Un petit coucou


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Jeudi 1 décembre 2005

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Justine
publié dans : Sur La Toile par Madison
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Mercredi 30 novembre 2005

Un dessin sur le trottoir en bas de chez moi. C'est tendre, c'est doux.
Ca fait du bien en ce moment un peu d'amour en bleu dans le gris de l'hiver...


publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
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Mercredi 30 novembre 2005
 
 
Fin septembre, J. m'appelle : "J'ai décidé d'être plus sérieux avec ma copine. Je ne veux plus la tromper. Je voudrais te présenter deux copains. Ils sont cools. Tu peux dire non (encore heureux), n’en prendre qu’un ou faire un lot."
 
T. est à Agadir avec Valérie, R. a laissé entendre qu'on ne se reverrait plus, J. est en train de me faire ses adieux. Je ne veux pas me retrouver seule.
 
Je tombe sous le charme de M. Physique de basketteur, petites lunettes d'intello, beaucoup d'humour. K. par contre, n'est pas du tout mon genre. Trop petit, trop mince. Sa copine vient de le quitter, il n'a pas vraiment envie de faire des civilités. On discute tranquillement. J. me demande à l'oreille s'il peut me laisser en leur compagnie ou s'il les embarque avec lui. Va en paix mon garçon. Je vais m’arranger. Il m'embrasse sur la joue et part. Je ne le reverrais plus. Il m’appellera de temps en temps.
 
La conversation est agréable. Je demande aux deux garçons comment ils se sont connus. M. et J. ont grandi dans le même quartier de banlieue. Ils ont rencontré K. au collège, à son arrivée d'Haïti. Ils sont devenu inséparables. On parle d'Haïti, on dérive sur la Guadeloupe, où les parents de M. sont nés, et on atterrit à Cuba. M. et K. y sont allés l'année précédente. On échange nos impressions sur ce pays. La discussion est passionnée. On parle de Castro, de ses bons et de ses mauvais côtés. M. me déclare que lui et K. sont de vrais communistes. Ils partagent tout. On y arrive ! Je réponds que parfois j'ai l'esprit capitaliste, que j'aime cumuler certaines richesses. Cependant, c’est mon côté humaniste qui me perdra. Je passerais bien un marché exclusif avec M. Mais K. me fait pitié.
 
Tout commence lentement. Trop lentement. K., obnubilé par sa récente rupture, est en panne sèche. Il a beau râler, pester, son sexe a décidé de faire grève (c’est ça la masse laborieuse). Le mouvement social s’étend à toute l’entreprise. Par solidarité, nous arrêtons toute activité. On se rhabille. M. est désespéré, désolé, frustré. Avant qu’il s’en aille avec son camarade syndiqué, je lui glisse à l’oreille :
Ce n’est que partie remise. Appelle-moi.
Je n’ai pas ton numéro.
Demande à J.
Le lendemain, le téléphone sonne. Il propose de se revoir en tête à tête.
 
M. aime faire l’amour comme on aime les fruits natures. Il n’a pas idée qu’on peut les accommoder de différentes façons.
 
D'habitude je reçois mes amants en tenue légère. Comme M. n'est pas un marathonien, je reste habillée, très habillée. Le temps qu'il passe à m'effeuiller fait durer un peu plus nos corps à corps. Une fois nue, je prends les choses en main. Il se laisse faire avec une passivité enfantine. J'adore sa façon de demander une petite gâterie. Très poli, jamais de mot vulgaire, toujours au subjonctif. Les hommes, en général, utilisent plus facilement l'impératif pour ces choses là. Je ne sais pas pourquoi je me suis attachée à ce grand dadais qui ne ressemble en rien à l'amant idéal. Peut-être parce que sa docilité n'est pas feinte comme chez certains. Sûrement parce qu'il compense sa maladresse par de longues discussions et beaucoup de tendresse.
 
Malheureusement M. a un gros défaut : il est pantouflard. A trente-quatre ans, il habite encore chez papa-maman. La vie coule sur lui sans jamais le faire bouger. Il avait une petite amie officielle. Un jour il m’annonce : « Je vais rompre. Je la rends malheureuse. Je ne lui donnerais jamais ce qu'elle attend ». M. n'a pas envie de changer. Sa vie est parfaite telle qu'elle est. La seule chose qui l’enthousiasme, c’est son boulot. Tout le reste lui demande un effort. Au début, il venait me voir toutes les semaines. Maintenant, il m’appelle quand il réalise qu’il y a longtemps qu’il n’a pas fait l’amour.

 
publié dans : L'Amour, Les Hommes Et Le Chocolat par Madison
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Mercredi 30 novembre 2005
Ce matin, deux infos :

Le parti socialiste essaye de faire annuler la loi sur l'obligation de mettre dans les livres d'histoire un chapitre vantant les bienfaits de la colonisation. (On va passer sur les reproches qu'on pourrait faire à ce même parti socialiste de ne pas avoir réagit énergiquement au moment du vote de cette loi)

Le Pen a encore déclaré, cette fois à un journaliste de la BBC, que les camps de concentration durant la deuxième guerre mondiale n'était qu'un détail de l'histoire.

