sa chambre, sous prétexte d’y ranger ses affaires. Mainte fois il avait essayé de lui faire comprendre, qu’à son âge, il pouvait nettoyer et ranger tout seul sa chambre. Rien n’y avait jamais fait.
Par contre sa mère n’allait pour ainsi dire jamais au grenier au dessus du garage, trop escarpé pour y monter. Claude s’y rendait certaines fois, pour être tranquille, de plus il était propre, preuve qu’il pouvait se débrouiller, et une malle métallique y avait été montée, il y a quelques années de ça.
Sa mère n’était pas encore rentrée du travail, tout se passa donc sans problème.
Il n’y avait plus qu’une semaine à attendre.

Ce Dimanche était le grand jour. Claude se leva tôt, il y avait tellement de choses à préparer : le petit déjeuner, aider sa mère pour le repas de midi. En effet son frère et sa sœur aînés venaient à la maison pour manger. Ils étaient, tous les deux, beaucoup plus vieux que Claude, il n’avait donc jamais réellement vécu avec eux. Etre le dernier enfant offre des avantages, on pouvait vivre comme si on était enfant unique. Son frère et sa sœur pensaient souvent à lui, savaient le gâter pour Noël ou son anniversaire. Claude toutefois n’arrivait pas à se départir d’une certaine réserve, il avait tant peur d’être jalousé.
Chacun arriva à midi, chacun déposa son paquet sur la table, à la place de la maman fêtée aujourd’hui. Chacun sembla surpris de la grosseur du paquet de Claude.


Texte Posté par Jean-Luc
Dans la rubrique "Les Invités De Madison"
 

Si vous aussi vous voulez participer, envoyez vos textes ici :

publié dans : Sur La Toile par Madison
commentaires (2)    ajouter un commentaire
Samedi 10 mars 2007

Aujourd'hui, je voudrais vous présenter le travail de quelqu'un que j'aime
 
E-
NOR-ME-MENT.


J'admire ce qu'elle fait.
J'aime sa créativité.
Et à chaque nouvelle "mouture"
 la surprise et l'émotion sont au rendez-vous.


Cette typesse
elle seule comprendra
 pourquoi  j'emploie  ce
mot  pour  parler d'elle

 a un réel talent !


Elle fait ses débuts sur la blogosphère.
Allez-y, explorez ses pages, ouvrez bien les mirettes et régalez-vous !

Peut-être aurez-vous l'envie d'aller la découvrir en vrai un jour...


click
bidouillages & gribouillages,
le blog de titus titos
publié dans : Sur La Toile par Madison
commentaires (3)    ajouter un commentaire
Lundi 19 février 2007

« Je veux que tu viennes chez moi et que tu réveilles mon colocataire. »

Il pensait que j’allais me dégonfler. J’aime les forts en gueule parce qu'ils sont faciles à désarçonner. J’ai enfilé mon vieux jeans et mon bustier en cuir à même la peau et j’ai remonté l’avenue jusqu’à chez lui.

J’ai sonné à la porte. Il m’a ouvert en plaisantant : « Non Mademoiselle, nous n’avons pas besoin d’aspirateur ». Puis il m’a enlacé tendrement. Ca faisait deux mois qu’on ne s’était pas vu. On s’était d’ailleurs quittés sur une engueulade qui aurait du faire office de fin de non « se revoir ».

Il m’a proposé un thé. Pendant qu’il faisait bouillir l’eau, je suis allée dans sa chambre et me suis allongée sur son lit. Quand il est revenu de la cuisine, il avait son sourire de gamin qui m’avait fait craquer la première fois. Il a fait semblant de m’engueuler : « Tu aurais pu enlever tes chaussures, tu vas dégueulasser mes draps ! Et arrête de me regarder comme ça, tu me fais bander ! » Gros éclats de rire. D’un geste rapide il m’a ceinturée et a fait tomber mes sandales en bas du lit. J’ai fait semblant de me débattre mais en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, il a défait les boutons de mon pantalon et l’a fait glisser le long de mes jambes. Il a continué de m’insulter en riant. « Ma p’tite salope, arrête ce jeu là avec moi. De toute façon, je n’ai pas envie de toi ! » Ne ment pas Pinocchio, ton nez s’allonge.

