Un petit coucou


boîte à mots

Jeudi 25 janvier 2007

Je te veux,
approche - toi,
embrasse   -   moi,
respire-moi, goûte-moi,
lèche-moi              ici et là,
dévore-moi,         mords-moi,
griffe-moi,            susurre-moi,
dis-moi,                           tais-toi,
caresse-moi,    en haut,     en bas,
explore-moi,                     d’un doigt,
de deux,                                 de trois,
effleure-moi,                         frôle-moi,
frotte-toi,                           n’entre pas,
pas encore,                      pas comme ça,
agrippe-moi,                              fesse-moi,
écarte-moi,                            pénètre-moi,
enfonce-toi,           au plus profond de moi,
reste là,                                 ne bouge pas,
regarde-moi,                                 défie-moi,
domine-moi,                            maintiens-moi,
empêche-moi,                             résiste-moi,
lâche-moi,     reprends-moi,    glisse en moi,
doucement                          de haut en bas,
cambre-toi,                              cambre-moi,
continue                                    comme ça,
appuie-toi                                  serre-moi
 retire-toi,                             affame-moi,
tourmente-moi,                  torture-moi,
revient ici                          ou rentre là,
n’hésite pas,                     abuse-moi,
enflamme-moi,              martèle-moi,
surtout            n’arrête           pas,
empare-toi de moi, soulève-moi,
bâillonne-moi,    envahis-moi,
oublie-moi,      oublie-toi,
lâche-toi, inonde-moi,
abandonne  -  toi,
à mes jambes,
à mes bras

 

… et souris-moi.

 

 

publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
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Mercredi 24 janvier 2007


Dès sa sortie j’ai eu envie de voir ce film. Pas par foi, je suis athée. Par curiosité. Comment peut-on faire vœux de silence ? Comment peut-on se couper du monde toute sa vie d’adulte ? Comment peut-on accepter de ne pas participer aux mouvements de l’humanité ?

 

Une vie de recueillement, de lectures, de chants, de menues tâches quotidiennes... Des saisons qui passent au rythme du tintement des cloches, des prières, et des gestes répétés maintes fois...

 

Même si ce documentaire présente quelques longueurs, on ne voit pas passer les heures. Certains passages sont émouvants, d’autres très drôles. L’ensemble est apaisant. Ces hommes sont touchants par leur croyance et le choix de vie qu’ils ont fait. Ils sont surprenants par leur côté enfantin. Et la beauté des sourires qu'ils échangent entre eux ou avec nous contraste avec l'austérité de leur quotidien.


Penitence joyeuse, telle est le nom qu'ils donnent à  leur enfermement.

 

Un seul moine parlera à la caméra, dans le dernier quart d’heure du film. Il est aveugle. Son discours est à son image, aveugle aux réalités planétaires. « Le monde a oublié la parole de Dieu... On ne peut pas vivre sans la parole de Dieu… Je ne comprends pas qu’on puisse vivre sans… ». Dans ses paroles qui pourraient être prises comme du fanatisme ou une provocation en d’autres lieux, j’ai lu l’image inversée des interrogations qui m’ont fait aller voir ce film.

Un mur d’enceinte sépare nos deux mondes et l’incompréhensible se fait vérité…


http://www.legrandsilence-lefilm.com/

publié dans : Lu, Vu, Entendu par Madison
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Mardi 23 janvier 2007

Attali aime à conter qu’il y a bien des années, vous étiez venu le voir pour savoir comment devenir Président. Cela peut expliquer l’emprunt à Mitterrand d’une partie du slogan qui a fait son succès pour en faire votre « Rupture Tranquille ». Cela peut aussi expliquer le fait que vous citiez les Grands Hommes qui ont fait la France, même si ceux-ci étaient de gauche. Mais à force de vouloir trop coller à certaines images, n’en renieriez-vous pas les vôtres ?

 

"Il y a quelques années, François Mitterrand, dans une réplique superbe, avait dit : 'vous n'avez pas le monopole du coeur'." – Nicolas Sarkozy

 

Et non Monsieur le candidat Ministre de l’intérieur, cette réplique n’est pas de Mitterrand mais adressée à lui par Giscard d’Estaing à la veille des élections présidentielles de 1974.


