
Pour ceux qui découvrent ce blog, ce texte appartient à un récit inachevé, écrit au printemps
2004. Pour lire le début, cliquez sur l'image de droite et laissez vous guider de lien en lien...
Souvent je leur dis qu'ils sont des amants de pacotille. Du temps de leurs grands-pères, avoir une maîtresse impliquait un investissement affectif et économique. Avec eux, rien de tout ça. Ils ne dépensent que le prix de l'essence et des préservatifs. Parfois, j'aimerais qu'ils m'apportent des fleurs ou qu'ils me sortent. On peut toujours rêver. Même s'il y a quelques confidences sur l'oreiller et une certaine complicité, ce qui nous lie, c'est le sexe. Et l'imagination qui va avec. Mon lit est un théâtre où je leur donne la réplique.
Tous différents. Je les aime pour un détail ou pour un ensemble. Pour les sensations qu'ils me procurent, pour la femme que je suis dans leurs bras. "As tu trouvé l'homme de tes rêves ? " Oui, un homme en cinq.
J'adore son côté petit garçon, camarade de jeu, sa tendresse maladroite et sincère. Je suis l'amie avec qui on peut aller plus loin, avec qui il est aussi agréable de partager le plaisir que les idées.
J'adore sa façon perverse de me toucher, de me posséder. Je suis sa putain, la femme qui lui redonne sa fierté de mâle.
J'adore son rire, sa bonne humeur, la légèreté avec laquelle il prend notre relation. Moment de récréation dans une vie bien rangée. Je suis la femme fantasme, la femme sans visage, celle à laquelle il rêve en silence dans le lit conjugal.
J'adore sa façon de me regarder, de m'écouter. J'adore la fraîcheur de ses idées, sa jeunesse, l'avenir qu'il a encore à écrire. Je suis la prêtresse qui lui parle du pouvoir du sexe et de la beauté de l'amour.
J'adore sa façon de faire naître le plaisir chez moi. Sa douceur et sa force. Sa façon d'être, sans préjugés, sans arrières pensées. Il donne à ma vie un goût de liberté. Je suis la femme miroir, le féminin du masculin.
Je ne suis plus la même. J'ai été tour à tour femme exaspérée, femme désespérée, femme blessée. Le temps, les expériences, l'analyse m'ont transformée. Femme libérée ? Personne ne m'a libéré. Je suis libre, c'est différent. Je pense à O. Un homme peut sans doute révéler ce qu’une femme a en elle, mais ce n’est pas lui qui peut la changer.
Salut Madison,
J'avais lu la totalité en une apres midi et je pietinais....
Là je rejoins mes copines et je dis "la suite, la suite"
Take care
The Liu)
(ahh...la suite..tant attendue...)
: )
il change ce qu'elle percoit, donc il la change, tout est nuancé.
DS comAlaCon
bisoussssssss