Un petit coucou


boîte à mots

Mercredi 2 novembre 2005
Début de l'histoire

La question qui tue : Alors, c’est vrai ? Qu’est-ce qui est vrai ? Que les Noirs ont des sexes monstrueux, qu’ils baisent comme des bêtes… Si tu veux savoir, adresse toi à quelqu'un d'autre, je ne suis pas ethnologue.
 
Fantasme de la femme blanche, complexe de l’homme blanc ou mythe de l’homme noir ? Qu’est-ce que je n’ai pas entendu comme âneries à ce sujet. Au début je pensais qu’il n’y avait que les Blancs pour bla-blater sur les attributs de l’homme noir. J’ai découvert que non. Un jeune Africain m’a soutenu, dur comme fer (jolie expression pour parler de lui) que l’impuissance n’existait pas en Afrique. Un Guadeloupéen me disait, comme pour se justifier, que si son sexe n’était pas très grand, c’est qu’il avait un arrière-grand-père blanc. Moi je ne le trouvais pas petit, son sexe. Esthétiquement, il était même d’une beauté rare. Un Martiniquais (plutôt bien doté, lui) voulait me convaincre que des statistiques prouvaient l’infériorité des Blancs. J’imagine un type payé à mesurer les bites d’un panel de deux mille hommes noirs et blancs, tous au garde-à-vous. Remarque, si le travail est bien payé, je veux bien le prendre. Mais comme dirait Nadia : « Tu le mesures d’où à où, le mec ? »
 
Tu le mesures du Pôle Sud au Pôle Nord. La plupart des hommes prennent leur queue pour l’axe du globe terrestre. Ca commence petit, par celui qui pisse le plus loin, puis celui qui a la plus longue, celui qui bande le plus longtemps, celui qui baise le plus souvent… Comparer, forcément ça crée des conflits. Et hop, je te déclare une guerre ! Est-ce que nous les femmes, il nous viendrait à l’idée de comparer la profondeur de notre vagin ? J’ai toujours pensé que si on rendait la fellation obligatoire tous les matins, histoire de détendre l'atmosphère, il y aurait moins de problème sur Terre. Je plaisante… à peine.
 
Messieurs, l'essentiel ne réside pas dans la longueur, il faut surtout savoir s'en servir. D’un autre côté, si le garçon est bien équipé, il y a toujours moyen de prendre son pied. Même s’il est nigaud au lit. Et des nigauds, il y en a, chez les Blancs, les Noirs, les Rouges et les Jaunes. Surtout chez les Schtroumpfs, le Schtroumpf baiseur n’existe pas.
 
Je suis née au pays de l’Amouuuuur avec un grand A, et de la liberté sexuelle. Mais j’ai toujours trouvé le « Français » sans saveur. Mon premier amour était Polonais, mon premier amant était Anglais (peut-être pas de quoi se vanter), mon mari était Mexicain. Je me souviens de Seb l’Italien et de sa bouteille d’Amoretto, de Manu le Gitan andalou et de son accent belge, de Joe le Guadeloupéen et de ses cheveux dorés. Erotisme rime avec exotisme. Quand je dis que j’ai du sang espagnol, je vois dans les yeux de certains hommes non pas une étincelle mais un début d’incendie.
 
Le sexe, c’est comme la danse. Il y a ceux qui défilent sur des marches militaires (droit devant, au pas cadencé), ceux qui entonnent les chansons paillardes (S….e, je vais te la m….e bien p…..d !), ceux qui aiment Chantal Goya (Ce matin, un lapin…). Je suis plutôt Tropico-Caribo-Brasilo-Africo-R’n’Bo-Soul tendency.
 
O. m’avait demandé : « Tu écoutes de la musique quand tu fais l’amour ? » Toujours (dans les lieux où c’est possible). La première fois qu’on a couché ensemble, il a mis un CD de Guem et Zaka Percussions. Intensité animale d'une nuit ininterrompue de plaisir.
 
publié dans : L'Amour, Les Hommes Et Le Chocolat par Madison
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