Un petit coucou


boîte à mots

Mercredi 28 juin 2006

Hier soir, j'étais invitée à une sorte de grand pique-nique dans une cour d'immeuble. L'ambiance était très chaleureuse. Des enfants qui courrent partout, des gens heureux de se retrouver. Un peu ambiance pub "Uncle Ben" sauf qu'il n'y avait pas de riz. Pour parfaire le tout, une télévision avait été installée afin que ceux qui le désirent puissent suivre l
a défaite annoncée la victoire inespérée des tricolores.

J'étais ravie de retrouver des gens que je n'avais pas vu depuis près d'un an. Parmis eux, un homme que j'aime beaucoup. Il me court après depuis des années. Mais il y a un hic : il est marié. Ce genre de détail ne me gène pas d'habitude. Sauf que dans le cas présent, je connais sa femme et ses gosses, ce qui rend les choses impossibles. Il le sait. Ca ne l'empêche pas de me faire du rentre dedans - façon de parler - et pas toujours de façon discrète.

Hier soir, lui et sa femme étaient assis en face de moi quand il lui lance en me regardant : "Je vais lui raconter ce que j'ai entendu à la radio." Pendant qu'il se lève pour faire le tour de la table, elle se met  rire en le traitant d'idiot.

Il s'assied tout près de moi et dit : "Tu sais que les dernières recherches sur le cancer du sein prouvent que les femmes à qui on caresse les seins souvent sont moins sujettes au cancer ?" Elle de renchérir : "Depuis qu'il a entendu ça, il est toujours après moi à me papouiller". Tout le monde éclate de rire. Mais la discussion tourne court car la France venait de marquer un but. Il en profite pour se coller à moi et me glisser des mots doux à l'oreille. Malgré les effets chavirants que peuvent avoir sur moi ce genre de susurrements, je ne me sentais pas trop à mon aise. Heureusement une amie, qui est au courant depuis un moment des intentions du bonhomme, vole à ma rescousse en s'interposant gentiment entre nous.

La soirée continue entre conversations politiques passionnées et cris de bonheur footballistique. Puis vient le temps de débarasser, de remettre tout en place, de se dire aurevoir. Il est là devant la porte d'entrée avec sa femme quand je repense à cette histoire de cancer : "Tu sais, lui dis-je, c'est pas toujours vrai cette affaire. Ma grand-mère est morte d'un cancer du sein. Pourtant mon grand-père était très tendre avec elle. Et vu sa passion avouée pour ses seins, je sais qu'il ne devait pas se passer un jour sans qu'il ne les caresse."

Et là il se passe une chose étrange. Sa femme vient se placer derrière moi, et lui dit : "Je te disais bien que ce ne sont que des bêtises. Tu n'as donc plus besoin de venir me tripoter comme ça sans arrêt !" La voilà qui m'enlace tendrement et joint le geste à la parole. Je ne sais pas qui de lui ou de moi a été le plus surpris. Mais j'ai éclaté de rire en voyant sa tête. Il avait l'air jaloux de voir qu'elle avait réussi à faire ce que lui n'avait jamais osé.


Je dédie cette photo à  B2B qui n'a pas su trouver le reste de l'album.
publié dans : Pensées, Rêveries Et Autres Elucubrations par Madison
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