 

J’espère que vous n’êtes pas superstitieux, car l’auteur de cette phrase a été, en 1981, torpillé par Chirac avec qui vous semblez vraiment vouloir rompre ces derniers temps…

publié dans : Politiquement Correct par Madison
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Lundi 22 janvier 2007
Je sais que la plupart d'entre vous explorent la blogosphère depuis leur bureau.
Dois-j'en conclure que vous vous ennuyez ?

Voici donc de quoi passer le temps.
Un petit jeu bête et énervant : "Kill Mosquito"

Attention de ne pas trop gesticuler, cela pourrait attirer l'attention de votre patron !





Bon allez, maintenant ça suffit,
on se remet au boulot !!!

publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
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Dimanche 21 janvier 2007

Il était environ 6 h du matin, j’allais franchir cette porte. Je me retourne, l’embrasse, passe mes doigts dans ces cheveux, la contemple une dernière fois. Au dernier regard, je distingue sa belle silhouette toute blanche en contre jour. Comme une diva sorti des étoiles elle esquisse un petit sourire. Je fais de même, la porte se ferme derrière moi.

Une fois dehors je retrouve Paris, léger comme cet air frais matinal, tellement léger que ma tête s’est souvenu quelle avait oublié son « gavrochard ». Gavroche, Paris, cela vous dit quelque chose ?

Parie s’éveille ! Un éternel recommencement. Ce spectacle m’a toujours émerveillé sauf ce matin là. Décidément ma tête est ailleurs.

Pour prolonger le plaisir j’envoie un message électronique (texto pour les initiés). « J’ai passé une super soirée et une bonne nuit »

Dès le quai de Seine passé, mon corps redescend sur terre alors que mon esprit plane toujours.

On est samedi il est bientôt 10 heures, la vie recommence comme si de rien n’était.

Un sentiment étrange m’envahit dans la soirée. Je n’ai pas eu de réponse à mon message électronique. Cette réponse devenait pour moi un enjeu, comme un prolongement de l’histoire. Une sorte d’obsession qui au fil du temps devenait insupportable. Je décide de reprendre contact. Coup de fil et messages électroniques n’y changeront rien. Ma réaction fut soudaine : « c’est mort ».

Tout le week-end fut une alternance de calme, de méditation, de remise en cause, d’euphorie, et de sommeil. Un sommeil tellement profond qu’au réveil ce songe m’est réapparu.

J’ai rêvé.

J’ai  fait l’amour avec une étoile filante.

 

 

 

                 ombre-et-lumiere-negatif-2.jpg

 

 

Il est là, dans l’embrasure de la porte, m’embrassant une dernière fois. Il dévale l’escalier en souriant. La porte se ferme sur un dernier regard complice.

Dans un semblant de réflexe, je vais m’asseoir sur l’accoudoir du canapé près de la fenêtre pour le regarder partir dans la lueur incertaine du matin.

Mais je ne le vois plus. Des larmes brouillent ma vue. Six mois plus tôt, assise là, je regardais s’éloigner l’homme que j’aimais sans savoir qu’il ne reviendrait plus. Même picotement de froid sur ma peau nue, même frisson parcourant mon corps fatigué, même couleur grise dans ciel de Paris.

Sensation de vide qui m’attire vers l’obscurité de la chambre à coucher. Je m’allonge et respire les draps encore imprégnés de la sensualité de la nuit. Mais rien n’efface les souvenirs qui m’envahissent. Le disque que j’avais mis avant son départ s’arrête presque trop brusquement. Silence étouffant que je voudrais pouvoir faire taire.

La sonnerie de mon portable me fait sursauter. Je lis son enthousiasme dans les quelques mots qu’il m’envoie. Je ne peux pas répondre. Que répondre à l’espoir d’un futur quand le passé vous étreint ?

Je me lève. Je découvre sa casquette oubliée sur la chaise. Pourquoi l’a-t-il oublié ? Question  oppressante aux réponses impossibles. Histoire colorée de tristesse avant d’avoir pu commencer.

Le téléphone sonnera deux fois, trois fois… Mal-être qui rend lâche. Trop douloureux de lui parler. Juste un mail pour lui dire que je suis désolée, que j’avais cru pouvoir effacer le passé dans ses bras mais que je ne peux pas. Un clic sur la touche envoi, j’espère qu’il me pardonnera…

 

 

publié dans : Sur La Toile par Madison
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