Lost In Translation

Publié le par Madison

Il est 20H sur Tahiti. Je suis à l'aéroport de Papeete depuis 15H et je dois attendre minuit pour pouvoir m'enregistrer sur le vol Papeete-Sydney.

Je pourrais vous parler des Marquises mais comme à chanque départ j'ai un petit coup de blues. Sur un petit carnet j'ai écrit en quittant les Galapagos :

"Chaque arrivée dans un endroit à la saveur d'un slow langoureux.
Chaque départ porte la douleur d'une rupture amoureuse."

J'ai réalisé qu'il ne me restait plus que 16 jours avant mon retour. Ca m'a fait un choc. Du coup, j'ai voulu relire ce que j'ai écrit depuis mon départ. Tout est encore si présent... Que vais-je retenir de ce voyage ?

En discutant avec d'autres voyageurs au grè des petites pensions que nous partagions, je me suis rendue compte que le fait d'être seule m'offre une dimension différente de celle que je pourrais vivre si j'étais accompagnée. Je n'ai pas le retour ou les commentaires de quelqu'un  que je connais pour faire écho à mes impressions. Je ne suis pas dans une continuité que pourrait m'apporter un compagnon de voyage. Chaque étape est la création d'un nouveau quotidien dicté par les endroits que je visite et les gens que j'y rencontre.

Partout où je vais je me demande si je reviendrais un jour. Curieusement, lorsque ma réponse est positive, cela n'a (presque) jamais rapport avec le paysage. Ce qui m'attire c'est le contact et le partage que je peux avoir avec les gens que je croise. La Polynésie a été révélarice de ce fait. J'y allais un peu pour l'aspect mythique des lieux et pour suivre les traces de Gauguin. Au final, les endroits où je me suis sentie le mieux étaient ceux auxquels je m'attendais le moins. Et cela, grâce aux gens que j'y ai rencontré. Alors, est-ce que je retournerai en Polynésie ? Cela semble peu probable car ce n'est pas la porte à côté et économiquement, ça donne à réflechir. Mais si un jour l'occasion se présente, je n'irais que sur les îles les moins courrues par les touristes. Celles où les gens savent encore ouvrir leur coeur pour partager leur culture et leur quotidien en toute simplicité. Et dans chacun de ces endroits, je poserais mes valises pour un long moment. Le temps de savourer vraiment les habitudes locales.

Ce tour du monde a été impulsif, basé sur des envies et des habitudes venues du passé. Je pense que désormais, je ne voyagerai plus jamais de la même manière. Peut-être parce que ce voyage-ci a donné un sens à mes futurs voyages...


PS : En arrivant à Sydney, je vous parlerai des Marquises, photos à l'appui, promis !

PS2 : J'ai appris que la Russie et la Georgie était en guerre...
La folie des hommes ne cessera donc jamais...

Publié dans Tour Du Monde

Commenter cet article

M. 26/08/2008 14:37

Une très belle analyse de ce voyage. Je te souhaite de pouvoir un jour poser tes valises dans ces lieux qui t'ont tant plu :)

M.

pyrome 17/08/2008 20:54

Jamais !

pierogod 16/08/2008 09:04

Profite, profite, profite ! Encore 16 jours...

PS2 : ils viennent de signer un cessez-le-feu

ZesteDeCitron 15/08/2008 14:21

Souvent les belles choses sont là où on les attend le moins ^^ ...

Profites encore de ces jours et tu reviendras transformée =) ...

4. 14/08/2008 20:09

j'etais certaine que tu rentrerais chargée de tout et surtout d'emotions, de rencontres partagées.
J'ai hâte de t'entendre pour que tu me contes tout cela.