Un petit coucou


boîte à mots

Dimanche 25 février 2007


Allez hop, je me colle aux fourneaux !


Si vous étiez coincé sur une île pour le reste de votre vie, et que vous ne pouviez choisir qu'une seule cuisine (française, italienne…), laquelle adopteriez-vous ? Pourquoi ?

Comme Mister K, à qui je dois de répondre à ce questionnaire, je ne peux que remarquer le côté classique de « l’île déserte » dans les questionnaires. C’est un peu comme le feu de cheminée et nu sur la peau de bête en sirotant du champagne dans l’imagerie du week-end en amoureux.

Pour en revenir à la question, j’imagine mal qu’on puisse se faire une bonne choucroute ou un poulet tandoori à la demande si on a échoué sur une île déserte. A moins d’avoir accosté avec une cargaison de conserves William Saurin ou d’épices Ducros. (Pub !) La cuisine japonaise, une de mes préférées serait sûrement la plus réaliste. Il faudrait juste que j’apprenne à pécher… et ça ce n’est pas gagné.

 

Quel est l'aliment ou le plat le plus inhabituel que vous ayez goûté ?

Ragoût de varan et soupe de tortue, au Mexique. C’est étrange, entre poulet et poisson… mais pas mauvais.

 

Quel est l'aliment ou le plat le plus inhabituel que vous ayez goûté et aimé ?

Outre les deux susnommés, j’ai mangé de la baleine en boîte avec un ami japonais. Le tout arrosé d’un petit saké des familles. Je sais, c’est illégal, mais qu’est-ce que c’est bon !

 

Quel aliment évitez-vous de manger (que ce soit à cause d'allergies, d'un régime alimentaire précis ou juste parce que vous n'aimez pas) ?

LES BETTERAVES ROUGES !!!! Rien que d’y penser, ça me soulève le cœur. J’arrive à manger plein d’autres choses qui peuvent ne pas me plaire mais ça… c’est impossible. Et qu’on vienne pas me dire : « Tu devrais essayer cru, rapé, c’est excellent. » J’ai essayé, je n’peux pas !

 

Est-ce que vous cuisinez ?

Bien moins souvent qu’avant mais oui. J’adore ça surtout quand c’est pour les gens que j’aime.

 

Quel est le plat favori que vous préparez lorsque vous souhaitez impressionner ?

Je n’ai pas de spécialité (à part mon pain d’épice, best of de mes desserts en hiver). Je ne fais jamais un plat plus de deux ou trois fois. Par contre, j’aime surprendre avec des choses simples comme l’utilisation inhabituelle de certains légumes (potiron, topinambour,…) ou des mélanges sucrés salés inspirés des pays lointains.

 

Lorsque vous allez au restaurant, quels plats préférez-vous choisir ?

Alors là, c’est pas une question pour une gourmande ça. A chaque restaurant mon plat préféré !

Quand je suis pressée : pizza napolitaine, steak tartare, bo-bun ou chirachi, sinon, c’est le plat du jour, la spécialité maison.

 

Avez-vous déjà retourné un plat ou un vin au restaurant ? Si oui, pourquoi ?

Rarement. Même si je ne suis pas du genre à faire des histoires je ne suis pas non plus du genre à me taire quand ce n’est pas frais ou pas comme attendu.

 

Combien de livres de cuisine possédez-vous ?

J’adore les livres de cuisine. J’en ai une bonne dizaine que je consulte essentiellement pour le plaisir des yeux. J’en ai rarement expérimenté les recettes.

Je pourrais les emmener sur l’île déserte histoire de saliver.

 

Quel est l'aliment dont vous ne pourriez pas vous passer?

Heu… les fruits.

Non, le fromage. 

Non, les épices.

Non, le thé.

Non, le chocolat !

 


Je  refile cette patate chaude à qui voudra la déguster, ici en commentaire ou ailleurs sur un blog. Bon app !

 

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Lundi 15 mai 2006

J’adore le fromage !


Mais il en est un qui ne me fait ni chaud ni froid, c’est le camembert. J’en vois déjà certains qui contestent derrière leur écran : « Quand même un bon calandos ! » Ben, oui, peut-être, mais… je ne voue aucun culte à ce symbole gastronomique français made in Normandie, désolée.

Cependant cet hiver, j’en ai trouvé un qui m’a fait littéralement craquer. Sa croûte blanche, légèrement croquante, son cœur tendre et savoureux à souhait, les différents arômes qui se mélangent délicieusement dans la bouche. Il s’agit du seul camembert qui pouvait trouver grâce à mes yeux : « Le P’tit Choco-Claquo’s ».


On doit cette friandise à un artisan chocolatier du Calvados très sympathique : Monsieur Viette. Son idée : donner la forme d'un camembert à une gourmandise à base de cacao, purée de pomme, amande et raisins secs, avec un soupçon de calvados, le tout recouvert de chocolat blanc ! Un pur délice !

