Mardi 20 décembre 2005
Quand je suis invitée chez des gens, j'adore explorer leur bibliothèque, leurs piles de CD ou de DVD.
Hier soir, mon oeil s'est arrêté sur le DVD de "Hitch, expert en séduction". Ben quoi, on a le droit d'être cultivée et sensible, et de fondre pour un grand dadais aux oreilles de simplet ! Bref, je demande si je peux l'emprunter, et on passe à table. La maîtresse de maison avait préparé une raclette. A 5 jours du reveillon, c'est un peu riche mais comment résister au fromage fondu... Total, arrivée chez moi, j'avais du plomb dans le ventre, impossible de dormir. Qu'à cela ne tienne, j'ai regardé mon DVD.
Je ne me faisais aucune illusion sur la profondeur spirituelle du film. Qui pourrait croire qu'un mec comme Will Smith puisse se pencher sur les mécanismes de la séduction alors que toutes les nénettes doivent lui tomber dans les bras.
Ca démarre fort. Lui, la quarantaine branchée, à l'aise partout et surtout avec la gent féminine, expert en séduction (c'est son métier), décide d'aider un pauvre gars, maladroit et timide à séduire une richissime donzelle dont il est le comptable. Mission impossible ? Bien sur que non, les américains sont forts pour ce genre de truc ! Je sens que je vais m'ennuyer...
Arrive la demoiselle. La latine rebelle, fonceuse et sensuelle, pour qui la réussite professionnelle (elle est journaliste people) est bien plus importante que n'importe quelle amourette qui finira mal de toute façon.
Vous devinez la suite ?
Et bien, moi la suite m'a surprise. Bien sur, on n'a pas pu éviter les clichés vus et revus dans ce genre de commédie sentimentale made in USA : lui était un pauvre bougre aux allures de Steeve Hurckle qui après sa première rupture amoureuse a décidé de réparer les injustices du monde moderne quant aux relations hommes/femmes. Pour elle, cette froideur viendrait d'un traumatisme de l'enfance où elle a failli perdre sa soeur en patinant sur un lac gelé... mouai. Et bien sur on n'échappe pas au happy end hollywoodien (mais c'est aussi le but de ce genre de film)
Non, ce qui m'a plu, c'est la mise en évidence du fait que ce qui empêche la communication ne sont rien d'autres que nos propres barrières : l'idée qu'on a de notre propre apparence, l'attitude que l'on pense être la plus acceptable pour l'autre, etc... On n'est jamais comme l'autre pense, pourquoi l'autre serait-il celui qu'on pense ? Etre naturel, voilà l'idée du film. Etre naturel et oser. Arrêter de ce faire des scenari, ou de s'appuyer sur des pseudo-théories à trois francs six sous.
Comme le dit le beau Will à la fin du film (enfin, pas lui mais son personnage) :
Hier soir, mon oeil s'est arrêté sur le DVD de "Hitch, expert en séduction". Ben quoi, on a le droit d'être cultivée et sensible, et de fondre pour un grand dadais aux oreilles de simplet ! Bref, je demande si je peux l'emprunter, et on passe à table. La maîtresse de maison avait préparé une raclette. A 5 jours du reveillon, c'est un peu riche mais comment résister au fromage fondu... Total, arrivée chez moi, j'avais du plomb dans le ventre, impossible de dormir. Qu'à cela ne tienne, j'ai regardé mon DVD.
Je ne me faisais aucune illusion sur la profondeur spirituelle du film. Qui pourrait croire qu'un mec comme Will Smith puisse se pencher sur les mécanismes de la séduction alors que toutes les nénettes doivent lui tomber dans les bras. Ca démarre fort. Lui, la quarantaine branchée, à l'aise partout et surtout avec la gent féminine, expert en séduction (c'est son métier), décide d'aider un pauvre gars, maladroit et timide à séduire une richissime donzelle dont il est le comptable. Mission impossible ? Bien sur que non, les américains sont forts pour ce genre de truc ! Je sens que je vais m'ennuyer...
Arrive la demoiselle. La latine rebelle, fonceuse et sensuelle, pour qui la réussite professionnelle (elle est journaliste people) est bien plus importante que n'importe quelle amourette qui finira mal de toute façon.
Vous devinez la suite ?
Et bien, moi la suite m'a surprise. Bien sur, on n'a pas pu éviter les clichés vus et revus dans ce genre de commédie sentimentale made in USA : lui était un pauvre bougre aux allures de Steeve Hurckle qui après sa première rupture amoureuse a décidé de réparer les injustices du monde moderne quant aux relations hommes/femmes. Pour elle, cette froideur viendrait d'un traumatisme de l'enfance où elle a failli perdre sa soeur en patinant sur un lac gelé... mouai. Et bien sur on n'échappe pas au happy end hollywoodien (mais c'est aussi le but de ce genre de film)
Non, ce qui m'a plu, c'est la mise en évidence du fait que ce qui empêche la communication ne sont rien d'autres que nos propres barrières : l'idée qu'on a de notre propre apparence, l'attitude que l'on pense être la plus acceptable pour l'autre, etc... On n'est jamais comme l'autre pense, pourquoi l'autre serait-il celui qu'on pense ? Etre naturel, voilà l'idée du film. Etre naturel et oser. Arrêter de ce faire des scenari, ou de s'appuyer sur des pseudo-théories à trois francs six sous.
Comme le dit le beau Will à la fin du film (enfin, pas lui mais son personnage) :
Principe de base, il n'y a pas de principe







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