
La blogosphère sent encore la crème solaire, les souvenirs de vacances et la sérénité avant la reprise. Pour moi cet été a surtout rimé avec boulot et paperasse. Il était donc nécessaire que je m’offre quand même quelques moments d’évasion.
J’ai alors pris un avion… qui s’est écrasé sur une île déserte. Puis j’ai rendu visite à quatre copines américaines dans leurs maisons de banlieue. J’ai ensuite suivi un cirque pendant sa tournée d’été. Et pour finir, je me suis retrouvé en cellule avec la ferme intention de m’évader… C’est sur, vous allez me prendre pour une fada. A moins que comme moi vous appréciez dans l’ordre : Lost, Desperate Housewives, Carnivale et Prison Break.
Comme je ne fais pas les choses à moitié, j’ai vu toutes les saisons disponibles de chaque série en bloc, un épisode après l’autre du début à la fin, style marathon. Immersion totale dans chaque univers, en VO.
J’ai longtemps hésité à regarder Lost. Le fait que ça passe sur TF1 déjà. (Je pensais que c’était un truc comme Koh Lanta). Poussée par Kwaame et Chipiron, j’ai jeté un œil. En une semaine je me suis avalé 48 épisodes. Cette excellente série m’a scotchée du début à la fin de la première saison et légèrement déçue au fur et à mesure de la deuxième. Quand on pense qu’il va y avoir 5 saisons en tout… j’ai des doutes quand au maintien de l’intensité du suspens jusqu’au bout. C’est tout le problème avec les américains. Ils commencent par 13 épisodes et quand ils sentent qu’ils ont trouvé la poule aux œufs d’or, il l’exploite jusqu’à ce qu’elle cane. Toujours est-il qu'en regardant Lost, j'ai eu l'impression d'être en vacances au bord de la mer. Surtout que j'ai visionné ça en juillet, en pleine canicule. Il ne m'en fallait pas plus pour m'y croire.
En ce qui concerne Desperate Housewives, j’ai eu du mal au début. Je n’arrivais pas à rentrer dans le petit univers hystérique de Wisteria Lane. Puis je me suis laissé prendre au jeu. C’est vrai que sur fond d’études socioculturelles de la société middle class américaine se trame un petit suspens auquel on ne résiste pas. Je trouve Teri Hatcher particulièrement attachante dans son rôle de gourde déprimée, à contre-pied du personnage pétillant qu’elle incarnait dans la série « Lois and Clark, les nouvelles aventures de Superman ». (N’en aurait-elle pas perdu ses seins en silicone depuis ?)
Mais franchement, quand on y pense vraiment fort… cette série ne casse pas trois pattes à un canard. Ca tue les voisins à tout va et sans aucun scrupule. Ca pleure un bon coup, ça s’embrasse et la vie continue. Mais c’est sympathique. Pour le coup, on pourrait survivre tranquillement à une dizaine de saisons sans problème. Ca m’a rappelé une vieille série noir et blanc que je regardais petite avec ma grand-mère : Payton Place. On n’a jamais vu la fin…
Carnivale… Que dire de Carnivale… C’est une série vraiment hors du commun. Un mythe manichéen au sein d’un cirque traversant l’Amérique des années 30. Des décors et des costumes magnifiques, des acteurs excellents, une histoire teintée de paranormal, 24 épisodes de suspens : pur bonheur audiovisuel ! Une production tellement coûteuse qu’il n’y aura pas de suite et c’est tant mieux ! Juste pour vous mettre l’eau à la bouche, voici le générique :
Mon dernier marathon, 22 épisodes dans le week-end : Prison Break. Encore une série bien ficelée, aussi forte en suspens que Lost. Si on passe outre la sale manie des ricains à mettre des conspirations gouvernementales partout et le fait que les prisonniers ont presque l’air d’enfants de chœur (rien à voir avec les personnages de Oz, autre série qui se déroule en prison), on ne décroche pas de l’écran. L’univers carcéral pourra en rebuter beaucoup, surtout les filles. Alors là, je dis stop les filles !!! Car dans le pénitencier de Fox River States, les prisonniers sont beaux à craquer. J’avais déjà un faible pour Dominic Purcell depuis la série John Doe. Mais le petit Wentworth Miller… j’avoue que j’en ferais bien mon quatre heures. En plus d’être bon acteur, d’être beau comme un dieu et d’incarner un petit génie au cœur d’or, ce gars transpire la sensualité par tous les pores. Mais encore une fois je m’égare. La
série va bien sur au-delà de ces petites considérations féminines. En résumé, Mickael Scofield (W. Miller) se fait incarcérer dans la même prison que son frère Lincoln Burrows (D. Purcell), innocent condamné à mort, dans le but de le faire évader avant son exécution. Il faut pour cela qu’il s’accorde la confiance d’autres prisonniers qui vont chacun lui apporter un élément nécessaire au bon déroulement des opérations. Tout ceci ne se passe pas sans embûches. Mais je ne vais pas vous en raconter plus. Pour ceux que
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