
[Le lundi 24 juillet 2006 à 18h40, je circulais à bord de mon véhicule avenue de Clichy à Paris (17e). A la suite du passage en sens inverse d'un véhicule de pompiers, un léger engorgement de circulation s'est fait à un carrefour. J'ai attendu et suis passé au feu vert. Aussitôt après le carrefour, deux agents de la circulation m'ont fait signe de m'arrêter, ce que j'ai fait, pensant immédiatement que ce contrôle était dû au pare-chocs de ma voiture en mauvais état. Comme je venais de récupérer ma voiture au garage à Colombes et qu'elle venait juste de subir le contrôle technique légal, le policier n'a pu que constater que tous mes papiers étaient en règle. Il m'a néanmoins demandé de sortir du véhicule et m'a aussitôt annoncé son intention me mettre un PV pour "obstruction à la circulation".
Stupeur de ma part, étant donné que mon arrêt au milieu du carrefour, le temps que le flot de la circulation devant moi se décante, n'a aucunement gêné "le passage des autres véhicules venant des voies transversales", contrairement à ce qui est écrit sur le PV. J'ai dit au policier « Vous n'avez pas le droit de me mettre une amende, je n'ai aucunement gêné la circulation. Vous m'avez arrêté car l'avant de ma bagnole est amoché et comme je suis en règle, vous me mettez un PV qui n'a pas lieu d'être, uniquement pour me faire chier. C'est honteux ! » Réponse du policier : « Calmez-vous, monsieur ! » J'ai répondu : « Je me calmerai quand vous m'aurez rendu mes papiers. Je n'ai pas plus de raison de garder mon calme que vous n'en avez de me coller ce PV imaginaire. Vous outrepassez vos droits. Mes papiers sont en règle, je paie mes impôts, rendez-moi mes papiers et laissez-moi partir. »
Réponse du policier : « Ne me parlez pas comme ça, monsieur, gardez votre calme.» Je lui ai répété que j'étais dans l'incapacité de garder mon calme face à une situation inique, alors que je rentrais tranquillement chez moi, venant de récupérer ma voiture pour partir en vacances le lendemain matin, que mon énervement était parfaitement justifié, et que le fait de porter un uniforme ne lui donnait ni le droit de me mépriser ni celui de mettre des PV bidons.
Le policier : « Faites attention à ce que vous dites, monsieur, vous êtes en train de me traiter de menteur ! » J'ai répondu que oui, et j'ai ajouté que je le traiterais bien d'autre chose mais que je m'abstiendrais car je ne tenais pas à écoper d'un PV pour outrage. Il a souri. De toute évidence, il n'attendait que cela. J'ai encore insisté pour qu'il admette qu'il avait tort et me rende mes papiers et comme il refusait, j'ai lâché entre mes dents «Espèce de petit connard ! Dire que vous pourriez être mon fils.» [J'ai 47 ans, il n'en avait pas 30.] J'étais à bout, je n'ai pas pu m'empêcher de lâcher ce mot. Il m'a demandé de répéter et je me suis défaussé avec une réflexion sur son intelligence inversement proportionnelle à sa virilité. Voyant que j'avais mis le doigt dans l'engrenage, j'ai aussitôt passé un coup de fil à ma compagne depuis mon portable pour lui dire que je serais sûrement en retard car j'avais des petits soucis avec un policier pour des raisons aberrantes. J'étais tellement à bout qu'elle n'a pas reconnu ma voix. Le policier m'a brutalement arraché mon portable des mains et a appelé à la rescousse deux motards de
Je tiens à préciser, avant de poursuivre, que lors de l'intervention, les policiers m'ont dépossédé sans aucun ménagement de mon portefeuille, des clés de ma voiture, de mon sac à dos, de la facture du garagiste et du récépissé du contrôle technique, prenant de toute évidence un malin plaisir, soit par leurs réflexions, leurs mimiques menaçantes ou leur refus obstiné de répondre à mes angoisses et questions de citoyen victime d'une injustice flagrante à me signifier leur supériorité numérique (notamment lorsque j'ai crié : « Et je suppose que vous allez mettre ma voiture à la fourrière ? ») Aucun d'eux n'a accepté d'écouter mes récriminations comme je me proposais de leur dire la raison arbitraire pour laquelle on m'avait arrêté. Je précise que près de 15 policiers sont intervenus sur les lieux dans les 7 ou 8 minutes qui ont suivi mon interpellation...]
Oui, l'état devrait revoir sa copie et chercher des individus équilibrés pour former ses forces de police.
Seuleument, qui parmis les gens équilibrés voudraient de ce métier?