Un petit coucou


boîte à mots

Mardi 14 février 2006





Il paraît que c’est la Saint Valentin ! Depuis quelques jours, on n’entend plus parler que de ça : sur les blogs, à la télé, à la radio, dans la rue… Les amoureux pérorent, les célibataires râlent et tout le monde y va de son petit couplet sur le bien fondé de cette fête commerciale.

Au départ, j’avais décidé de ne pas en parler. J’avais déjà fait la contestataire pour les vœux de bonne année, je n’allais pas remettre ça.

Amour, …humour, c’est presque la même chose alors j’ai opté pour l’humour . Amour toujours, humour d'un jour ;-)

Je me suis un peu lâchée sur le nombre de posts mais je vous rassure, demain tout redeviendra normal !

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Mardi 14 février 2006





Petit dur au cœur tendre Julien, trois ans, un jour s’approche de moi et me tend tout ému une feuille de papier pliée en deux : « Regarde, je t’ai écrit une lettre ». Je déplie la feuille et je découvre :

 

Ce A tracé au feutre orange restera pour moi ma plus belle lettre d’amour….

 

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Mardi 14 février 2006




Quand un homme parle à une femme selon son fantasme fondamental à elle (…), elle en tire effet d’amour quelques fois, de désir toujours.

 

Jacques LACAN

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Mardi 14 février 2006







La Folie décida d'inviter ses amis à prendre un café chez elle. Tous les invités y allèrent.

 

Après le café, la Folie proposa :

 

On joue à cache-cache ?

Cache-cache ? C'est quoi ça, demanda la Curiosité.

Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu'à cent et vous vous cachez. Quand j'ai fini de compter je vous cherche et le premier que je trouve sera le prochain à compter.

 

Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.

 

1, 2, 3... La Folie commença à compter.

 

L'Empressement se cacha le premier, n'importe où. La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d'arbre. La Joie courut au milieu du jardin. La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d'endroit approprié pour se cacher. L'Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.

 

La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient. Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.

 

100 ! cria la Folie, je vais commencer à chercher...

 

La première à être trouvée fut la Curiosité, car elle n'avait pu s'empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert. En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d'une clôture ne sachant pas de quel côté il serait le mieux caché. Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité...

 

Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda :

 

Où est l'Amour ?

 

Personne ne l'avait vu. La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d'une montagne, dans les rivières, au pied des rochers. Mais elle ne trouvait pas l'Amour.

 

Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches, lorsque soudain elle entendit un cri. C'était l'Amour, qui criait parce qu'une épine lui avait crevé l'oeil.

 

La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s'excusa, implora l'Amour pour avoir son pardon et alla jusqu'à lui promettre de le suivre pour toujours. L'Amour accepta les excuses.

 

Aujourd'hui, l'Amour est aveugle et la Folie l'accompagne toujours.


(reçu par mail il y a quelques temps)


 


 

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Mardi 14 février 2006




L’an dernier, il y avait dans ma vie un homme avec qui j’ai vécu une très belle histoire d’amour. Une histoire qui m’inspirait mille sentiments depuis longtemps endormis, une histoire comme on en vit rarement plusieurs fois.

 

Un dimanche matin, alors que j’allais prendre un bain avant sa venue, j’ai eu envie de relire « Fragments d’un discours amoureux » de Roland Barthes. Je suis allée fouiller dans ma bibliothèque sans trop de conviction, persuadée que mon ex-mari l’avait emporté avec lui. Mais non, il était bien là. En le feuilletant avant de me plonger dans mon bain, je découvre avec surprise une dédicace de mon ex-mari. Je trouve ça étrange. Ce livre on l’avait acheté ensemble et il n’était pas plus à moi qu’à lui, puisqu’il était à nous. La mémoire peut me jouer des tours parfois mais, j’étais sûre de n’avoir jamais lu ces mots.

 

« No es cierto que nuestra busqueda es la de alcanzar la experiencia amorosa ?

Contigo he conocido el amor y por eso te llevaré siempre en mi.

Marzo 94 »

 

Emue par ces paroles d’amour venues d’un autre temps, je referme le livre et le pose contre ma poitrine. Et là je réalise qu’il y a quelque chose qui ne va pas. J’ouvre à nouveau le livre et je relis la date de la dédicace. Mars 94… nous étions en train de nous séparer… il était sur le point de déménager… Je réalise soudain que ce petit mot, mon mari me l’avait laissé comme on laisse un testament… et que je ne l’avais découvert que onze ans plus tard, alors que je vivais une histoire aussi belle et aussi forte que celle que j’avais vécu avec lui.

 

Los llevaré tambien siempre en mi…

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