Un petit coucou


boîte à mots

Lundi 10 juillet 2006

Dernier tir au but et la joie des Italiens explose. La fête est finie. Je zappe. Pour moi c’était le dernier match jusqu’à 2010. Jamais je ne regarde le foot en dehors des Coupes du Monde.

Ce qui est surprenant, c’est que je connaisse les règles du jeu, pas mal de joueurs et que je me souviens des dates et lieus des précédentes coupes. Remarquez que pour les règles du jeu, si des millions d’abrutis dans le monde les retiennent (je vais me faire des amis là), il n’y a pas de raison que je n’y arrive pas !

L'image “http://www.rfi.fr/actufr/images/072/foot_trophee220.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Pour les précédentes coupes du Monde, elles sont toutes associées à des dates importantes de ma vie.

1982 : Espagne

Premier grand voyage au Mexique

1986 : Mexique

Rencontre avec celui qui allait devenir mon mari, aussi mexicain que la ola devenue célèbre à l’occasion de ce Mundial.

1990 : Italie

Impossible de suivre. J’étais à New York, et les Etats-Unis (première participation) s’étant faits rétamer au premier tour ne diffusaient plus les matches.

1994 : Etats-Unis

Je n’en ai rien vu non plus, je venais de me séparer de mon mari. Les hommes me semblaient bien ridicules à courir derrière un ballon.

1998 : France

Ce Mondial là fut un évènement à lui tout seul.

Le soir de l’ouverture, je suis allé écouter Gilberto Gil en concert.

Ensuite, j’ai vu la plupart des matches dans des cafés. Je peignais mes ongles aux couleurs des équipes qui jouaient le soir même. Une vraie fada !

Le soir de la finale, je suis allée avec une amie sur les Champs Elysées. Le lendemain j’y suis retournée pour voir les Bleus dans leur bus à impériale. Avec cette amie, on a décidé de prendre cette date moins un an pour marquer le début de notre amitié.

2002 : Corée – Japon

Pas eu le temps de suivre les matches car je montais avec l’amie citée précédemment une petite entreprise. Nous devions être prêtes pour la rentrée. Il a fallu mettre les mains dans le plâtre et la peinture.

2006 : Allemagne.

La petite entreprise va fermer. Nous faisons les cartons. Nous avons eu du mal à nous enthousiasmer pour les Bleus…

Que se passera-t-il en 2010 ?

 

En attendant il nous reste 2007 : et croyez-moi, je ne vais pas la louper celle là !

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Vendredi 7 juillet 2006

Puisqu'on en parle, voilà une info (hyper méga importante) de dernière minute :


Domenech et Henry distingués pour leur "ferveur" lors de "La Marseillaise"

AP | 07.07.06 | 12:46

PARIS (AP) -- Raymond Domenech et Thierry Henry honorés pour leur patriotisme: le Comité national "La Marseillaise" a décidé de décerner le Prix spécial du jury 2006 au sélectionneur des Bleus et à l'attaquant français pour "avoir chanté avec beaucoup de ferveur" l'hymne national avant chaque match lors de la Coupe du monde.
Cette distinction récompense chaque année à la veille du 14 juillet des personnalités qui, "par leur action et leur comportement contribuent à l'enseignement, au rayonnement et au respect de l'hymne national", précise dans un communiqué le Comité qui rassemble des élus, historiens, écrivains, journalistes, musiciens et personnalités de la société civile.
Le sélectionneur et l'attaquant d'Arsenal seront prochainement invités pour recevoir leur récompense au Château de Vizille (Isère) dans le cadre du Musée de la Révolution française. AP



Mais pourquoi ne l'ont-ils pas donné à Lilian Thuram hein ? Il y met pourtant plein de ferveur lui aussi.
Comment ça il chante faux la Marseillaise !!!
Comme la majorité des Français non ? ;-)


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Vendredi 7 juillet 2006
Bon c'est vrai, je vous ai un peu provoqués.

Il faut tout de même avouer que les paroles de la Marseillaise sont très agressives, non ?

Je suis d'accord : cet hymne est un des symbôles de notre pays (de notre patrie dirons certains). J'admets et je comprends son utilité. Tout comme j'admets et je comprends celle du drapeau tricolore sur le plan des symbôles. Comme beaucoup aussi, je suis offusquée lorsque je vois certains Français bien pensants s'accaparer ce symbole en déclarant être plus Français que les autres.

Mais recadrons un peu la chose :

"En 1792, à la suite de la déclaration de guerre du Roi à l’Autriche, un officier français en poste à Strasbourg, Rouget de Lisle compose, dans la nuit du 25 au 26 avril, chez Dietrich, le maire de la ville, le "Chant de guerre pour l’armée du Rhin".
Ce chant est repris par les fédérés de Marseille participant à l’insurrection des Tuileries le 10 août 1792. Son succès est tel qu’il est déclaré chant national Le 14 juillet 1795"

source : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/

La Marseillaise est avant tout un chant de guerre. Bien sûr, elle marque une date importante pour le peuple français : la Révolution. Et son apprentissage a été rendu obligatoire à l'école de la République pour marquer une autre période de souffrance : la Deuxième Guerre Mondiale. Mais quand même, chanter des paroles comme celles là actuellement... moi ça me dérange.

Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous
de la tyrannie,
L’étendard sanglant est levé, (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Egorger vos fils et vos compagnes
Que veut cette horde d’esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français, pour nous, ah ! quel outrage
Quels transports il doit exciter !
C’est nous qu’on ose méditer
De rendre à l’antique esclav
age !

Qu'on trouve un hymne moins agressif ne changerait rien à l'histoire. On parlerait de la Marseillaise comme on parle encore du Chant des Partisans. Mais sur les stades olympiques, on aurait quelque chose de plus fraternel à offrir au monde. (Heureusement qu'on ne comprend pas les paroles des autres hymnes non plus...)