En quoi le révisionnisme de Le Pen est il plus grave que celui de ce gouvernement ? Ce n'est pas pour défendre le borgne (beurk) mais s'il avait dit : "Il faut kärsheriser les banlieues", n'aurait-il pas été condamné à une amande quelconque, lui ?

Dans ma salle de bain, je me suis dit : "Et dire que j'ai voté pour Chirac pour nous sauver d'un état fasciste". Je ne sais pas vous, mais j'arrive de moins en moins à faire la différence entre le Front National et l'UMP...




Reçu aujourd'hui par mail (je n'ai pas vérifier la véracité de ces paroles, mais bon...)


publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
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Lundi 28 novembre 2005
Pourquoi commencer un glossaire politique par là ?
 
Alors que ces trois mots accolés avaient perdu la signification que je leur donnais depuis l'enfance, je suis tombée par hasard sur une interview de Jacques Attali. Il leur attribuait un sens politique qui m’a donné à réfléchir. Il en parlait comme étant les représentants de trois utopies politiques : le libéralisme, le communisme et le socialisme. J’ai trouvé l’idée intéressante… pas forcément satisfaisante.
 
Le libéralisme véhicule l’idée que l’on peut être libre grâce au capital, libre d’avoir ce que l’on veut du moment où on paye, libre de vendre et d’acheter ce que l’on veut.
Ca m’a de suite fait penser aux problèmes de pédophilie sur internet. Il ne peut y avoir d’accords internationaux permettant de bloquer tous les sites qui incitent à cette pratique car dans la constitution des Etats Unis, on peut faire commerce de tout : si des parents veulent mettre en vente des photos porno de leurs enfants on-line, la loi leur donne raison. La liberté grâce à l’argent n’est qu’une illusion. Croire qu'il est une solution à tout reste plutôt un enfermement.
Et d’un côté idéologique, si on observe les politiques libérales qui sévissent en ce moment, on assiste plutôt à une réduction des libertés individuelles qu’à une propension au libre arbitre.
 
Le communisme véhicule l’idée qu’on peut tous être égaux. Tous égaux en droit, d’accord mais égaux pour tout, là est l’illusion.
L’exemple le plus simple pour moi : un homme n’est pas l’égal d’une femme, une femme n’est pas l’égal d’un homme, quoiqu’en pensent les féministes. Même si elle ne doit pas servir d’excuse à la discrimination, la différence physique est déjà une inégalité qu'il faut savoir accepter sans la diaboliser. La possibilité d’enfanter ou non en est la preuve la plus évidente. Cette possibilité n’est même pas une égalité entre les femmes. Ensuite il y a toute les inégalités de performances, de compétences. A l’école, les enfants sont tous inégaux face à l’apprentissage. Mais l’avantage de ces inégalités c’est que ça créera une diversité utile à une société : des manuels, des intellos, des artistes, des scientifiques…
Vouloir à tout prix mettre tout le monde sur un pied d’égalité c’est vouloir gommer les différences et ignorer les particularités de chacun*.
 
La fraternité selon Attali, c’est ce qui devrait revenir au socialisme. Pouvoir utiliser le capital à des fins humanitaires. Permettre les échanges au profit de tous et non de quelques privilégiés.
Ca m’a rappelé ce que j’ai écrit un jour de révolte : tout être humain devrait pouvoir se nourrir, s’instruire et se soigner gratuitement.
Ce que disait Attali sur les missions du socialisme en France dans les prochaines années était beau, juste, profond mais du coup il en avait perdu son approche de l’utopie. Je me suis demandée si elle résidait dans le mot fraternité ou dans le mot socialisme…


* L’autre jour, je parlais de ça avec des collègues. L’un d’entre eux m’a dit : « Tu ne peux pas employer le mot inégalité c’est péjoratif. Tu devrais plutôt employer le mot différence ». En un sens, il a raison mais je lui ai répondu qu’en mathématiques, l’inégalité et la différence s’écrivait de la même manière. Et que dans un cas comme celui là, le mot inégalité pouvait montrer que l’égalité n’était pas forcément une vérité absolue…
 
 
publié dans : Politiquement Correct par Madison
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