Arrivée A Santiago Du Chili

Publié le par Madison

  Santiago, le 22 juillet 2008

« L’avion s’est posé comme prévu à 4h55, heure de Santiago. La température extérieure est actuellement de 5 degrés centigrades. Nous vous remercions d’avoir voyager à bord de LAN Ecuador »

Le brouillard donnait à la scène quelque chose de surréaliste. L’avion s’était posé au milieu d’un champ de petites lumières bleues, jaunes et vertes et poursuivait lentement son chemin vers le terminal. Je venais de passer une heure, de la musique dans les oreilles, à regarder le ciel par le hublot. J’étais assise juste dans l’axe de l’aile qui s’élançait vers un horizon fantasmagorique comme une autoroute sans fin. En dessous le blanc laiteux des nuages, au dessus le bleu marine du ciel ponctué d’étoiles argentées. Le spectacle était magnifique. J’aurais aimé savoir peindre cette vision qui m’inspirait mille pensées et sentiments.

J’avais pensé Santiago comme une simple escale, un point obligatoire et sans intérêt entre deux destinations. Mais lorsque l’avion s’est posé, je n’ai pu m’empêcher de penser à l’histoire de ce pays. Il y a quelques années, je n’aurais sûrement pas pu faire ce voyage aussi facilement. Et finalement, comme à chaque atterrissage, j’ai ressenti ce petit quelque chose qui me fait m’attacher à l’endroit qui m’accueille.

Comme à Guayaquil, j’ai été surprise par la modernité et la beauté de l’aéroport. Après avoir passé l’immigration et la douane et avoir changer quelques euros en dizaine de milliers de pesos chiliens, je suis arrivée un peu désorientée dans le hall principal. Une jeune femme m’a de suite demandée si je désirais un taxi. En lui répondant que oui je me suis étonnée qu’en voyant ma tête de touriste, elle ne l’ait pas fait en anglais. Signe que le Chili n’est pas un pays envahi comme l’Equateur par des hordes de touristes américains. Le taxi que j’ai prépayé à la jeune femme m’attendait au dehors. Le froid était saisissant mais ce n’est pas ce qui m’a le plus surprise. L’architecture au dehors était incroyable. Une sorte de gigantisme carré qui n’était pas sans me rappeler l’Europe de l’Est. J’ai de suite pensé au régime de Pinochet, à cet esprit mégalomaniaque que peut inspirer une dictature. Mais je ne voulais pas garder cette première impression. La nuit tous les chats sont gris, me suis-je dis, il faudra attendre le jour pour savoir vraiment à quoi tout cela ressemble.

Sur l’autoroute qui relie l’aéroport au centre ville j’eus encore une fois l’impression étrange d’être en Europe de l’Est. Je tentais à nouveau de chasser ce ressentir que semblait m’inspirer l’obscurité. Mais malgré mon refus de voir dans l’architecture nocturne de Santiago la marque d’une ancienne dictature, j’ai du me rendre à l’évidence dès que les premiers immeubles sont apparus. Et plus encore une fois arrivée à l’hôtel. Etrange mélange d’un passé austère et d’un désir de modernisme qui se mêlent dans chaque détail. Quand le garçon d’étage a ouvert la porte de ma chambre, j’ai cru me retrouver à Prague juste après la chute du mur ou encore dans l’Espagne de la fin des années 70, du moins de ce que je m’en souviens. Par contre la salle de bain, avec son équipement sanitaire, tout en verre, faïence blanche et chrome, semblait sortie tout droit d’un musée d’art moderne. Etrange contraste.


Cathédrale de Santiago

Le lendemain, en me promenant dans Santigo, mes impressions se sont confirmées. Ce pays vit encore dans l'ombre de la dictature de Pinochet. Tout y est à construire. Le pays doit retrouver une identité comme l'a fait l'Espagne après la mort de Franco, mais il a aussi a supporter toutes les difficultés des pays d'Amérique du Sud...

 

Publié dans Tour Du Monde

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emanu124 25/07/2008 11:48

Ta description me fait penser à Cuba... Sauf que là-bas, ils ne ce sont malheureusement pas encore affranchis de la dictature

tiusha 24/07/2008 21:15

voir...

(pfff j'écris n'importe comment ces temps-ci)

tiusha 24/07/2008 21:07

bouh si c'est comme tu dis ça doit te paraître bien gris! il faudrait rester plus longtemps pour en voire plus (bon j'imagine qu'on doit te la servir assez souvent celle-là)

à croire que les dictateurs n'ont vraiment aucune imagination...

bob2bob 24/07/2008 13:40

Je te suis toujours sur google Earth mais ôte moi d'un doute, tu as mis un chapeau (j'ai un peu de mal à te reconnaître) ?

Bises.

monbricabrac 24/07/2008 13:25

Bonjour Madison.
Je me permets d'intervenir et de te féliciter pour ce magnifique voyage. Les Galapagos doivent être un souvenir impérissable.
Je ne sais pas ce que tu as vu du Chili, mais finalement, je trouve que c'est la pays le plus moderne d'Amérique Latine. C'est vrai que Santiago est une ville qui peut sembler triste, surtout si il fait froid et si il y a de la pollution(j'y suis allée à la même époque que toi), mais le pays en général est beaucoup plus développé qu'il n'y paraît. On sent les traces de la dictature, mais aussi une volonté de l'oublier et d'aller de l'avant.
Je ne sais pas si tu as visité le Palais de la Moneda où Allende s'est suicidé, mais c'est très émouvant.
Bon voyage