Qu'est-ce que j'étais contente de recroiser Monsieur Viette ce week-end ! Je l'aurais presque embrasser ! Si vous passez par Vire, n'hésitez pas à aller le saluer et à savourer sa petite spécialité.



Et pendant que vous bavez devant la photo, moi, je vais m'en taper un p’tit bout ! Bon appétit !

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Lundi 17 avril 2006

Samedi après-midi une de mes cousines m’appelle pour me dire qu’elle est venue passé le week-end de Pâques « à la capitale » avec son chéri. « On mange ensemble ce soir ? ». Rendez-vous est pris pour 20 heures Place de l’Opéra. Sur le chemin, je passe en revue les nombreuses possibilités gastronomiques de ce quartier. Au fond de moi, je prie pour qu’ils aiment la cuisine japonaise car j’ai une terrible envie de poisson cru. Je prie aussi pour que son mari que je ne connais pas malgré leurs nombreuses années de vie commune ne soit pas de ceux qui ne connaissent que le steak frites. J’ai suffisamment de bons repères dans le quartier (libanais, marocain, thaï, vietnamien…) pour qu’on finisse bêtement à l’Hippo ou au Bistrot Romain.

 

Ouf ! A peine ont-ils entendu « restaurant japonais » que leurs yeux pétillent. Ils ont toujours eu envie d’essayer mais jamais eu l’occasion. D’un pas joyeux, je les guide avenue de l’Opéra, rue des petits champs puis rue Saint Anne. Ce quartier foisonne de cantines japonaises fréquentées essentiellement par des Japonais vivant à Paris. Mon choix s’arrête sur un petit boui-boui spécialisé en yakitori : le YASUBE. Ce petit restau qui ne paye pas de mine est un petit trésor au cœur de Paris. Rien à voir avec tous  les restaurants à sushis qui ont fleuris ces dernières années, tenus par des vietnamiens profitant de l’ignorance crasse des occidentaux en matière de culture asiatique. Ca me fait bien rire et je suis surprise qu’aucun d’eux n’ait eu l’idée d’appeler son restau Ku Yon. Pour info, si on vous sert des beignets crevettes en entrée et des perles de coco en dessert, vous pouvez être sur que vous n’êtes pas dans un restaurant japonais authentique.

 


Mais pour en revenir aux yakitori, se sont à l’origine de petites brochettes de poulet (ailes, blanc, boulettes, foie,…) mais il en existe aussi à base de champignon, porc, fromage… Pour débuter, c’est parfait. Le poisson cru étant surprenant la première fois, je ne prends pas le risque d’entraîner mes hôtes dans un restaurant de sushis, aussi authentique qu’il soit.

 

Comme la carte propose des assiettes de sashimi (tranches fine de poissons crus) nous en prenons une à partager en début de repas. Ma cousine et son homme se régalent. Je suis ravie. N’étant pas fans de sensations fortes, ils évitent la pâte de  raifort (wasabi) et le gingembre (gari) que je me fais un plaisir de dévorer. Arrivent ensuite les divers petits plats de crudités (sunomono), la soupe (miso), le riz et enfin les brochettes. Tout est délicieux. On se lèche les doigts. Un fruit de saison vient clore ce merveilleux repas.

 

Pour les amateurs de thé vert comme moi, c’est un vrai plaisir de pouvoir en boire à volonté. Ca change du sachet de Lipton dans une demi tasse d’eau chaude servi en général dans les bistrots de l’hexagone. Evidemment, le thé c’est pour ceux qui n’ont pas envie de boire d’alcool. Car vous pouvez accompagner votre repas avec une délicieuse bière japonaise ou encore du sake chaud, tout aussi savoureux.

 

A côté du Yasube, il y a un deuxième restaurant que j’adore : le Yakiniku. Le poisson cru y est à l’honneur. Les serveurs ont toujours l’air débordés et mal aimables, mais au fil du repas, ils font montre d’un humour décalé que j’adore.


 

 

Yasube
Yakiniku
9, rue Saint Anne
75001 Paris
01.47.03.96.37
11, rue Saint Anne
75001 Paris
01.42.96.27.60


Si vous hésitez encore, laissez-moi un message, je me ferais un plaisir de vous accompagner ;-)

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Mardi 27 décembre 2005
Dans ma famille, le repas de Noël se décide presque à la dernière minute, selon les envies des uns et des autres. Rien de traditionnel, jamais de dinde, jamais de bûche, jamais pareil d'une année sur l'autre. Mais quand en arrivant à Paris ma mère m'a dit : "Tu pourrais faire un crumble pour le réveillon !", je suis tombée de ma chaise. Pour moi, un crumble c'est le truc basique, le gâteau vite fait avec pas grand chose.

Je venais de faire du pain d'épices. Ca m'a rappelé une recette lue un jour, mais où ? Peu importe, il allait y avoir un crumble le soir de Noël.

