Un petit coucou


boîte à mots

Mercredi 4 janvier 2006


Carlos Santana a enveloppé mon adolescence. Ce n’était pas moi qui était fan, mais mon père. Partout en sa compagnie résonnait ce son si particulier de guitare électrique pop rock sur fond de salsa.

L’année de mes 15 ans, mon père devait m’emmener à un de ses concerts, à Toulouse. Un ou deux jours avant l’évènement, un accident de voiture me condamna à rester allongée sur le dos un mois entier. Le soir du fameux concert, juste avant d’aller voir son idole, mon père s’est pointé dans ma chambre d’hôpital avec un walkman tout neuf et un paquet de cassettes de Santana qu’il avait enregistré pour moi.

La nuit quand je n’arrivais pas à dormir, à cause de la douleur, à cause de la solitude, à cause sans doute de cette première prise de contact avec la possibilité de mourir, j’écoutais en boucle Europa, Dance Sister Dance, Black Magic Woman, …

L’image de Santana est indissociable de celle de mon père. Ce matin, les affiches immenses en bord de périf annonçant le prochain concert du guitariste m’ont fait penser à lui. Je ne crois pas à la vie après la mort, encore moins au paradis (et à choisir je préfèrerais les enfers), mais j’aime à penser que mon père tape le carton quelque part avec un autre de ses idoles, disparu peu après lui, et avec qui Santana a souvent joué : John Lee Hooker.

Oye come va mi ritmo

Bueno pa' gozar mulata...

publié dans : Lu, Vu, Entendu par Madison
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Mercredi 4 janvier 2006
Pour ceux qui découvrent ce blog, voici la troisième partie d'un récit inachevé, écrit au printemps 2004. Pour lire le début, cliquez sur l'image de droite et laissez vous guider de lien en lien...

 

Je me regarde dans le miroir. J'aime l'image qu'il me renvoie ce matin. Mélange de sérénité et de sensualité. D. a passé une partie de la nuit avec moi. Je me sens bien.

J'ai mis longtemps à m'accepter. A l'adolescence, j'avais décidé de cacher mon corps qui jouait au yo-yo avec la balance. Une mère qui me met au régime trop tôt, et plus tard, un mari qui ne supporte pas que je puisse attirer le regard des autres. J'ai longtemps habité un corps androgyne où toutes formes féminines n'avaient pas lieu de transparaître. Quand je regarde d’anciennes photos, je ne me reconnais pas. Cette fille était vieille avant l'heure.

Quelques kilos en trop. Mais non je ne suis pas grosse, j'ai des formes généreuses, c'est tout. Avec le temps, j'ai appris à assumer mes rondeurs. Je suis sauvée par mes un-mètre-soixante-treize qui font dire aux gens que je suis une belle plante (un cactus peut-être). Quand mes vêtements tirent la sonnette d'alarme, je me mets au régime. Certains de mes amants me demandent, l'air de rien, de ne pas trop fondre. Ca m'amuse. Les hommes préfèrent-ils vraiment les rondes ?

En fait, il en faut pour tous les goûts. En matière d'hommes, les miens ont changés. Avant c'était plutôt maigreur romantique. Maintenant, c'est surtout gros nounours musclé.

Vieux réflexe préhistorique, quand un homme m'entreprend ou me dit qu'il me trouve belle, je me demande toujours ce qu'il peut bien me trouver. J'interroge U. Pourquoi m'a t'il choisie, alors qu'il y avait sur cette plage des centaines de filles bien plus jeunes et plus jolies que moi ? "Tu lisais". Sourire. "Et quand je suis venu te parler, tu n'as pas essayé de cacher ton corps, tes seins. Tu m'as regardé droit dans les yeux et tu m'as souri". Il me résume en quelque mots : regard et sourire. (Les seins aussi mais je ne contrôle pas vraiment leur effet psychologique)

Suis-je la Joconde ? Quand les gens me décrivent, ils parlent tous de mon regard et de mon sourire. Autant j’arrive à capter et jouer avec mon regard quand je me regarde dans la glace que mon sourire reste une énigme pour moi.

Regard. Miroir de l'âme dit-on. Moteur de la séduction pour moi. J'adore accrocher celui des hommes dans la rue. Erotisme fugace. Parfois coquasse. Au supermarché, j'avais repéré un gars tout à fait à mon goût. Je le fixe. Ses yeux croisent les miens. Bang bang, je t'ai eu. Je vois son trouble. Puis son affolement. Il se précipite sur sa copine qui a le nez dans les surgelés et l'embrasse goulûment. Paulo qui avait suivi mon manège, éclate de rire :  

Briseuse de couple !
Mais non regarde, c'est elle qui empoche les bénéfices.

Je me souviens d’un sourire qui a changé ma vie. Je ruminais encore la séparation avec mon mari. J’étais mal dans ma peau, je me sentais laide. Je broyais du noir. Je marchais toujours la tête baissée. Un jour que j'allais au boulot en regardant mes pieds, je croise un homme dans la rue. Je lève la tête, histoire de ne pas lui rentrer dedans. Quel sourire ! Je n’ai vu que ça. Mes idées noires se sont envolées. Je me suis sentie prête à conquérir le monde. Quelques temps après je me suis abonnée à Internet.

 

 
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publié dans : L'Amour, Les Hommes Et Le Chocolat par Madison
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Mercredi 4 janvier 2006
Je viens de réaliser que mon nouveau PC n'est pas le premier avec lequel je dors ! (Je vous promets que je me soigne !)

En effet, mon premier ordinateur m'a été offert lors d'un séjour à l'hôpital. Je n'avais pas le droit de poser le pied par terre. Cet ordinateur était donc en permanence dans mon lit. Mais il était tout petit et... relié à une télé noir et blanc.


C'était un ZX81 !

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Et voilà ce qu'on pouvait faire avec :

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(Je vous parle d'un temps, que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître... ). 

publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
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