Allez, pour réconcilier les grincheux et les optimistes :



Les paroles sont certes les mêmes mais c'est déjà autre chose non ?

La semaine prochaine je vous parle de l'Internationale !
(Je rigole ... quoique !)


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Jeudi 6 juillet 2006
On devrait prendre cette chanson là comme Marseillaise, c'est moins agressif non ?





Et il faudrait arriver à convaincre les plus grincheux que la France est m
ulticolore,
 pas seulement sur le terrain, et que c'est une chance.


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Mercredi 5 juillet 2006

Pas trop de temps aujourd'hui, alors quitte à faire un article chiant, je vous fais un copié/collé de l'histoire du drapeau français, victoire probable (?) des tricolores ce soir oblige. Pleurez-pas, c'est instructif !


La première bannière dite de “France moderne” date de Charles VI (1382-1427). Il réduisit à trois fleurs de lis (ce qui équivaut en héraldique à l’infini), l’emblème ancien du XIIe siècle qui était composé d’un champ bleu parsemé de fleurs de lis. L’origine des fleurs de lis est inconnue. C’était l’emblème du roi, donc il était utilisé de plus en plus souvent dans les batailles.
Progressivement le blanc fut adopté par les rois, sans doute à cause de l’influence de Jeanne d’Arc et de la maison d’Orléans. Cette couleur devint la couleur de commandement du Roi au XV-XVIe siècle. Des croix blanches commencèrent à apparaître sur les drapeaux régimentaires, et un drapeau blanc plain fut également introduit, avec d’autres dans la Marine royale. En 1643, l’étendard royal à la mer était blanc parsemé de lis d’or avec au centre les armes de France supportées par deux angelots. L’ordonnance du 9 octobre 1661 officialisa le pavillon blanc plain pour les bâtiments de guerre, et fut autorisé pour la Compagnie des Indes dès 1739, et pour tous les navires par l’ordonnance du 25-03-1765. Une ordonnance de 1689 avait défini pour la marine royale de commerce, un pavillon bleu frappé d’une croix blanche (emblème des Armagnacs), chargée des armes de France (parfois omises). Pour l’usage commun on utilisait des drapeaux blanc et bleu de tous types.
Le 13 juillet 1789, la Garde nationale qui allait prendre la Bastille, portait une cocarde bleu et rouge (les couleurs de Paris). Le 17 juillet, Pierre Bailly, maire de Paris, présenta la cocarde au roi et l’épingla sur l’habit blanc du roi, qui alla saluer la foule devant l’hôtel de ville avec cette cocarde. La Fayette la recommanda au gouvernement et elle fut officiellement adoptée, sans ordre défini, le 4 octobre 1789. Sans aucun caractère officiel on vit aussi des drapeaux à trois bandes horizontales bleu/blanc/rouge ou rouge/blanc/bleu. Le besoin d’homogénéité se fit rapidement sentir, d’autant que les marins étaient parfois mécontents de naviguer sous le pavillon blanc. Le 24 octobre fut adopté un nouveau pavillon : il était blanc mais portait en canton un pavillon rouge/blanc/bleu, liseré de blanc et entouré d’une bordure divisée verticalement en deux parties rouge et bleue, le rouge étant près de la hampe.
Le 21 septembre 1792, la République était proclamée. Les marins protestèrent de nouveau contre ce pavillon et un nouveau modèle fut adopté le 15 février 1794 (27 pluviôse An II). Il ne comportait plus que trois bandes verticales, mais le bleu était placé à la hampe. A terre, toutes sortes de drapeaux coexistèrent, en particulier celui avec un losange blanc entouré par quatre triangles alternativement bleus et rouges avant que le tricolore bleu/blanc/rouge vertical ne soit rendu officiel en 1812 comme pavillon de base.
A la Restauration, le pavillon blanc fut de nouveau réintroduit par arrêté le 13 avril 1814. Pour les bâtiments de guerre et de commerce. Puis la période des Cent-Jours vit l’abrogation du pavillon blanc le 9 mars 1815 et la réapparition du tricolore, qui céda de nouveau la place au blanc de la monarchie àprès la chute de Napoléon à Waterloo (8 juillet 1815). Après la Révolution de 1830, le roi Louis-Philippe donne l’ordre à la Marine le 2 août 1830 de reprendre le tricolore. En 1836 les bandes deviennent inégales (afin de paraître égales au vent) pour le pavillon de marine (0,30 - 0,33 - 0,37).
La Révolution de juin 1848, amena la Commune de Paris à rejeter le tricolore, et à proposer le drapeau rouge, mais Lamartine s’y opposa et un compromis fut trouvé le 26 février 1848. Le décret rétablissait le tricolore sans préciser l’ordre des couleurs et le projet de David (drapeau bleu/rouge/blanc) fut malencontreusement adopté par suite de l’erreur du citoyen Caussidière. Devant la violence des protestations, le bleu/blanc/rouge fut rétabli par un nouveau décret le 7 mars 1848. Le règlement du 17 mai 1853 a confirmé les largeurs des trois bandes du pavillon de marine à 0,30, 0,33 et 0,37 de la longueur totale. Le drapeau national à terre conservait les trois bandes d’égale largeur. Le tricolore resta dès lors sans changements malgré la tentative de la Commune de Paris d’imposer le drapeau rouge en 1871 (28 mars au 28 mai).
© Société Française de Vexillologie
http://perso.orange.fr/sfv/page5.html



Nous voilà tous moins bêtes n'est-ce pas ?
Et demain, je vous mets la Marseillaise. (Non, je blague !)
publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
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