Lectures de Voyage

Publié le par Madison

Je suis partie 4 jours en week-end et comme d'habitude, j'ai pris plus de livres que de paires de chaussettes. Dans ma valise, des romans achetés il y a plus ou moins longtemps mais jamais lus et un livre de psychanalyse (Livre XI du Séminaire de J. Lacan : Les Quatre Concepts Fondamentaux de la Psychanalyse, pour ceux que ça intéresse)
 
J'ai commencé par "En l'absence des Hommes". Pur bonheur malgré la tristesse de l'histoire. Ecriture rapide, sensible et sensuelle. Premier roman de Philippe Besson (rien à voir avec Patrick ou Luc Besson), c'est le troisième que je lis après "Un garçon d'Italie" et, "Un instant d'abandon" son dernier roman.
 
Sur place, j'ai trouvé dans la bibliothèque "Numero six" de Véronique Olmy. Je venais d'en parler avec Nadia. J'ai dévoré. Là aussi, écriture rapide et sensible. Et comme dans tous ses romans, une vision dramatique de la vie et un réalisme qui vous prend aux tripes. De tous les livres de V. Olmy, "Numéro six" est le préféré de Nadia. Le mien reste "Bord de mer".
 
Le troisième livre, commencé mais non encore terminé, est un classique de la littérature fantastique : "Le tour d'écrou" de Henry James. Je vous en parlerai peut être plus tard.
 
Et le petit dernier, qui a juste profité de la ballade : "Aku-Aku. Le secret de l'ïle de Pâques". Le premier livre de Thor Heyerdahl, "L'expédition du Kon Tiki" m'avait captivée alors que je ne suis pas une passionnée de ce genre de récit. Une certitude depuis l'enfance : comme Gauguin j'irais un jour en Polynésie, et je visiterai l'île de Pâques...
 
 

 
 
 
 
En l'absence des Hommes - Philippe Besson
 
"Je ne suis plus un enfant. Il ne faut pas se fier aux yeux verts, à la peau de fille, à cette fragilité de l'apparence, à la gracilité. Il ne faut pas croire que les yeux baissés, c'est forcément la timidité. Je sais ce que je fais. Seize ans, c'est l'âge des possibles. Je ne m'interdis rien. Pourquoi m'interdirais-je quoi que ce soit ?"
 
 
 
 
 
 
Numéro six - Véronique Olmy
 

Bord de mer – Véronique Olmy

 
 
 
 
 
 
Le tour d'écrou - Henry James
 
 
Aku-Aku. Le secret de l'île de Pâques
Thor Heyerdahl
 
 
 
 

 
 
Un passage de "En l'absence des hommes", pour le plaisir :
 
Devrions-nous faire l'amour comme si c'était la dernière fois, puisque celà peut être la dernière fois...nous devrions toujours faire l'amour comme si c'était la première fois, c'est-à-dire avec la fébrilité et la ferveur de ceux qui n'ont jamais connu ce moment, et la chance insolente des débutants.
Mais comment retrouver l'innocence du commencement, la belle frénésie des toutes premières heures et la virginité perdu ? Comment ignorer les gestes qu'on connait désormais, le corps de l'autre qu'on a appris peu à peu...

Publié dans Lu - Vu - Entendu

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