Pourquoi commencer un glossaire politique par là ?
Alors que ces trois mots accolés avaient perdu la signification que je leur donnais depuis l'enfance, je suis tombée par hasard sur une interview de Jacques Attali. Il leur attribuait un sens politique qui m’a donné à réfléchir. Il en parlait comme étant les représentants de trois utopies politiques : le libéralisme, le communisme et le socialisme. J’ai trouvé l’idée intéressante… pas forcément satisfaisante.
Le libéralisme véhicule l’idée que l’on peut être libre grâce au capital, libre d’avoir ce que l’on veut du moment où on paye, libre de vendre et d’acheter ce que l’on veut.
Ca m’a de suite fait penser aux problèmes de pédophilie sur internet. Il ne peut y avoir d’accords internationaux permettant de bloquer tous les sites qui incitent à cette pratique car dans la constitution des Etats Unis, on peut faire commerce de tout : si des parents veulent mettre en vente des photos porno de leurs enfants on-line, la loi leur donne raison. La liberté grâce à l’argent n’est qu’une illusion. Croire qu'il est une solution à tout reste plutôt un enfermement.
Et d’un côté idéologique, si on observe les politiques libérales qui sévissent en ce moment, on assiste plutôt à une réduction des libertés individuelles qu’à une propension au libre arbitre.
Le communisme véhicule l’idée qu’on peut tous être égaux. Tous égaux en droit, d’accord mais égaux pour tout, là est l’illusion.
L’exemple le plus simple pour moi : un homme n’est pas l’égal d’une femme, une femme n’est pas l’égal d’un homme, quoiqu’en pensent les féministes. Même si elle ne doit pas servir d’excuse à la discrimination, la différence physique est déjà une inégalité qu'il faut savoir accepter sans la diaboliser. La possibilité d’enfanter ou non en est la preuve la plus évidente. Cette possibilité n’est même pas une égalité entre les femmes. Ensuite il y a toute les inégalités de performances, de compétences. A l’école, les enfants sont tous inégaux face à l’apprentissage. Mais l’avantage de ces inégalités c’est que ça créera une diversité utile à une société : des manuels, des intellos, des artistes, des scientifiques…
Vouloir à tout prix mettre tout le monde sur un pied d’égalité c’est vouloir gommer les différences et ignorer les particularités de chacun*.
La fraternité selon Attali, c’est ce qui devrait revenir au socialisme. Pouvoir utiliser le capital à des fins humanitaires. Permettre les échanges au profit de tous et non de quelques privilégiés.
Ce que disait Attali sur les missions du socialisme en France dans les prochaines années était beau, juste, profond mais du coup il en avait perdu son approche de l’utopie. Je me suis demandée si elle résidait dans le mot fraternité ou dans le mot socialisme…
* L’autre jour, je parlais de ça avec des collègues. L’un d’entre eux m’a dit : « Tu ne peux pas employer le mot inégalité c’est péjoratif. Tu devrais plutôt employer le mot différence ». En un sens, il a raison mais je lui ai répondu qu’en mathématiques, l’inégalité et la différence s’écrivait de la même manière. Et que dans un cas comme celui là, le mot inégalité pouvait montrer que l’égalité n’était pas forcément une vérité absolue…
Parler de ceux qui parlent éviter de parler de soi et de ce que l'on conçoit, pas de risque sur le fond on débat des formes. Autant parler du nombre réel possible des étoiles dans le ciel. Mais celle que l'on a dans le coeur, pouvoir décliner tous les nuances de blancs de jaune ou peut-être rouge, là à portée de regard et de la mains chercher sa chaleur... au risque de se brûler ou de l'éteindre... vers l'étreinte... la vie est là, à portée de main.
Bises
Bises à toi Phil et à bientôt, ici où ailleurs...