Dès que ça parle sexualité, il faut que j’y fourre mon nez - je sais, l’expression est audacieuse pour un tel sujet, mais j’assume -. Le 13 mars les premiers résultats d’une enquête sur "le contexte de la sexualité en France" ont été publiés.
Je suis assez méfiante pour ce genre de choses car dès qu’on parle sexualité, certains ont tendance à exagérer ou encore à minimiser.
Par exemple tenez, au chapitre nombre de partenaires dans une vie :
« … les hommes comptent généralement l’ensemble de leurs partenaires, alors que la plupart des femmes ne retiennent quant à elles que les partenaires qui ont compté dans leur vie et qui correspondent à ce qu’elles estiment qu’une relation doit être... »
Forcément, ça fausse tout.
Je suis quand même très étonnée qu’on ait encore un tel clivage entre hommes et femmes en matière de sexualité. Le féminisme n’aurait donc servi à rien ?
Quand on voit que toutes générations confondues, une proportion deux fois plus grande de femmes que d’hommes n’arrivent pas à dissocier amour physique et sentiments et qu’une majorité de Français continuent à penser que le sexe est plus un besoin physique chez l’homme que chez la femme, on peut se dire que les ouvrages de psychologie de bas étage comme "Les hommes viennent de machin et les femmes de trucmuche" ont encore de beaux jours devant eux.
Allons, allons, tous les hommes ne se baladent pas la bite à la main - pardonnez-moi l’expression -. Si c’était le cas, nous aurions du souci à nous faire, nous les femmes, et ce serait sans doute le retour de la ceinture de chasteté.
Arrêtons plutôt de bassiner les filles sur la couardise des hommes et sur le jour où elles trouveront LE bon (qu’elles devront bien sûr reconnaître au premier coup d’œil). Peut-être qu’elles ne se prendraient plus la tête (ne la prendraient plus aux hommes par la même occasion) et qu’elles arriveraient à voir le sexe comme un plaisir et non comme un besoin.
Attention, n’allez pas croire que je prône une sexualité débridée pour tous - même si pour bien des rubriques, j’aurais fait exploser les statistiques je suis hors statistiques -. Il y a plus d’une façon de vivre sa sexualité...
Un autre résultat qui m’a interpellé, pour ne pas dire choqué, c’est le nombre de personnes qui continuent à penser que l’homosexualité est une pratique déviante - à ce sujet, les femmes sont moins connes plus éclairées -.
Mais quelque part, cette vision rétrograde n’est-elle pas une partie d’un même tout ? L’éducation est sans conteste responsable de la vision et du choix de nos pratiques sexuelles. La confiance en soi, le respect et la tolérance sont des valeurs universelles importantes pour assumer sa propre sexualité. Les transmettre aux générations futures, au lieu de faire perdurer les idées reçues, ferait sans doute évoluer les mœurs.
La fin de l’enquête fait le point sur les MST et l’usage du préservatif. Là aussi, on se rend compte que l’éducation sexuelle a encore du chemin à faire…
Alors en conclusion, détendez-vous, prenez votre pied sans trop vous posez de questions et
sortez couvert !
A lire :
le rapport de l'INSERM (format pdf)
article du monde du 13 mars 2007
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