Un petit coucou


boîte à mots

Lundi 4 février 2008
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extrait-peau-froide.jpg"... Tous mes efforts visaient à ne pas penser à ce qui devait arriver tôt ou tard, quoi que ce fût. Voilà un exemple de cette faiblesse humaine qui consiste à concevoir un espoir et à l'énoncer indéfiniment, de sorte que la répétition elle-même fait que le désir se confonde avec la réalité..."


La Peau Froide - Albert Sanchez Piñol



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Lundi 4 février 2008
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"Sur un îlot perdu de l'Atlantique sud, deux hommes barricadés dans un phare repoussent les assauts de créatures à la peau froide. Ils sont frères par la seule force de la mitraille, tant l'extravagante culture humaniste de l'un le dispute au pragmatisme obtus de l'autre. Mais une sirène aux yeux d'opale ébranle leur solidarité belliqueuse."

"La Peau Froide" est le livre le plus étrange qu'il m'ait été donné de lire.
On me l'a recommandé en sachant que j'aimais la Science Fiction. Ce n'est pourtant pas un roman de SF au sens classique du terme.
L'histoire pourrait se résumer en quelques mots. Elle pourrait même faire l'objet d'une pièce de théatre tant la trame est simple : un seul lieu en vase clos, deux personnages et des monstres... le tout hors du temps.
Le style, lui, semble très classique mais sans le côté redondant.  Cela m'a fait pensé à ces vieux livres d'aventure comme "L'expédition du Kon-Tiki" ou encore "Robinson Crusoe" où le personnage principal raconte le quotidien à la manière d'un journal de bord. Mais les idées qui en ressortent donnent à ce roman toute la dimension d'un conte philosophique. Albert Sanchez Piñol y reprend des termes universels : l'amour, la guerre, le sexe, l'amitié, la compassion, la beauté, la mort... - seule absence : Dieu. Mais ça aurait sans nul doute donné un côté manichéen et inutile à l'histoire -. Il dépeint la nature humaine dans ce qu'elle a à la fois de plus cruel et de plus beau. Cela frôle parfois la froideur, parfois la poésie. Les Monstres ne sont là que pour faire émerger toutes ces facettes chez ces deux Humains, obligés de collaborer dans l'adversité.
La fin, aussi surprenante que logique, marque ce livre d'un sceau fataliste qui n'est pas sans rappeler le côté répétitif des erreurs de l'Humanité et ce qu'elles ont d'inéluctable.

J'ai d'habitude une préférence pour les styles littéraires rapides et percutants. A ma grande surprise, j'ai savouré toute la lenteur intemporelle de La Peau Froide, de la première à la dernière ligne. Et je pense que que toutes les impressions ressenties au fil des mots vont encore me hanter quelques temps avant d'avoir envie de lire autre chose.


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Samedi 2 février 2008
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Changing Faces
- Out Of Sight -



... It's been so long
Since I've held you
Yet thoughts of you come to me
And your face appears while lying here
It's like never being here without you
And even when you're far away
I appreciate you every day

I may be in Japan
London or France
No matter where I am
You're still my man
Winter, spring, summer, fall
Whenever you should call
No matter where I am
You're still my man...


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Mercredi 30 janvier 2008
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J'adore ce morceau de la Norma de Bellini.
J'adore Maria Callas.
Je l'avais déjà mis en écoute il y a longtemps.
Je le remets aujourd'hui pour la beauté, pour le plaisir, pour l'émotion.




La Callas - Casta Diva
Rome 1957



Elle me tire les larmes à chaque fois...


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Lundi 28 janvier 2008
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Opéra gothique, conte pour adultes ou univers purement burtonien : Sweeney Todd, le diabolique
barbier - démoniaque aurait été plus juste - de Fleet Street nous plonge dans une histoire sombre et sanglante qui ne manque cependant de poésie et d'humour. Adapté d'un spectacle musical de Brodway dont il garde la simplicité de l'intrigue, ce film est une réussite.

Je ne suis pas fan de Johnny Depp en général ; je n'aime pas cet air naïf qu'il a malgré le sérieux de certains de ses rôles. Mais là il m'a soufflé ! Il a pris de l'ampleur, de la maturité. Et en plus, il chante bien !
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Ce film aurait pu s'appeler "Hémoglobine à tous les étages". Mais comme je le disais à Pierogod, à l'instar de Kill Bill ou de Sin City, le côté "fiction" permet de prendre la distance suffisante, comme dans un dessin animé, pour ne pas se sentir mal. Je n'ai malheureusement pas trouvé cette distance dans l'autre film vu cette semaine et qui, du coup, m'a beaucoup déçu : "No Country For Old Men" des frères Coen. Il avait pourtant tous les ingrédients pour me plaire mais le côté trop réaliste, l'usage outrancier des armes à feu et le côté américan freak-o, m'a un peu barbé...




PS : Le seul petit détail qui m'ait gêné dans Sweeney Todd, c'est de retrouver en premier plan
trois des acteurs des différents Harry Potter - Alan Rickman, Helena Bonham Carter et Timothy Spall -.
Le côté fantastique, inquiétant et anglais m'empêchait au début du film de les voir autrement.


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