Bon, où j'en étais ? Ah oui : le paradis !
Donc le 31 juillet je quittais Fakarava pour Bora-Bora. J'avais le coeur gros ; cette petite île était vraiment charmante ! Et il faut dire que l'accueil à la pension était sans comparaison aucune
avec ce que j'ai eu depuis alors que les conditions de vie des habitants n'a rien de facile.
Et bien, Bora Bora, c'est tout le contraire ! Quelle déception mes amis, quelle déception ! Alors oui, le Lagon est vraiment d'une beauté exceptionnelle mais à la limite on pourrait dire que trop
de beau tue le beau !
Tout est fait pour l'hôtellerie de luxe. Et c'est bien là le comble. Car les clients des grands hôtels, ceux qu'on voit sur les brochures
- les hôtels pas les clients hein ! -, ne sortent
en fait pas de leurs bungalows pour profiter de la Polynésie.
Du coup, être là ou à Bali ou dans le Yucatan, c'est du pareil au même Je ne vois vraiment pas l'intérêt de se taper tant de kilomètres pour rester une semaine au dessus de l'eau et, comble du
luxe, se baigner dans une piscine installée sur le ponton, en mangeant une cuisine asseptisée et sans n'avoir aucun contact avec la population locale... Enfin bon bref, je prie le dieu pétrole
qu'il assèche les puits pour que ce genre de bêtises n'existent plus
- même si je suis convaincue que l'humanité trouvera d'autres bêtises du genre à faire... -
Tout ça pour dire que si le premier jour j'ai fait le tour du lagon en canoë et que l'excursion était vraiment très bien organisée avec des escales pour nager avec les raies ou pour
observer les coraux et, un repas polynésien des plus succulents sur un petit îlot, le deuxième jour, j'ai un peu tourné en rond sur ma bicyclette à retrofreinage et pédalier à vitesse unique.
Heureusement que je ne m'ennuie jamais... mais il me tardait vraiment de partir.
Par contre, Moorea... ah, Moorea ! Dès l'approche de l'avion sur l'aéroport j'en ai aimé les contours.
C'est une grande île où des monts immenses se regardent dans un lagon aux eaux moins belles qu'à Bora mais qui invitent à nager. Les deux baies qui entourent le Mont Rotui, la Baie de Cook et la
Baie d'Opunohu, ont quelque chose à la fois romanesque et paisible. La première, comme son nom l'indique à été baptisé par Cook lui même lorsqu'il y a débarqué. La deuxième a servi de décors à
l'une des versions cinématographiques de l'histoire de la révolte du Bounty.
La Baie d'Opunohu
Le tourisme n'est pas (encore) trop développé à Moorea, ce qui rend les relations avec les autochtones plus naturelles, plus sincères.
Et pendant ce séjour, j'en ai fait des rencontres touchantes... Des gens croisés ici et là, qui m'ont trimballée en voiture où invitée à manger tout en me parlant de leur île, de leur vie ou
m'enseignant quelques mots de polynésien. Autant vous dire que Moorea fut un pur délice !
La Baie de Cook
Demain très tôt je m'envole pour les Marquises. Partout on me dit que c'est un endroit sauvage et merveilleux où les gens ont un sens de l'accueil exceptionnel. J'y allais pour y retrouver l'ombre
de Gauguin, je suis sûre que j'y trouverai bien plus encore...
PS : j'ai programmé trois diaporamas pour les jours qui viennent
car je ne suis pas sure d'avoir la possibilité de me connecter là bas.
Au pire, on se retrouve le 15 aout en direct de Sydney !
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