Un petit coucou


boîte à mots

Vendredi 21 juillet 2006



Tous les retours de vacances portent en eux les tristesses douces et mélancoliques de ces ailleurs, pas forcément lointains, où le corps et l’esprit se sont laissés porter en parenthèse. Tous les retours de vacances ont la déchirure maudite, mais le souvenir sensuel et tendre. On se fabrique des étés, des séjours ou des virées, pour évacuer ou réparer, soigner ou oublier, on se programme aux mêmes périodes, ou alors dans la brièveté d’une surprise mal organisée, des jours ailleurs, des moments différents, des envies autres. J’ai la chance, que dire, le privilège de revenir de Bolivie, la sud Amérique pour fantaisie de voyage, un accomplissement de rêve ancien, une aventure à saisir. D’un autre continent, de l’au delà d’un océan, du long en large de la planète, j’aurai voulu en faire un récit, une chronique, parsemer ici ou là, les couleurs découvertes, les parfums enivrants, j’aurai pu, raconter à ma façon, mon épopée de l’ailleurs, sur les terres et sentiers battus, dans les dunes ensablées, dans ces marchées aux allées bruyantes, aux éclats ravageurs, j’aurai pu vous parler encore de celui qui m’accompagnait en ces territoires. L’aimant, l’amoureux, l’amant, mon seul billet d’aller, l’unique passeport à présenter, à invoquer, le visa pour les au delà à deux.



J’ai visité Santa Cruz, et rien que le nom en soi vous portera dans l’exotisme des lieux. J’ai fait escale à Sao Paulo, et ce sont toutes les audaces brésiliennes qui soudain vous infligeront des images de l’étranger. J’ai mangé des tablées de viandes argentines, bu des gorgées de Caïpirinha, me suis laissé envoûté aux sons des lascives mélopées latines.

J’ai fait l’amour dans la moiteur des nuits de l’hiver là-bas, cet hiver à rivaliser avec nos canicules étouffantes, j’ai fait l’amour et ne réalisais pas alors ma chance, les faveurs et la grâce de tout cela.

J’ai vu à chaque coin de rue, tantôt l’enfant alité à même le sol, à la tête de ce grand sac d’oranges, pressées ardemment par une mère nécessiteuse. J’ai vu, dans un fleuve rougeâtre la petite fille se baigner nue, comme toutes les enfants du monde. J’ai vu les gosses miséreux et toute la douceur dans leurs yeux, malgré le rien, l’ennui et les espoirs vaincus. J’ai vu ma vie, à côté de ceux-là, ma vie que j’emportais en bagage, devant leurs yeux envieux, et ne réalisant pas, tout égoïste que je suis, le privilège de ma condition.

 


Il ne suffira pas de se présenter en inconnu pour s’inventer le malheur. Il ne suffira pas non plus de parcourir le monde pour s’infliger des souffrances. Peines et douleurs seront égales et similaires là où nous irons. Les yeux grands ouverts, on ne fera qu’apprendre de l’autre ce que nous possédons que trop mal, que nous sommes résolument incapables d’acquérir. C’est certain, je n’ai pas été heureux durant ce séjour. C’est certain, il ne fallut pas sauter d’un continent, de deux, de tous ceux que l’on voudra, pour trouver, au plus loin soit-il, la révérence au bonheur. Mes peines furent les mêmes, les évidences aussi criantes, et le constat flagrant.

Je reviens de Bolivie, comme l’on revient d’un séjour en Picardie, je reviens des Incas comme si hier j’avais serré la main de mon voisin. Alors certes, les images, les souvenirs sont en fête, mais il ne faudra plus fuir, il ne faudra même pas se préjuger capable ou vainqueur. La solution est au creux de la larme qui tarde à s’écouler, elle n’est pas dans le sourire de l’inconnu. Un jour, je retournerai en Bolivie.


 

Texte Posté par David
Dans la rubrique "Les Invités De Madison"


 

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Jeudi 20 juillet 2006

"Tout cela  est mal fait... on m'a pourtant donné le choix depuis l'age de la scolarité de choisir les gens avec lesquels je voulais partager mes journées: ma table d'écolier, ma table de réfectoire... mes binômes de TP ... mes voisins d'amphi, etc, etc... Il s'agissait de personnes avec qui j'avais des affinités et envers lesquels j'étais le plus proche, ces gens je pouvais faire front avec eux, contre les autres... ces gens qui ne m'intéressent pas. Les grossiers, les malhonnêtes, les fourbes, les menteurs, les fayots, etc, etc ... et je vivais à cette époque dans ma bulle pré-fabriquée.


Mais aujourd'hui la donne a changé, je suis salarié dans une entreprise et mon binôme...et bien ce n'est plus moi qui le choisi ! Et je trouve ça horrible de devoir passer tant de temps avec ces personnes imposées ! Untel se fait passer pour un pro de la drague alors qu'à 40 piges il vit encore avec maman, l'autre se prend pour un caïd techniquement mais fuit à  la moindre occasion de défendre ses idées, un autre encore fuit ses responsabilités de père de famille en passant plus de 14h au bureau....et pour terminer mon dernier collègue en date qui se casse du jour au lendemain à la concurrence pour un salaire meilleur. Je n'ai rien vu venir, l'entreprise est à  mon sens un vaste théâtre qui aujourd'hui plus que tout autre jour me fatigue. Les gens n'osent pas s'ouvrir, n'osent pas parler ouvertement, dire ce qu'ils pensent car tout est tabou... alors on se forge une image, qu'importe ce qu'elle est mais on s'y tient ! J'ai même vu dernièrement un gars mentir sur le temps de préparation de son travail (en le revoyant copieusement à la baisse) afin de ne surtout pas rentrer en conflit avec son image de nonchalant !

M'enfin, je ne sais plus quoi penser..."

Texte posté par Brazil
Dans la série "Les invités de Madison"


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Mercredi 19 juillet 2006
Chose promise, chose due, voici les petites annonces postées de ci de là. J'en profite pour mettre ce qui fut ma dernière annonce sur meetic. (Ne m'y cherchez pas, je n'y suis plus inscrite)



Mec pas possible
cherche nana pas possible
pour vivre des trucs pas possibles
et plus si possible...

"Voici une annone que j'ai lue un jour il y a longtemps, que je n'ai jamais oubliée...
Mon seul regret c'est de ne pas avoitr répondu, ne serait-ce que par curiosité..."
Postée par karo
  Femme, 32 ans, mariée, deux enfants cherche amant très vieux, très impotent, très naïf, très malade et très riche.

Pas mourant s’abstenir.

Postée par Typhaine
http://elbolg.canalblog.com


Sensuelle à cervelle,
Maîtresse en dentelle,
Féminine mais pas frêle,
Généreuse et rebelle,
Mais pas caractérielle

Cherche homme craquant
Mi macho, mi enfant
Intello mais pas chiant
Sachant être présent
En restant indépendant

Pas de romantique en plastique
De baratineur intergalactique
De râleur pathétique
De calculateur psychotique
D’admirateur platonique

Tu mises ou tu te couches
Mais si c’est moi qui te touche
D’un baiser sur la bouche
Ou d’une main experte,
Tu peux perdre la tête

Alors, ...tu passes ou tu restes ?

Postée par Madison

     medium_lecon_71.jpgFemme Aubade cherche...
Homme Gillette!

Pas trop tranchant,
un poil c'est tout
Pour, si affinités,
ne pas enfiler que des perles
Aimant les leçons...
et surtout les
miennes


Votre perfection au féminin,

en quelque sorte...
Vous trouverez sur moi
le mystère et l'impudeur,
et votre complice car parfois
il est bon de badiner avec l'amour....

