Un petit coucou


boîte à mots

Mardi 21 mars 2006

Voilà une série qui a mal tourné. Au départ, l'esthétisme était surprenant et le concept intéressant. La vie de deux chirurgiens esthétiques face à des gens malades de leur image donnait un ton nouveau au paysage télévisuel.


Et puis, allez savoir ce qui c'est passé dans les esprits tordus des scenaristes mais le bistouri à quelque peu dérapé. Les scènes de sexe se sont multipliées et comme si ça devenait insupportable pour les créateurs eux-même, ils ont voulu créer une ambiance de rédemption en mettant en scène la culpabilité des deux personnages de façon plus que pathétique. L'enfoiré devient tour à tour père fusionnel, mari aimant et fils en quête d'amour auprès d'une mère qui ne veut pas de lui. Le gentil ne supporte plus la superficialité de son métier et décide de s'engager dans de la chirurgie humanitaire.

Effet chirurgical post opératoire : Nip/Tuck est devenu Nique/Pute




A cette série qui se veut puritainement érotique je préfère la dérision des Décalés du Cosmos. Un parlé franc, limite graveleux, mais qui a le mérite d'être vraiment comique. Une sorte de croisement entre Les Simpsons, le Muppet Show et Farscape version cru. J'espère que cette série qui ne passe encore que sur le cable se retrouvera bientôt sur une chaîne nationale pour le plaisir de tous !


Petite présentation de la série : Le capitaine Ardillon sillonne l'univers aux commandes d'un équipage pour le moins coloré : Six, une cyborg programmée pour le sexe ; Gus, un robot mal dans sa peau ; Técha, pilote drôlement laide, mais la seule capable de faire naviguer Bob, le capricieux vaisseau spatial et Flip, un bipède aux allures de reptile qui ne pense qu'à flâner.

http://www.scifi.com/tripping/

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Mardi 21 mars 2006

L’homme qui m’a donné le goût de conter s’appelait Alain Gaussel. Il s’installait souvent dans les jardins du nord-est parisien et racontait ses histoires aux passants. Peut-être l’avez-vous déjà croisé. Il avait une allure bien particulière : il boîtait et ses cheveux longs et blancs le faisait ressembler à un vieux sorcier.

Ce conte enfantin que je vais vous raconter aujourd’hui, c’est lui qui me l’a appris. Je le dédie à Bébert. Si vous allez sur son site, vous devinerez pourquoi.

 

Le Photographe


 

Il était une fois un photographe qui avait de drôles de clients.

 

Le premier client était un petit chat venu avec son papa chat et sa maman chatte.

Le photographe installe le petit chat sur le fauteuil et pour qu’il fasse un joli sourire, il lui dit : « Souris ! »

Le petit chat croit qu’il y a une souris et saute du fauteuil pour l’attraper. Sur la photo on ne voit que le petit bout de la queue du chat.

 

Le deuxième client était un petit rat venu avec son papa rat et sa maman rate.

Le photographe installe le petit rat sur le fauteuil et pour qu’il fasse un joli sourire, il lui dit : « Souris ! »

Le petit rat pense qu’on le prend pour une souris et vexé s’écrie : « Non, je suis un rat, un rat, un rat !!! », en faisant une grimace si laide que le photographe n’a pas osé prendre de photo.

 

Le troisième client était un petit magicien venu avec son papa magicien et sa maman fée.

Le photographe installe le petit magicien sur le fauteuil et pour qu’il fasse un joli sourire, il lui dit : « Souris ! »

Le petit magicien pense qu’il doit se changer en souris et pour montrer qu’il est très savant se transforme aussitôt en une jolie petite souris.

Le photographe dit : « Flûte ! ». Le petit magicien s’exclame : « Facile ! ». Il se transforme  immédiatement en flûte et commence à jouer de la musique.

« Et merde ! », laisse échapper le photographe.

« Ca me dégoûte », pense le petit magicien mais il se transforme aussitôt en une jolie petite crotte puante.

Le photographe s’écrie : « Ciel ! ».

« Je préfère ça », dit le petit magicien. Il saute au plafond et fait la lune et les étoiles.

« Mon Dieu, mon Dieu ! » se dit le photographe. Le petit magicien dit : « Dieu, même mon papa ne sait pas le faire ». Alors il reprend sa forme de petit garçon, s’installe confortablement sur le fauteuil et le photographe peut enfin prendre la photo.

 

 

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