Notre étreinte n’eut rien d’un conte pour enfant. Où alors, la Belle et la Bête version Marquis de Carabas. Quand nous nous sommes écroulés épuisés sur le lit, la sueur coulait sous mon bustier. J’allais l’enlever pour offrir à mon corps un peu de fraîcheur quand il a retenu mon geste en riant : « Tu oublies que tu n’es pas venue ici pour t’amuser Princesse. Tu as une mission. »

Il a attrapé le foulard qu’il avait préparé, m’a bandé les yeux et m’a entraîné avec lui dans la chambre de son ami. « Hey mec, réveille-toi ! J’ai une surprise pour toi. » Il m’a fait m’agenouiller au bord du lit. Mes mains ont cherché à tâtons ce sexe inconnu à qui je devais prodiguer mes bons soins… [texte posté le 12 février]




Voici la suite imaginée par deux blogueurs :


Les Yeux Bandés (2) par Diabolo

La version de Jean Luc, qui a préféré que je poste son texte ici.

Merci à tous les deux. (J'aurais aimé que cela se passe comme ça mais la réalité fut toute autre...)


J’ai toujours aimé sentir vivre le sexe d’un homme, le sentir croître sous mes mains. Celui-ci prit vite une taille imposante sous mes caresses, je limitais mes mains à ces caresses très sexuelles. Je sentais son corps se tendre mais je ne pouvais le voir, de même je ne savais pas si la lumière était allumée et permettait de me voir. Ainsi ces deux hommes disposaient de moi.

Je n’avais jamais subi une telle situation, je ne pouvais continuer ainsi, il fallait que ce soit moi qui reprenne l’initiative.

Je rapprochais ma bouche de mes mains et c’est comme si le silence devenait plus pesant dans la chambre.

Le recouvrir de baisers, prendre son gland dans ma bouche, le laisser s’enfoncer , le titiller, tous mes amants disaient garder, parait-il, des souvenirs impérissables de mes fellations.

Il avait voulu que je sois à lui, tant pis pour lui, il fallait que cet amant de hasard soit à moi.

Je me redressais vivement, espérant que la lumière permette de voir que j’étais  nue à part le haut, dont j’eus vite fait de me débarrasser.

Je dus m’aider de mes mains, les poser sur ses épaules pour enjamber son corps, mettre mes cuisses de chaque côté de ses hanches et me laisser descendre vers son sexe.

Ah, le sentir s’enfoncer en moi, déjà si humide et si ouverte, je le voulais en moi jusqu’au bout.

Il dut se sentir plus à l’aise car ses mains, à ce colocataire que je ne connaissais pas, après m’avoir serrée fort contre lui, parcoururent tout mon corps.

Ses caresses un peu rudes sur mes seins ne ralentirent pas mon enthousiasme, il fallait à tout prix que ce soit moi qui mène la danse. Même quand ses mains se posèrent sur mes fesses, semblant vouloir les écarter, il fallait que ce soit parce que moi, je voulais encore mieux m’offrir aux regards. Mais me voyait-il au fait ? Y avait-il de la lumière ? En tout cas, il ne pouvait pas ne pas entendre mes soupirs.

Son corps se cabra, ses mains écartèrent encore plus fort mes fesses, je plaquais mes seins sur sa poitrine, posais ma bouche sur la sienne et allais chercher sa langue avec la mienne.

Je sentais sa jouissance arriver et se répandre en moi, je m’offrais tout à lui, cet inconnu qui maintenant me connaissait si bien !

Avant que les spasmes ne se calment je me redressais, enlevais mon bandeau. Mon amant, le premier, celui qui m’avait mené là, se tenait debout sur le côté du lit. Sa nudité ne pouvait masquer les sentiments qu’il éprouvait. Je me levais totalement, le pris par la main, le fit coucher sur le tapis au pied du lit. Lentement je me baissais vers sa bouche, offrant ainsi mon sexe autant à son regard qu’à ses lèvres, m’allongeais sur lui pour offrir à sa bouche, comme à la mienne, le goût de nos amours.

Je partis de chez lui quelques heures plus tard après m’être douché. Ce qui me revient encore aujourd’hui c’est le silence, aucune parole ne fut échangée.

Il ne m’a jamais rappelé, je ne les ai jamais revus ; sinon quand j’ai besoin de fantasmer…

Jean Luc

publié dans : Sur La Toile par Madison
commentaires (4)    ajouter un commentaire
 
compteur de visite sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus