Lundi 19 décembre 2005
Que reste-t'il de nos histoires d'amour quand le temps a effacé la douleur ? (Lire)
Depuis que je vous ai livré cette pensée sur les hommes qui ont marqué ma vie, j'essaie de voir ce qu'ils m'ont apporté, chacun à leur manière. J'ai déjà parlé de mon premier amour, amour d'enfance qui m'a permis d'aimer et d'aimer encore.
Mon deuxième amour, amour d'adolescence, beau brun aux yeux charbon. Il s'était fabriqué une cabane dans la forêt dont il avait tapissé le sol d'une épaisse couche de paille. On y passait tous nos mercredis après-midi à rigoler, à discuter, à s'embrasser. De cet amour là, il me reste les premières sensations physiques, la découverte des plaisirs que provoque une main autre qui caresse votre corps. Ce corps, mon corps, qui n'était plus celui d'une enfant et pas encore celui d'une adulte, c'est avec lui que j'en ai éprouvé les contours pour la première fois. C'est étrange mais je garde des images nettes des moments passés avec lui. Comme si c'était hier. Je me souviens de la lumière qui filtrait entre les rondins de bois, de l'odeur de la paille, de l'éclat de ses yeux quand nos visages se rapprochaient...
Nous n'avons jamais couché ensemble. Ce n'est que l'été d'après que j'ai tenté l'expérience lors d'un séjour linguistique eu Angleterre, avec un anglais (c'est original). Pur aspect technique, aucun plaisir, juste un souvenir vague et une pensée qui revennait en boucle pendant qu'il s'agitait en moi : c'est ça, faire l'amour ?
Ensuite les amourettes se sont succédées. Rencontres sans importance et sans plaisir. Il faut dire qu'à l'époque j'étais plutot dans une période masculine. Lycée technique où j'étais une des dix rares filles sur le millier de lycéens, puis IUT de Génie Mécanique. A ça, vous rajoutez une mère féministe qui m'a bassinée toute ma jeunesse sur la méchanceté et la lacheté des hommes...
Depuis que je vous ai livré cette pensée sur les hommes qui ont marqué ma vie, j'essaie de voir ce qu'ils m'ont apporté, chacun à leur manière. J'ai déjà parlé de mon premier amour, amour d'enfance qui m'a permis d'aimer et d'aimer encore.
Mon deuxième amour, amour d'adolescence, beau brun aux yeux charbon. Il s'était fabriqué une cabane dans la forêt dont il avait tapissé le sol d'une épaisse couche de paille. On y passait tous nos mercredis après-midi à rigoler, à discuter, à s'embrasser. De cet amour là, il me reste les premières sensations physiques, la découverte des plaisirs que provoque une main autre qui caresse votre corps. Ce corps, mon corps, qui n'était plus celui d'une enfant et pas encore celui d'une adulte, c'est avec lui que j'en ai éprouvé les contours pour la première fois. C'est étrange mais je garde des images nettes des moments passés avec lui. Comme si c'était hier. Je me souviens de la lumière qui filtrait entre les rondins de bois, de l'odeur de la paille, de l'éclat de ses yeux quand nos visages se rapprochaient...
Nous n'avons jamais couché ensemble. Ce n'est que l'été d'après que j'ai tenté l'expérience lors d'un séjour linguistique eu Angleterre, avec un anglais (c'est original). Pur aspect technique, aucun plaisir, juste un souvenir vague et une pensée qui revennait en boucle pendant qu'il s'agitait en moi : c'est ça, faire l'amour ?
Ensuite les amourettes se sont succédées. Rencontres sans importance et sans plaisir. Il faut dire qu'à l'époque j'étais plutot dans une période masculine. Lycée technique où j'étais une des dix rares filles sur le millier de lycéens, puis IUT de Génie Mécanique. A ça, vous rajoutez une mère féministe qui m'a bassinée toute ma jeunesse sur la méchanceté et la lacheté des hommes...
Et puis il y a eu la rencontre avec celui qui allait être mon mari. Il était drole, intelligent, cultivé, un côté Keanu Reeves dans le physique. Il arrivait du Mexique pour faire le tour de la vieille Europe. J'ai pris mon sac à dos et je suis partie avec lui. Un an d'exploration culturelle... et intime. Découverte de la complicité amoureuse, de la vie à deux. Huit ans après, on s'est réveillé avec la vision d'une amitié profonde qui s'était désinvestie de tout acte amoureux.
De cette histoire là, il me reste l'ouverture au monde, l'amour de l'art, la passion pour la psychanalyse. Il me reste des livres, des disques, des souvenirs. Il me reste surtout cette idée profonde que l'amour existe.
Longtemps après, il y a eu O. Aujourd'hui, je me dis que ce n'était pas vraiment une histoire d'amour. C'était surement de la passion. Une histoire qui n'arrive qu'une fois dans l'existence mais qui bouleverse tout. Une histoire qui vous marque à vie. C'est avec O. que j'ai ressenti ce que c'est qu'être une femme.
Ensuite... toutes les histoires ne sont pas de bons souvenirs... ensuite, il y a eu celui qui m'a fait entrer dans une réalité difficile à accepter : en amour, il existe aussi la trahison. J'aurais pu rester amère. Ne plus jamais faire confiance à un homme. Mais tout est expérience. C'est après cette histoire que j'ai su distinguer l'amour et le plaisir physique. C'est après cette histoire que j'ai acquis une certaine liberté.
Les hommes qui ont fait partie de ma vie ensuite ont été importants mais pas sur le plan amoureux à proprement parlé. Ils m'ont accompagné jusqu'à ce que je retrouve l'envie d'aimer et d'être aimé. Jusqu'à ce que je trouve celui qui a été mon dernier amour. Mais de lui, je ne vous dirais rien ce soir car le propos de toute cette réflexion était : Que reste-t'il de nos histoires d'amour quand le temps a effacé la douleur ?
Et le temps n'a pas encore accompli son oeuvre...
Longtemps après, il y a eu O. Aujourd'hui, je me dis que ce n'était pas vraiment une histoire d'amour. C'était surement de la passion. Une histoire qui n'arrive qu'une fois dans l'existence mais qui bouleverse tout. Une histoire qui vous marque à vie. C'est avec O. que j'ai ressenti ce que c'est qu'être une femme.
Ensuite... toutes les histoires ne sont pas de bons souvenirs... ensuite, il y a eu celui qui m'a fait entrer dans une réalité difficile à accepter : en amour, il existe aussi la trahison. J'aurais pu rester amère. Ne plus jamais faire confiance à un homme. Mais tout est expérience. C'est après cette histoire que j'ai su distinguer l'amour et le plaisir physique. C'est après cette histoire que j'ai acquis une certaine liberté.
Les hommes qui ont fait partie de ma vie ensuite ont été importants mais pas sur le plan amoureux à proprement parlé. Ils m'ont accompagné jusqu'à ce que je retrouve l'envie d'aimer et d'être aimé. Jusqu'à ce que je trouve celui qui a été mon dernier amour. Mais de lui, je ne vous dirais rien ce soir car le propos de toute cette réflexion était : Que reste-t'il de nos histoires d'amour quand le temps a effacé la douleur ?
Et le temps n'a pas encore accompli son oeuvre...
publié dans :
Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations
par Madison
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