
Dernier jour de l’année, youpiiiiiiii ! Ce soir fête obligatoire !
« Quoaaaaaaaaaaaa ? Tu bosses ce soaaaaaaaar ? Mais c’est pas normaaaaaaaal ça !!! »
Pffffffffff
Excusez-moi mais le nouvel an, moi j’aime pas. La bise obligatoire aux douze coups de minuit, les vœux, les bonnes résolutions… je n’y arrive plus.
Il n’y a pas plus aléatoire qu’une date. Tout dépend de la civilisation, de l’astre de référence, des croyances des uns et des autres. Fut un temps où le début de l’année correspondait au 1er avril. Les cadeaux offerts à cette date se sont peu à peu transformés en farces. Pour le calendrier juif nous allons passer en 5766 alors que pour les Musulmans, nous serons encore en 1426.
Comme dirait ce cher Albert : « Tout est relatif »
Alors pourquoi serait-il plus normal de faire ce jour-là ce qu’on devrait faire toute l’année ?
Faut-il une date en particulier pour souhaiter le meilleur à ceux que l’on aime, pour leur manifester notre affection, les prendre dans nos bras, les embrasser ? Faut-il une date en particulier pour se décider à changer ses habitudes, à devenir meilleur (ou moins con, au choix), à ne plus se ronger les ongles, à perdre des kilos, à ne plus dire des gros mots ?
En parlant de gros mots, aux bonnes résolutions, je préfère la coutume qui consiste à s’insulter une fois l’an. Je trouve ça plus amusant. Et décharger sa haine par les mots est sûrement plus sain que de souhaiter hypocritement une bonne année à une tripoté de gens dont on a rien à faire la plupart du temps (son patron, ses collègues, sa belle-mère,…).
Je sais bien qu’on ne peut pas échapper si facilement à ce genre de rituel. Pourtant, je n’arrive pas à m’y conformer. Avec le temps j’ai appris qu’une année est toujours ponctuée de petits bobos ou d’accidents, de coups de blues ou de grandes peines, de disputes ou de guerre. Que tous ces rituels ne changent en rien les mentalités et les habitudes.
Alors cette année j’ai décidé :
- d’adresser mes vœux à celle qui en a le plus besoin : notre bonne vieille Terre. Et je lui souhaite que les êtres humains acquièrent une conscience écologique, loin des clivages politiques et économiques pour qu’elle puisse nous supporter encore quelques millions d’années.
- de vous insulter demain car tous les autres jours, quand je vous lis, quand je vous croise ici ou ailleurs, je ne vous souhaite que des bonnes choses.
- de ne pas faire de résolutions pour un avenir improbable mais de remercier ceux qui ont participé à rendre heureux mon passé.
(merde, mais ce n'serait pas des résolutions que suis en train de prendre là ?)

La suite en 2006
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