Un petit coucou


boîte à mots

Samedi 29 octobre 2005
Les blogs que j'aime...

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D'autres où j'aime encore me ballader
même si  leurs auteurs ne donnent plus (ou presque) de nouvelles...
Ils ne les ont pas effacé, ça laisse un peu d'espoir.
En attendant, on peut y relire beaucoup d'émotion ou d'humour...

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Et toujours :


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publié dans : Sur La Toile par Madison
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Samedi 29 octobre 2005
Début de l'histoire


Merde ! Moi qui pensait avoir juste raconté un passage de ma vie intime, je pourrais être accusée de racisme ? Oui, j’ai écrit plusieurs fois les mots Noir, Blanc et Nègre, mais c'était en réponse au livre de Laferrière.

 
Je ne me définis jamais comme Blanche. Facile, me direz-vous, peu de blancs le font. Quoiqu’en y pensant, depuis mon enfance j’entends dire : « Que tu es blanche ! » Plus blanche que blanc, allais-je devenir transparente au point de vouloir être noire ?
 
Je ne définis jamais mes partenaires comme Noirs (encore faut-il qu’ils le soient). Ce sont mes hommes, mes amants, mes amours. Ce sont des informaticiens, des footballeurs, des agents RATP, quand on me le demande. Ils viennent de banlieue, d’Allemagne ou des Antilles, quand les gens veulent en savoir plus. Ils sont célibataires, mariés ou pères de famille, mais ça, mieux vaut ne rien en dire.
 
Je n’utilise jamais le mot Nègre. Il évoque trop de cruautés passées. Mais de ne pas le prononcer n’évite en rien les cruautés présentes. Je le hais dans la bouche des racistes, je l’aime dans la bouche des Noirs. Petite, j’avais appris un poème (de Robert Desnos, il me semble). Je me souviens encore du début :
 
Sur les bords du Mississipi
Un alligator se tapis
Il vit passer un négrillon
Et lui dit : - Bonjour mon garçon…
 
J’adorai ce mot : négrillon. Pour moi ça voulait dire noir comme un grillon. Logique d’enfant.
 
La réflexion de Luis me turlupine. Je passe en revue les livres qui utilisent les mots noir, blanc ou nègre. Je réalise que dans la littérature moderne, il n’y a que les écrivains noirs qui les utilisent ouvertement. Quand un Noir dit : je suis Nègre, c’est correct, quand un Blanc dit : tu es Noir, c’est du racisme. Je me gratte la tête. Parfois, l’être humain me fait chier. Comment arrive t’il a déformer les mots les plus simples au point de les rendre méprisables. Et pourquoi doit-il tout classifier, tout ranger dans des cases ? Le jour où la planète va péter, je ne pense pas qu’il y ait une distinction entre les Noirs, les Blancs, les Jaunes, les Rouges ou les Schtroumpfs.
 
Un homme est un homme, et sa valeur vient de ce qu’il a à l’intérieur, du désir qu’il a d’avancer dans la vie. La couleur de la peau, pour moi, est un argument purement sensuel. Je n’y peux rien, la couleur chocolat, ça me fait fondre. Ce n’est pas plus scandaleux que la couleur des yeux, la forme des seins, la taille, la stature, l’allure, la voix ou la chevelure.
 
 
 
 
publié dans : L'Amour, Les Hommes Et Le Chocolat par Madison
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Samedi 29 octobre 2005

Juste avant de partir en week-end, deux vignettes du dernier chat de Geluck. J'adore !!!

publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
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Samedi 29 octobre 2005
Début de l'histoire

Le style de Monsieur Laferrière me fait l’effet d’une drogue : j’en veux encore. Je passe à la librairie et j’achète le seul titre de lui en rayon : « Cette grenade dans la main du jeune nègre est-elle une arme ou un fruit ? » Mais comment fait-il pour trouver des titres pareils ?
 
Génial, il parle de son roman « Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer ». Je retrouve l’humour et le charme de son écriture, tout est là, comme une continuité. Je me bidonne en lisant les réactions des gens à propos du titre de ce livre. Je pense à l’intérêt que j'ai eu pour ce titre bien des années avant de lire le roman. Je pense à la nuit précédente : lire un livre écrit par un haïtien qui parle de sexe et de littérature, et entre deux chapitres du livre, faire l’amour avec un haïtien (en se fatiguant, j’ai eu des courbatures toute la journée). Il faut que j’écrive à ce Dany Laferrière ! Je ne me reconnais pas dans ses Miz, trop bourgeoises, trop américaines, trop lointaines. Mais je me reconnais dans sa vision des choses, dans certaines de ses anecdotes, dans sa sensualité malicieuse. Je me reconnais dans nos différences aussi : il est un homme, je suis une femme, il est noir, je suis blanche.
 
