Donald Goines

Publié le par Madison


J’aime les histoires de gangsters. Mais pas n’importe lesquelles. Celles qui ont un fond d’authenticité parce qu’elles sont racontées par d’anciens gangsters repentis.

 

Allez savoir pourquoi ces bad boys me font craquer. Pourtant ils trichent, ils volent, ils tuent, ils traitent les filles comme des moins que rien et ne se prennent pas pour de la merde. Mais moi, j’adore ça. Mon préféré, mon dieu en la matière ou plutôt devrais-je dire mon mack littéraire, car il a été maquereau avant de découvrir la littérature et l’écriture en prison, est et restera à jamais Iceberg Slim. Ce gars là raconte des histoires sordides avec une poésie sauvage d’une force qui me remue les tripes tout en me faisant fondre. Pimp, son meilleur roman, est pour moi une oeuvre maîtresse.


En écoute : 50 Cent - P.I.M.P.
 


Il y a plus d’un an, un ami qui connaît ma passion pour Slim m’a recommandé de lire un autre bandit converti à l’écriture : Donald Goines. J’ai donc acheté deux des romans du monsieur pensant retrouver un peu du style décapant d’Iceberg Slim.

 

goines-1.jpgLe premier que j’ai lu : « Justice blanche, misère noire » raconte les rapports entre Blancs et Noirs dans les prisons américaines vu par un criminel noir qui préfère rester en retrait des habitudes imposées par la loi du plus fort. Les scènes sont rarement tendres, la psychologie des personnages est intéressante, mais j’ai trouvé d’emblée le style un peu trop lisse. Je pense qu’à l’époque, la déception ressentie en lisant ce roman était en partie due à la comparaison que je ne pouvais m’empêcher de faire entre les deux auteurs.

 

Du coup, le deuxième : « Ne mourrez jamais seul » est resté sur ma table de goines-2.jpgnuit sans que je n’arrive à le commencer. Le week-end dernier, n’ayant rien à lire, j’ai fouillé dans mes piles de livres avec l’envie d’un truc un peu sombre. J’ai ouvert « Ne mourrez jamais seul » sans trop de conviction et finalement, je ne l’ai pas lâché. Non pas que le style soit plus percutant mais l’histoire, elle, est bien plus intrigante.

 

Paul, un écrivain sans le sou récupère un homme sur le trottoir qui vient de se prendre plusieurs coups de pistolet et l’amène à l’hôpital. L’homme, juste avant de mourir lui laisse tout ce qu’il possède : une Cadillac, de l’argent et un journal intime. Paul se plonge dans la lecture du journal et découvre page après page la vie de King David, petit malfrat ambitieux, qui avait quitté New York pour faire fortune en Californie en dealant de la drogue. Il éprouve très vite une certaine fascination pour le bandit alors même que les actes et les coups bas décrits dans le journal lui font horreur…

 

Si j’ai accroché avec ce second livre de Donald Goines c’est sûrement parce que, tout comme Paul, ce que j’aime dans les histoires de gangsters c’est qu’elles me fascinent et me font en même temps horreur.

Il me reste maintenant à découvrir les bouquins de Chester Himes. Il parait qu’il n’est pas mal dans son genre…

I don't know what you heard about me
But a bitch can't get a dollar out of me

No Cadillac, no perms, you can't see

That I'm a motherfucking P-I-M-P...
 

 

 

Publié dans Lu - Vu - Entendu

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MS 14/06/2007 23:32

ça fait toujours plaisir de passer sur ton blog.
bonne continuation, et merci!

BlancheFabret61 03/06/2007 10:34

Tu aimes les Bad-boys ?... c'est vrai qu'ils transportent avec eux une image fantasmée ,virile ,courage et bataclan mais....si on devait vivre avec je ne pense pas qu'être traitée comme une serpillière pourrait plaire ,pas à moi en tout cas ,il resterait plus que les arêtes :-))

Madison 03/06/2007 20:48

je dis bien : ils me fascinent et en même me temps me font horreur...tu sais bine, le petit frisson de l'interdit :-)

jc 02/06/2007 23:56

ça donne envie

Madison 03/06/2007 20:49

je suis sûre que ça va te plaire... le côté sombre de la chose...