Postée par Mel
http://unpeudetendresse.blogspirit.com/
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Jeudi 13 juillet 2006
Je n'ai pas trop le temps d'écrire ces temps-ci. Au point de m'être demandée si je n'allais pas mettre en suspend ce blog jusqu'à l'automne. Mais en lisant les commentaires sur l'article précédent je me suis dit que c'était trop bête. Que ce qui est chouette dans cette aventure c'était justement ces petits échanges en bas des billets, qu'ils soient sérieux ou rigolos.

J'ai voulu écrire un article. Trop solennel. J'ai effacé. J'en ai commencé un deuxième. Trop niais. Un troisième que je ne savais pas comment finir. J'ai regardé l'heure et j'ai pensé : Et Merde ! Je n'y arriverai pas ! Alors il m'ait venu une idée. Oh, rien de vraiment neuf . Il s'agit juste de vous mettre un peu à contribution. Ben oui quoi ! Que ça ne soit pas toujours les même qui bossent ! Et puis me dites pas que vous êtes débordés, surtout ceux qui bloguent du bureau, hein ?

Alors voilà, je laisse à qui voudra, blogueur ou non blogueur, cet espace à disposition pour tout coup de coeur ou de gueule, récit de vacances, histoire d'amour, billet d'humeur, critique littéraire, musicale ou cinématographique, photos, dessin, gribouillages, bidouillages, bafouillages...

Pour vous aider un petit peu, et en inspirer certains, je vous propose en parallèle pour la semaine prochaine de rédiger et de m'envoyer une fausse annonce matrimoniale. Je les mettrai en ligne mercredi prochain.

Petit exemple :





A vos claviers !



En attendant de recevoir vos textes, je vous souhaite un bon week-end et de bonnes vacances pour certains.

publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
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Mardi 11 juillet 2006
Chipée en toute amitié sur le blog de E. (et traduite de l'espagnol en français), une petite bêtise comme il en circule beaucoup sur le net :

Prenez votre mois de naissance :

Janvier : J'ai dansé avec
Février : J'ai aimé
Mars : J'ai couché avec
Avril : J'ai joué avec
Mai : J'ai flanqué un coup de pied à
Juin : J'ai voulu me marrier avec
Juillet : J'ai chanté "El Aserejé" à
Août : J'ai eu un diner romantique avec
Septembre : J'ai sauté sauvagement sur
Octobre : J'ai insulté
Novembre : J'ai crié sur
Décembre : J'ai fait fuir en courant

Prenez ensuite votre jour de naissance :

1 : un clip
2 : un monstre
3 : un téléphone
4 : une fourchette
5 : un mafieux
6 : un japonais
7 : un cheval
8 : ton père
9 : le copain de ma meilleure amie
10 : un écureuil
11 : un MP3
12 : un concombre
13 : José Maria Aznar
14 : un animal en peluche
15 : une mouette
16 : une laitue
17 : ta mère
18 : une web cam
19 : ton parfum préféré
20 : un joueur de foot
21 : ton (ta) petit(e) ami(e)
22 : un pompier
23 : un bébé
24 : mon voisin
25 : une batte de baseball
26 : un paquet d'ordures
27 : un DVD
28 : le professeur que je déteste le plus
29 : un feutre indélébile
30 : un livre d'Harry Potter
31 : un arbre dans un parc rempli d'enfants

Prenez maintenant la couleur du haut que vous portez aujourd'hui :

Blanc : parce que j'ai un certain retard mental.
Noir : parce que je l'aime.
Rose : parce que je ne suis pas gay/lesbienne.
Rouge : parce que des voix m'ont dit de le faire.
Bleu : parce que je suis sexy, sexy, sexy et que je fais ce que je veux !
Vert : parce que je me deteste moi-même.
Violet : parce que je suis géné(e) par ton odeur corporelle.
Gris : parce que je suis gay/lesbienne.
Jaune : parce quelqu'un m'a dit de le faire pour du sexe.
Orange : parce que le ciel est bleu.
Autre : parce que je suis comme ça.


Pour moi ça donne :


J'ai insulté un MP3 parce que je l'aime.


Et pour vous ?


publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
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