Je prends un bloc-note et un crayon. Je me glisse sous la couette. Et là… plus rien. Pourquoi lui écrire ? « Monsieur, votre livre a bouleversé ma vie….» C’est nul ! Son livre n’a pas bouleversé ma vie, il a juste télescopé mon intimité. L’autre jour, Luis m’a dit : « Ecrit un roman sur ta sexualité ». Je lui ai répondu que je ne voulais pas m’ajouter à la liste des écrivaillons qui pensent que parler de leur cul va révolutionner la littérature moderne. Le sexe, ça a quelque chose de sacré, on ne doit pas en parler n’importe quand, n’importe comment. C’est peut-être pour ça que je veux lui écrire à Laferrière, il en parle religieusement, scientifiquement, magnifiquement, amoureusement, malicieusement, délicieusement, (je vais peut-être arrêter là pour les superlatifs). Il en parle comme j’en parle, mais en plus, lui, il sait l’écrire.
 
Je me relève pour mettre un CD : Voodoo de D’Angelo. « I love you, D’Angelo : Would U marry me ? » J’avais écrit ça sur son website, le soir où j’ai vu pour la première fois son clip « Untittled ». Midinette, moi ? Non, il faut voir le clip pour comprendre. Ambiance propice aux souvenirs : je décide de raconter la nuit de samedi, le livre, mon amant. Au bout de deux heures de ratures, je mets un point final à mon récit. Je m’endors comme on meurt.
 
De retour du boulot, je relis mon texte et décide de le rentrer sur mon ordinateur. C’est plus facile pour corriger. Je suis la reine du coupé/collé. Quand j’arrive à quelque chose de satisfaisant, je décide de l’envoyer à Luis par e-mail. Je n’en attends aucun commentaire. Ce texte n’est qu’une satisfaction passagère. Il n’arrivera jamais dans les mains de celui à qui il était destiné.
 
Luis m’en parle comme si j’allais en faire un roman : « C'est bien plus profond et empli de vie que les monstruosités de "La vie sexuelle de Catherine Q" ou "Les Monologues du Vagin Soumis Refoulé" (Bon là il exagère, j’aime bien les monologues moi). Essaie d’aller plus loin, sous forme de chapitres ou de nouvelles. Il y a peut-être un mini souci. Si tu parles des Noirs comme tu le fais, cela risque de t'attirer les foudres de SOS Racisme et CONsorts qui t’accuseront de mettre en avant la différence de couleur.»
 
 
publié dans : L'Amour, Les Hommes Et Le Chocolat par Madison
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Samedi 29 octobre 2005
Je me devais de commencer la rubrique littérature par cet auteur : son premier livre a largement inspiré ce blog. Comme je le raconte dans "L'amour, les Hommes et le Chocolat", ça a été pour moi une rencontre. Une rencontre avec une écriture, une rencontre avec moi même…
 

 
 
 
 
Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer
 
Deux jeunes noirs oisifs partagent un appartement dans un quartier pauvre de Montréal. L'un d'entre eux, le narrateur, projette d'écrire un roman et pour s'occuper, connait diverses aventures féminines en dissertant sur la trilogie Blanc-Blanche-Nègre. Car c'est juste retour des choses, après avoir souffert de l'esclavage, que de séduire toutes ces jeunes donzelles innocentes et curieuses. Quand à son compère, Bouba, il dort, dort, dort. Et philosophe en lisant et relisant le Coran, sur des airs de jazz.
 
 
 
Cette grenade dans la main du jeune nègre
est elle une arme ou un fruit ?
 
Un ring : le territoire des Etats Unis. Deux boxeurs face à face, l'écrivain Dany Laferrière, d'un côté, la société américaine de l'autre. Boxe ! L'écrivain donne des coups : au racisme, aux clichés, à la pacotille hollywoodienne. Et il encaisse, célébrant le dynamisme du pays, sa foi innépuisable en sa propre puissance, son génie créatif.
 
 
Du même auteur : Le cri des oiseaux fous, Le pays sans chapeau, L'odeur du café, La chair du maître, Le goût des jeunes filles, J'écris comme je vis, Je suis fatigué,...
 
 
publié dans : Lu, Vu, Entendu par Madison
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