Je vous livre donc ma recette, largement improvisée et dans des proportions proches de l'à-peu-près.

Pour 4 personnes :

4 tranches de pain d'épices
50 gr de beurre mou
un peu de farine
3 ou 4 c.s. de rhum
400 à 500 gr de fruits secs (amandes, noisettes, noix, raisins, abricots, pruneaux, figues, pommes, poires, dattes,...)
de la canelle en poudre

La veille, mettre les fruits secs (sauf les dattes et les noix, noisettes et amandes) dans un saladier. Rajouter le rhum et recouvrir d'eau bouillante. Mettre un film plastique et laisser macérer toute la nuit.

Trois heures avant le repas, émietter le pain d'épices et rajouter le beurre. Malaxer longuement. Si le mélange est pâteux, rajouter de la farine. Au final, il doit avoir la consistence d'une pâte sablée qui se défait en petits morceaux.

Rajouter le reste des fruits secs (dattes, noix...) aux fruits macérés. Verser le mélange dans un moule à manquer. Mettre de la canelle. Répartir les miettes de pâte sablée sur le dessus.

Mettre à four chaud (180°) pendant 35 minutes (le dessus doit être bien cuit).

Servir tiède avec une boule de glace. Mon choix s'était arrété sur de la glace figues & canelle de chez Picard mais une bonne glace à la vanille devrait faire l'affaire ;-)

Il n'y aura pas de photo du crumble de Noël, car sitôt servi, sitôt englouti et ce malgré les : "On n'arrivera pas au bout après ce qu'on a déjà mangé."
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Dimanche 20 novembre 2005
Aujourd’hui, je vous livre ma meilleure recette. Essayez-la et vous ne pourrez plus vous en passer !
 
 
 
 
 
 
100 gr de beurre
500 gr de miel liquide
1 petit verre de lait
300 gr de farine
1 œuf battu en omelette
½ cc de bicarbonate de soude
½ cc d’anis en poudre
½ cc de quatre épices
 
 
Dans une petite casserole, faire bouillir le miel, le beurre et le lait.
 
Dans un grand récipient mettre le bicarbonate, verser le mélange bouillant dessus et remuer. (Attention ça mousse énormément)
 
Ajouter l’anis en poudre puis l’œuf battu. Remuer. Incorporer petit à petit la farine. Rajouter les 4 épices et bien mélanger.
 
Verser la préparation dans un moule à cake beurré généreusement et mettre au four 1h15 à feu moyen (th 160°).
 
A déguster au petit déjeuner, au goûter ou encore au dessert accompagné d’une bonne glace (genre glace figues cannelle de chez Picard)
 
Variantes :
  • Ce pain d’épices est très bon nature. Mais on peut y rajouter des fruits confits. Avec gingembre confit, moi je fonds.
  • On peut prendre du miel de fleurs d’oranger, remplacer le verre de lait par un verre de jus d’orange et mettre des écorces confites d’orange : c’est délicieux !
  • Le goût et la couleur du pain d’épices dépend beaucoup du miel choisi. Avec un miel d’acacia, par exemple, il reste clair. A vous de trouver le miel qui vous convient.
  • Essayez la recette en rajoutant 1cs de rhum, hips !
  • Noël dernier, j’ai servi le foie gras traditionnel sur des tranches fines grillés. Ca m’a donné envie d’essayer de faire des minis pains d’épices avec un morceau de foie gras incorporé et un soupçon d’armagnac. Je vais tester ça ce Noël. Je vous raconterai.
  • J’ai aussi envie d’essayer la recette avec du piment de Cayenne…
Quelques remarques :
  • Quand je donne cette recette, les gens hésitent à la faire car on utilise peu le bicarbonate, l’anis et les quatre épices. Quand vous aurez goûté ce pain d’épices, vous ne regretterez pas l’investissement !
  • On trouve rarement le bicarbonate de soude en supermarché, mais toujours en pharmacie. Pour l’anis, je l’achète en grain et je le met dans un petit moulin à poivre. Je le mouds à la demande. Il garde mieux son arôme.
  • Quand on verse le mélange bouillante sur le bicarbonate, l’odeur n’est pas très agréable, mais ça s’arrange par la suite.
  • Ce pain d’épices est très bon le jour de sa fabrication mais bien meilleur le lendemain. Il peut se garder quelques temps dans une boite en métal (si on ne le dévore pas d’un coup).
 
 
A la liste des ingrédients, moi j’en ajoute un de « magique ». Lors de la préparation du pain d’épices, je chante la chanson de Peau d’Ane : "Recette pour un cake d’amour"
 
Il est temps à...
Il est temps à présent,
Tandis que vous...
Tandis que vous brassez,
De glisser un présent
Pour votre fian...
Pour votre fiancé.
Un souhait d'a...
Un souhait d'amour s'impose
Tandis que la...
Que la pâte repose.
Lissez le plat de beurre
Et laissez cuire une...
Et laissez cuire une heure.
 
 
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